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	<description>Hip Hop Lifestyle &#38; Radio</description>
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		<title>Chroniques de la Lune</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 10:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Case Départ]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Divertissement]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Eboué]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Ngijol]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Case départ &#160; J’imagine que beaucoup de personnes ont vu le film écrit par Ngijol et Eboué.  Précisons d&#8217;abord qu’il ne s’agit pas de défendre qui que ce soit d’aborder le sujet qui lui chante sur le mode qui lui plaît mais de se demander pourquoi un film qui veut parler de l’esclavage dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/case-depart-2.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9203" title="case-depart-2" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/case-depart-2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Case départ</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’imagine que beaucoup de personnes ont vu le film écrit par Ngijol et Eboué.  Précisons d&#8217;abord qu’il ne s’agit pas de défendre qui que ce soit d’aborder le sujet qui lui chante sur le mode qui lui plaît mais de se demander pourquoi un film qui veut parler de l’esclavage dans un registre sérieux, comme le projet de film sur le code noir qui a avorté, ne trouve pas de financement et que celui qui l’aborde comme s’il s’agissait d’une vaste plaisanterie a une distribution nationale et internationale.</p>
<p>Ensuite, il faut s&#8217;interroger sur ce qu’on doit au juste considérer comme de la comédie dans ce film. Serait-ce un instrument critique, le rire, dont on se sert pour délivrer un message, comme pouvait le faire Aristophane ? Serait-ce une collection de traits d’esprits dont on fait des Sketchs dans une tradition française à la manière de Pierre Dac et Francis Blanche, Raymond Devos, Pierre Desproges, Thierry Le luron ou Coluche ?</p>
<p>Serait-ce plutôt de la Stand-up à la façon d’Eddie Murphy à ses débuts, Chris Rock ou Dave Chappelle ?</p>
<p>Après avoir vu le film je crois pouvoir affirmer qu’hélas aucune de ces formes de comédie n’y sont représentées. Cela tient peut être au fait qu’écrire quelques blagues de plus ou moins bon goût ne donne pas suffisamment d’étoffe pour écrire un scénario digne de ce nom.</p>
<p>La caricature du mec de cité et celle du « bounty » proposées par messieurs Ngijol et Eboué ne livrent que des farces faciles, plates et attendues.</p>
<p>En fait je ne tiens même pas à entrer dans le détail d’une analyse qui serait fastidieuse, d’autant que ce ramassis d’inepties n’en vaut pas vraiment la peine.</p>
<p>Cependant je vais quand même mettre en regard l’interview que Thomas Ngijol a accordée au magazine américain Loop 21 avec le film.</p>
<p>Je cite Mr Ngijol : « le film n’est pas à propos de l’esclavage, c’est à propos des gens pas vraiment intelligents qui ont un problème d’identité, les Noirs qui se plaignent du système. »</p>
<p>Il est curieux de constater qu’un film dont l’action se déroule sur une plantation n’est pas sur l’esclavage, ou en tout cas qu’il contiendrait un message à l’adresse des Noirs qui se plaignent du système et qui, pour cette raison, auraient un problème d’identité.</p>
<p>Faut il comprendre qu’au vu de sa situation financière et médiatique Thomas Ngijol ne peut pas se définir comme Noir, ou en tout cas pas de manière trop affirmée parce qu’en France le moindre mot prononcé un peu trop fort à propos de son origine ou de son appartenance ethnique projette forcément dans le radicalisme et le « communautarisme », et ne peut pas se plaindre du système.</p>
<p>Certes Thomas Ngijol ne peut pas se plaindre du système, ce serait mordre la main qui le nourrit, si ses traits d’humour reflétaient une capacité à réfléchir ou une quelconque trace d’engagement peut-être qu’il n’occuperait pas la place qu’il occupe aujourd’hui.</p>
<p>C’est exactement ce qui se passe dans le film, personne ne se plaint du système esclavagiste, les Noirs sont bien nourris et serviles à souhait. Si les héros se plaignent c’est parce qu’ils n’ont pas de RTT ou qu’ils trouvent que se lever tôt pour aller travailler dans une plantation est dur non pas à cause du travail dans la plantation, mais à cause de l’heure du réveil. J’imagine que bon nombre d’esclaves auraient été heureux de n’avoir à se plaindre que des horaires (entre 16 h et 21 h de travail par jour). Et on ne peut qu’agréer les propos de Mr Ngijol les esclaves qui se plaignaient du système avaient un problème d’identité certain : c’est parce qu’ils étaient Noirs qu’ils étaient esclaves.</p>
<p>Ensuite Ngijol dit : « Le problème en France est le racisme social. De quel quartier tu viens, la richesse – ce sont les choses sur lesquelles on juge les gens. Ce n’est pas le racisme comme vous le définissez ici. A Paris vous ne pouvez pas manquer de respect à un homme noir. La loi vous l’interdit. »</p>
<p>Sans commentaires.</p>
<p>Je vais quand même souligner un problème du film qui me semble important et qui est en rapport avec la photo tirée du film qui illustre cet article.</p>
<p>Ce film, bien que Ngijol dans son interview semble vouloir se démarquer des afro-américains, s’inscrit en droite ligne dans le genre de comédies mièvres et toxiques qui maintenaient les Noirs dans des clichés d’hommes stupides et paresseux, aux États-Unis, dans les années 30-40. Le jeu d’acteurs d’Eboué et Ngijol consiste essentiellement en des mimiques débiles à la mode d’un acteur de cette période Mantan Moreland. Mantan Moreland excellait dans les attitudes sur lesquels les minstrels shows ont été conçus, c&#8217;est-à-dire celles stéréotypées censées définir les Noirs : les yeux exorbités, les sourires béats, les gigues incompréhensibles etc.</p>
<p>L’historien du cinéma et critique Donald bogle classe cet acteur, les rôles qu’il a interprété, dans la typologie des rôles de Noirs stéréotypés créés par Hollywood, parmi les Coons qu’il définit ainsi : « Avant sa mort, le Coon s’était développé en le plus ouvertement dégradant de tous les stéréotypes noirs. Les purs Coons surgirent comme des Nègres fauchés, ces folles, paresseuses, indignes de confiance créatures sous-humaines bonnes à rien de plus que manger des pastèques, voler des poulets, débiter des âneries, et massacrer la langue anglaise […] Le dernier membre du triumvirat Coon est l’oncle Rémus, il est un premier cousin du Tom, cependant il se distingue par sa pittoresque, naïve et comique façon de relativiser […] L’hilarité de Rémus, comme le contentement de Tom et les pitreries du Coon ont toujours été utilisées pour indiquer la satisfaction de l’homme noir avec le système et la place qu’il y occupe.<sup><a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></sup> »</p>
<p>Donc ce que font Messieurs Ngijol et Eboué avec leur « film » c’est d’importer et d’actualiser des représentations du Noir développées par Hollywood et pour la destruction desquels une bonne partie des afro-américains s’est battu, pendant que d’autres prenaient, et visiblement prennent encore, plaisir à les incarner à l’écran. Pour la touche Hip Hop on peut penser à la chanson de Public Enemy « Burn Hollywood Burn » qui dénonce ces clichés.</p>
<p>A croire que dans la vie Ngijol et Eboué correspondent vraiment aux rôles stéréotypés de Noirs incultes et complexés qu’ils incarnent dans le film.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> Ibid, p 8: “Before its death, the coon 	developed into the most blatantly degrading of all black 	stereotypes. The pure coons emerged as no-account niggers, those 	unreliable, crazy, lazy, subhuman creatures good for nothing more 	than eating watermelons, stealing chickens, shooting crap, or 	butchering the English language […] The final member of the coon 	triumvirate is the uncle remus. Harmless and congenial, he is a 	first cousin to the tom, yet he distinguishes himself by his quaint, 	naïve, and comic philosophizing […] Remus’s mirth, like tom’s 	contentment and the coon’s antics, has always been used to 	indicate the black man’s satisfaction with the system and his 	place in it”</p>
</div>
<div><span style="font-family: 'Franklin Gothic Book';"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span></span></div>
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		<title>Chroniques de la Lune</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 09:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[hip hop]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Le Vaudou et la danse &#160; En voyant une affiche pour l’exposition sur le vaudou à la fondation Cartier, je me suis mis à penser qu’en réalité on néglige l’apport du vaudou à la danse. Quoi qu’à mon avis même si ce n’est pas évident aujourd’hui s’il y a danse elle est à l’origine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/voodoodance.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9196" title="voodoodance" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/voodoodance-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Le Vaudou et la danse</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En voyant une affiche pour l’exposition sur le vaudou à la fondation Cartier, je me suis mis à penser qu’en réalité on néglige l’apport du vaudou à la danse. Quoi qu’à mon avis même si ce n’est pas évident aujourd’hui s’il y a danse elle est à l’origine votive. Elle est l’expression incorporée du culte rendu à une déité. C’est la déité en question qui, par la possession ou la louange qu’on lui adresse, guide les pas du danseur. Aujourd’hui la danse est une activité profane, la danse africaine telle qu’on l’enseigne à Paris, à mon avis, est une activité folklorique et commerciale.</p>
<p>Pour autant derrière le voile profane se cache des éléments sacrés. Par exemple si l’on s’accorde pour dire que Katherine Dunham est la marraine de la danse afro-américaine moderne, ainsi que son élève Alvin Ailey, il faut prendre en compte le fait qu’elle ait été initiée à la santeria et au vaudou et que forcément ses croyances ainsi que les instruments consacrés aux orishas qui accompagnaient ses spectacles, notamment les tambours de Frank ‘Machito’ Grillo, ont laissé une emprunte religieuse à sa danse, aux pas qu’elle a inventé et aux chorégraphies qu’elle a créé.</p>
<p>Il ne s’agit pas de retrouver des formes africaines dans la danse comme le fait David Lachapelle dans son film, Rize, mais de se rappeler que la danse est une invocation. Un appel aux génies du rythme afin qu’ils intercèdent auprès de telle ou telle déité.  En ce sens on peut voir le Hip-hop c&#8217;est-à-dire le break, le smurf et toutes les formes de danse qui en découlent comme une prière ou en tout cas une invocation à quelque chose.</p>
<p>Peut être une invocation aux dieux de la fortune pour nous permettre de survivre jusqu’au lendemain et pouvoir danser encore.</p>
<p>En ce sens il persiste un principe de connexion avec le divin dans la danse, l’invocation d’une force qui nous permettra de nous mouvoir de danse en danse et ainsi de créer notre propre monde en partant de cette discipline. Même dans la danse votive, plus qu’une invocation il s’agit d’une connexion avec un principe qui nous envahit et vient délivrer un message, un rappel de ce que fut la voix de nos devanciers tout autant qu’une invitation à se conformer à un plan ordonné.</p>
<p>Après tout qu’est ce que le vaudou si ce n’est une façon d’ordonner le monde dans ses aspects visibles et invisibles.</p>
<p>Le problème d’une danse comme le Hip-hop, j’en parle comme d’un style mais je sais bien qu’elle en contient de nombreux, n’est pas temps de savoir si elle est commerciale ou « authentique », mais plutôt de comprendre si elle est chargée de quelque chose ou creuse et superficielle. Le fait qu’elle soit chargée signifie que chaque pas, chaque phase, chaque figure contient une force délivrée par l’espoir d’atteindre un ailleurs social et métaphysique en usant de ce seul instrument, qu’est notre corps, qui reste à notre disposition pour y parvenir. Une danse creuse est une danse qui s’inspire de la première, recopie ses pas, ses phases, ses figures dans le seul souci d’exhibition, c&#8217;est-à-dire de reproduction mécanique de gestes ainsi vidés de leur force et de leur signification. Et c’est là la dynamique étrange qui se met en place entre la force et la platitude, le spontané et le commercial.</p>
<p>Un homme se lève, il en a marre de la situation dans laquelle il se trouve, sur le plan social, alors il se met à pratiquer une activité, une activité dans laquelle il s’investit et investit, consciemment ou non, sa volonté de changement, son invocation à des forces supra-sociales afin qu’elles le guident vers un ailleurs. Sa pratique est investie d’une telle force qu’elle fait des adeptes et bientôt eux aussi s’y investissent. Le renom et le succès ne tardent pas à se pointer et dans leurs bagages, un peu comme les petits chiens que les vieilles dames riches et fantasques emmènent dans tous leurs voyages, on voit le bout de la truffe du commerce émerger. De plus en plus de monde pratique mais à présent la plupart le font dans un but d’exhibition rémunératrice.</p>
<p>Ainsi en est t’il du vaudou que l’on pratiquait dans un souci de préservation et d’affermissement du quotidien, non pas ici une volonté de changement, et dont les objets se retrouvent exhibés dans diverses expositions.</p>
<p>Pourtant on ne peut pas dire qu’un tel processus soit définitif et invariable. Katherine Dunham a continué à faire ses chorégraphies sans se laisser dévoyer par le succès. Ce qui veut dire qu’au fond pour dépasser la dynamique à laquelle je faisais allusion plus haut, ce qui compte c’est la sincérité de l’investissement dans la pratique. La sincérité c’est la seule chose qui puisse nous relier à nous-mêmes, aux autres et à un au-delà, s’il en existe un. C’est la seule chose qui nous permet de transmettre des émotions durables et de partager sereinement une force, quelle qu’elle soit, qu’elle nous habite ou que l’on soit spectateur de son expression.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>The Black Power Mixtape 1967-1975</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 12:56:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Bangin']]></category>
		<category><![CDATA[Angela Davis]]></category>
		<category><![CDATA[Black Panthers]]></category>
		<category><![CDATA[Black Power]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Hier j’ai assisté en avant-première à la projection du documentaire The Black Power Mixtape 1967-1975 réalisé par le suédois Göran Hugo Olsson, dont la sortie est prévue en novembre. Le documentaire a été produit par Danny Glover, entre autres. L’idée de départ est assez simple puisqu’il s’agit de montrer les images d’archives de réalisateurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/1312880343_the_black_power_mixtape_1967-1975.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9192" title="1312880343_the_black_power_mixtape_1967-1975" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/1312880343_the_black_power_mixtape_1967-1975-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Hier j’ai assisté en avant-première à la projection du documentaire The Black Power Mixtape 1967-1975 réalisé par le suédois Göran Hugo Olsson, dont la sortie est prévue en novembre.</p>
<p>Le documentaire a été produit par Danny Glover, entre autres.</p>
<p>L’idée de départ est assez simple puisqu’il s’agit de montrer les images d’archives de réalisateurs suédois qui ont filmés des leaders afro-américains des années 60-70 comme Stockeley Carmichael, Angela Davis, certains membres du Black Panther Party etc.</p>
<p>Ces images sont commentées par des artistes comme Harry Belafonte, Melvin Van Peebles, Erykah Badu, Talib Kweli, John Forté etc.</p>
<p>Le réalisateur montre également la quasi-indifférence des américains au problème des minorités, une quasi-indifférence qui dure encore aujourd’hui comme le fait remarquer Questlove des Roots lorsqu’il dit que ce n’est pas parce qu’il peut boire à la même fontaine que les autres ou manger dans le même restaurant que les problèmes sont réglés.</p>
<p>Beaucoup de question sont soulevées dans ce documentaire, notamment quand Talib Kweli raconte qu’il a été arrêté par le F.B.I en 2007 parce qu’il écoutait les discours de Stockeley Carmichael, des discours pourtant vieux de quarante ans.</p>
<p>Le documentaire apporte pas mal d’images d’archives inédites, et raconte aussi comment finalement la Suède, parce que nombre de réalisateurs s’intéressaient au combat des afro-américains pour la liberté, a finie par être considérée par quelques médias américains comme le pays d’Europe le plus anti-américain. Les relations diplomatiques entre la Suède et les Etats-Unis seront même interrompues lorsqu’un diplomate suédois comparera les bombardements américains au Viêtnam aux attaques nazies.</p>
<p>Un film très intéressant parce qu’il fait également comprendre ce que peut-être l’engagement pour une cause à travers l’art comme on peut le sentir dans les commentaires des artistes dont certains, comme Harry Belafonte, ont utilisé leur renommée pour se positionner de façon politique. Puisque de toute façon à cette époque, peut être encore aujourd’hui, se déclarer en faveur des Noirs, simplement parce qu’il se trouve qu’on l’est, était considéré comme un geste politique.</p>
<p>A la fin de la séance une amie avec laquelle j’y avais assisté m’a demandé s’il était possible de faire un tel documentaire en France. Je ne sais pas su quoi lui répondre.</p>
<p>Quoiqu’il en soit c’est un documentaire à voir. Courez dans les salles où on le diffusera dès le mois de novembre !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chroniques de la Lune</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 11:26:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[African-American Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Hughes]]></category>
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		<category><![CDATA[Do The Right Thing]]></category>
		<category><![CDATA[John Singleton]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Spike Lee, les frères Hughes, John Singleton. &#160; Ma première intention était de faire un article dans lequel j’aurais comparé le cinéma de ces quatre réalisateurs. Puis, je me suis dit que ça valait la peine de faire un développement plus long en analysant pour chacun d’eux un ou plusieurs de ses films. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/spikelee.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9183" title="spikelee" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/spikelee-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Spike Lee, les frères Hughes, John Singleton.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ma première intention était de faire un article dans lequel j’aurais comparé le cinéma de ces quatre réalisateurs. Puis, je me suis dit que ça valait la peine de faire un développement plus long en analysant pour chacun d’eux un ou plusieurs de ses films.</p>
<p>Je commence par Spike Lee.  Shelton Jackson Lee est né le 20 mars 1957. Il est le fils de William James Edward Lee III un compositeur et un musicien de Jazz et de Jacqueline Carroll professeur d’arts et de littérature noirs.</p>
<p>C’est en 1988 qu’il réalise Do the Right Thing qui sortira en 1989. Ce n’est pas son premier film mais son troisième, si on compte son film de fin d’études (Joe’s Bed-Stuy Barbershop : we cut heads).</p>
<p>Ce film est en fait très politique, comme le sont aussi Jungle Fever, Bamboozled et ses documentaires sur Katrina et les quatre petites filles de Birmingham.</p>
<p>Tout le monde se rappelle de Mookie travaillant chez Sal et ses deux fils Vito et Pino qui se plaint tout le temps du voisinage, en somme des noirs. Et finalement le boycott que veut organiser Buggin’Out parce qu’il n’y a pas d’afro-américains mais que des italo-américains sur les murs de la pizzeria de Sal, une tentative de boycott qui mènera finalement à la mort tragique de Radio Raheem.</p>
<p>Le film met en scène les tensions raciales aux États-Unis dans les années 80 et fait constamment référence à de vrais incidents. La mort de Radio Raheem pour certains critiques était une allusion à celle de Michael Stewart un graffeur de 25 ans arrêté par la police dans le métro, à la station First Avenue, parce qu’il était en train de faire un graffiti le 15 septembre 1983. Il est sorti de sa garde à vue dans le coma pour décéder 13 jours plus tard. Personne, en dehors des officiers qui l’ont arrêté, on été accusés de diverses violences et ont été acquittés, ne saura avec précision ce qui s’est passé.</p>
<p>Lorsque Radio Raheem meurt, provoquant ainsi la colère de la foule et la mise à sac de la pizzeria, la foule scande le nom d’Eleanor Bumpurs, une afro-américaine de 66 ans qui avait des troubles psychiatriques, que la police était venue expulser pour un retard de loyer d’environ 400 dollars. Les policiers venus l’expulser, le 29 octobre 1984, ont déclaré qu’Eleanore Bumpurs les aurait menacé avec un couteau, et que se sentant en danger l’officier Stephen Sullivan a fait feu deux fois avec sa carabine la tuant sur le coup.</p>
<p>Ensuite la foule en colère devant la pizzeria de Sal scande : « Howard beach ! » faisant ainsi directement référence à  la nuit du 20 décembre 1986 durant laquelle Michael Griffith âgé de 24 ans, Cedric Sandiford âgé de 36 ans et Timothy Grimes âgé de 20 ans qui étaient entrés dans une pizzeria sur Cross Bay Boulevard, dans le quartier d’Howard Beach, dans le Queens, à cause d’une panne de voiture, ont été poursuivis par une dizaine d’adolescents, la plupart italo-américains, armés de battes de base-ball, de poings américains et de chaînes. Michael Griffith a été renversé et tué par une voiture en cherchant à s’enfuir, Cedric Sandiford sérieusement tabassé seul Timothy Grimes parvint à s’échapper sans dommages.</p>
<p>Une autre scène du film fait référence aux tensions raciales des années 80.</p>
<p>Quand Mookie entraîne sa sœur Jade à l’extérieur de la pizzeria pour lui faire la morale parce qu’il estime qu’elle est trop proche de Sal, ils s’engueulent devant un mur ou est inscrit à la bombe : Tawana a dit la vérité (Tawana told the truth). Une référence à Tawana Brawley, qui le 28 novembre 1987, alors qu’elle était âgée de 15 ans, avait été retrouvée inconsciente après une disparition de quatre jours, affirma qu’elle avait été violée par trois hommes blancs dont au moins un était policier.</p>
<p>Le film est très subtil dans son traitement des tensions raciales entre Noirs, Blancs, mais aussi entre les minorités elles-mêmes puisqu’il évoque les tensions entre afro-américains et coréens. Des  tensions qui atteindront leur point d’orgue lors des émeutes qui débutèrent le 29 avril 1992 à Los Angeles, après l’acquittement des policiers accusés d’avoir tabassé Rodney King, quand les commerçants coréens décideront de tirer à vue sur tous les émeutiers qui s’approcheront trop près de leurs magasins.</p>
<p>Le film traite également des rapports entre afro-américains, on se rappelle comment Mother-sister ne veut pas considérer le Maire, jusqu’à ce qu’il sauve un enfant, alors qu’ils jouent finalement tous les deux le même rôle de gardien du quartier. Mother-sister veille comme une sentinelle, Le Maire exhorte toujours Mookie à : « always Do the Right thing ! ».</p>
<p>Smiley vend ses cartes de Martin Luther King et de Malcolm X qu’il accrochera d’ailleurs sur l’un des murs de la pizzeria après que celle-ci ait été ravagée.</p>
<p>On se rappelle aussi du discours de Radio Raheem qui explique le combat entre l’amour et la haine, qui peut être compris comme expression des tensions raciales et aussi comme la différence des chemins choisis par les deux leaders Noirs dont Smiley vend les images. Ses bagues sont aussi un clin d’œil au film de 1955 de Charles Laugthon, La nuit du chasseur, dans lequel Robert Mitchum interprète un révérend qui a tatoué sur les doigts de la main droite Love et Hate sur ceux de la main gauche.</p>
<p>Les deux citations de la fin du film, celle de Martin Luther King qui affirme que la violence n’est jamais justifiée quelque soient les circonstances, et celle de Malcolm X qui affirme que la violence n’est pas de la violence mais de l’intelligence quand il s’agit de se défendre, viennent peut-être brosser l’expérience des afro-américains qui s’inscrit entre ces deux voies.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chroniques de la Lune</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 11:23:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Alvin Ailey]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[Eartha Kitt]]></category>
		<category><![CDATA[Katherine Dunham]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Katherine Dunham est née le 22 juin 1909 et décédée le 21 mai 2006. Elle était danseuse, chorégraphe, anthropologue, auteur. Elle était la fondatrice de la danse afro-américaine contemporaine. A l’âge de 15 ans elle avait déjà monté un cours de danse, qu’elle dirigeait, à destination des enfants. Elle organise également le Blue Moon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/CAT-DUNHAM-.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9162" title="CAT DUNHAM" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/CAT-DUNHAM--150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Katherine Dunham est née le 22 juin 1909 et décédée le 21 mai 2006.</p>
<p>Elle était danseuse, chorégraphe, anthropologue, auteur. Elle était la fondatrice de la danse afro-américaine contemporaine.</p>
<p>A l’âge de 15 ans elle avait déjà monté un cours de danse, qu’elle dirigeait, à destination des enfants. Elle organise également le Blue Moon Café, une sorte de cabaret où elle se produit dans des spectacles qu’elle crée, afin de récolter des fonds pour son église.</p>
<p>A 21 ans elle forme une troupe appelée les Ballets Nègres qui présente sa chorégraphie, Negro Rhapsody, aux bal des beaux arts à Chicago.</p>
<p>Parallèlement à son amour de la danse, elle étudie l’anthropologie avec Robert Redfield, A.R Radcliffe-Brown, Edward Sapir et Bronislaw Malinowski.</p>
<p>En 1935-36 elle obtient une bourse de la fondation Julius Rosenwald et une de la fondation Guggenheim pour étudier les formes de danse, d’un point de vue anthropologique, à travers les caraïbes, notamment les danses exécutées pendant les cérémonies Vaudou. Elle travaille à l’époque où elle se rend souvent à Haïti avec Melville Herskovits. Elle écrira un livre intitulé Dance Of Haïti. Elle se fait d’ailleurs initier au culte du vaudou et en deviendra une prêtresse.</p>
<p>Elle voyage également en Martinique, à Trinidad et Tobago, et en Jamaïque où elle séjournera parmi les descendants d’esclaves marron dans le petit village d’Accompong, elle racontera ce séjour dans son livre Journey To Accompong.</p>
<p>C’est elle qui fait la chorégraphie de l’Empereur Jones, une des premières pièces à présenter à Broadway un casting entièrement noir, même si elle a été écrite par Eugène O’Neill, dans laquelle le fameux comédien Paul Robeson débute en 1924 reprenant le rôle tenu jusque là par Charles Gilpin depuis la création de la pièce le 1<sup>er</sup> novembre 1920.</p>
<p>Elle fait également les chorégraphies de nombreux films dont Cabin in The Sky ou Stormy Weather avec Ethel Waters et Bill « Bojangles » Robinson un des grands noms de Tap Dance à propos duquel Miles Davis dira que Fred Astaire lui a tout volé.</p>
<p>En 1945 Katherine Dunham fonde The Katherine Dunham School of Dance and Theater où elle a enseigné à Eartha Kitt, James Dean, Gregory Peck, Shelley Winters, Shirley Maclaine, Warren Beatty, Marlon Brando etc.</p>
<p>Charlie Mingus venait souvent faire le bœuf dans les studios avec les musiciens qui accompagnaient les danseurs, notamment le fameux Francisco Raùl Gutierrez Grillo plus connu sous le nom de Machito. Machito, avec son groupe The Afro-Cubans, est l’un des inventeurs de ce qu’on va appeler le Cubop, le Be-Bop mélangé avec la musique Afro-Cubaine.</p>
<p>Il faut également dire que Katherine Dunham et Machito étaient initiés à la Santeria et que les tambours sur lesquels jouait ce dernier étaient consacrés au culte des Orishas.</p>
<p>On peut dire que plus ou moins directement Katherine Dunham va jouer un rôle dans la vague mystique, en provenance de Cuba et d’Haïti, qui va rencontrer les aspirations des mouvements culturels afro-américains de la fin des années 60 désireux de renouer avec une spiritualité africaine, ou en tout cas pensée comme telle.</p>
<p>En 1965, elle s’installe au Sénégal pour aider à entraîner le Ballet National du Sénégal en vue du festival des arts panafricain qui aura lieu à Dakar en 1966.</p>
<p>La contribution majeure, à la danse afro-américaine et à la danse en général, de Katherine Dunham se ressent encore à travers le travail de ses disciples comme Alvin Ailey.</p>
<p>Parmi tous les élèves qu’elle a eu figure aussi Camille Yarbrough qui deviendra comédienne, on la voit notamment dans Shaft de Gordon Parks où elle joue Dina la fiancée de John Shaft, chanteuse, elle écrira et interprètera Take Yo’praise repris par Fatboy Slim dans les années 2000 avec une troupe de danseurs déjantés, et poète.</p>
<p>Katherine Dunham a été une grande danseuse et une anthropologue de renom.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sam 24 Sept : Listen to the vibe @ Antirouille (DJ Enjay B-Day)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 23:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Enjay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Talk]]></category>
		<category><![CDATA[antirouille]]></category>
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		<category><![CDATA[hip hop]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Antirouille a fait sa rentrée en septembre et c&#8217;est la 3e saison des soirées Listen to the vibe&#160;&#187; avec DJ Enjay. Il fêtera aussi son anniversaire et des djs y seront invités pour cet événement !!! Venez passer un bon moment pour écouter et danser sur le meilleur du hip-hop, r&#38;b, new soul, new jack&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/Antirouille-DJ-Enjay-sept2011-web.jpg"><img class="size-full wp-image-9169 aligncenter" title="Antirouille - DJ-Enjay - sept2011 (web)" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/Antirouille-DJ-Enjay-sept2011-web.jpg" alt="" width="439" height="620" /></a></p>
<p>L&#8217;<strong>Antirouille</strong> a fait sa rentrée en septembre et c&#8217;est la 3e saison des soirées Listen to the vibe&nbsp;&raquo; avec <strong>DJ Enjay</strong>. Il fêtera aussi son anniversaire et des djs y seront invités pour cet événement !!!<br />
Venez passer un bon moment pour écouter et danser sur le meilleur du hip-hop, r&amp;b, new soul, new jack&#8230;</p>
<p><strong>Guests</strong>:<br />
<strong>DJ GINZO</strong><br />
<strong>DJ ICECREAM</strong> <a href="http://icecreamcrossover.com/">http://icecreamcrossover.com/</a><br />
<strong>DJ MISS MAK</strong> <a href="www.djmissmak.com">www.djmissmak.com</a> | <a href="www.urban-playgirl.com">www.urban-playgirl.com</a></p>
<p>A partir de 21h. Fermeture à 2h.<br />
Entrée GRATUITE pour tous</p>
<p>ADRESSE:<br />
<strong>Antirouille</strong><br />
5, rue Moret<br />
75011 Paris<br />
Métro : Menilmontant (ligne 2) ou Parmentier (ligne 3)</p>
<p>Infos sur DJ Enjay<br />
<a href="http://www.djenjay.fr/">http://www.djenjay.fr/</a></p>
<p>VISUEL PAR KAMALA</p>
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		<title>&#171;&#160;Suck My Crunk 2&#8243; special Lex Luger mixé par DJ Def-K &amp; Ice Koko</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 21:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Big Ad</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Bangin']]></category>
		<category><![CDATA[Atlanta]]></category>
		<category><![CDATA[B.M.F]]></category>
		<category><![CDATA[DJ Def-K]]></category>
		<category><![CDATA[Flockaveli]]></category>
		<category><![CDATA[ice koko]]></category>
		<category><![CDATA[lex luger]]></category>
		<category><![CDATA[mixtape]]></category>
		<category><![CDATA[Rap Us]]></category>
		<category><![CDATA[Rick Ross]]></category>
		<category><![CDATA[suck my crunk]]></category>
		<category><![CDATA[waka flocka]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;il fallait retenir le nom d&#8217;un producteur sur ces deux dernières années, Lex Luger serait celui-ci. Ce gosse d&#8217;Atlanta d&#8217;à peine 20 ans a mis en quelques mois le Rap US à ses pieds. S&#8217;il a explosé aux yeux du grand public sur &#171;&#160;B.M.F&#160;&#187; de Rick Ross, il a excellé en drivant la majorité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">S&#8217;il fallait retenir le nom d&#8217;un producteur sur ces deux dernières années, Lex Luger serait celui-ci. Ce gosse d&#8217;Atlanta d&#8217;à peine 20 ans a mis en quelques mois le Rap US à ses pieds. S&#8217;il a explosé aux yeux du grand public sur &laquo;&nbsp;B.M.F&nbsp;&raquo; de Rick Ross, il a excellé en drivant la majorité de l&#8217;album &laquo;&nbsp;Flockaveli&nbsp;&raquo; de Waka Flocka. Sur son logiciel Fruity Loops, Luger délivre les productions à la pelle depuis des mois. Des membres du Brick Squad en passant par Snoop Dogg, il a frappé deux fois sur mixtapes avec Juicy J de Three 6 Mafia. Face à ceux qui lui ont reproché de livrer des compositions très ressemblantes, Luger a répondu en livrant des productions R&amp;B comme sur &laquo;&nbsp;That Way&nbsp;&raquo; de Rick Ross, Wale et Jeremih.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l&#8217;aurez compris, le parcours de Lex Luger en moins de deux ans est déjà très riche et parsemé de hits et de street singles. Si vous avez eu du mal à suivre DJ Def-K et Ice Koko se sont chargés de vous faire une sélection du meilleur du parcours du beatmaker. Le tout est dispo sur la tape &laquo;&nbsp;Suck My Crunk 2&#8243; est dispo au 21 Sound Bar pour seulement 2€. Ne ratez pas ça !</p>
<p>TRACKLIST</p>
<p>01-Dj Def-k &#038; Ice koko &#8211; Intro Hard in da pants<br />
02-Rick Ross Feat Styles.P &#8211; B.M.F<br />
03-Waka Flocka Flame &#8211; Hard in da paint<br />
04-Lil Lody feat Yung Kee &#8211; Get off my<br />
05-Yung Berg &#8211; What they do 2.0<br />
06-Wiz Khalifa feat Chevy Woods &#8211; Taylor Gang<br />
07-Kilroy &#8211; Je cours<br />
08-Ace hood &#8211; Real shit<br />
09-Project Pat feat Tatala Licious &#8211; Use yo head<br />
10-Juicy J feat Machine Gun Kelly &#8211; Boat load<br />
11-Reek Da Villian feat Roscoe Dash &#8211; Fall out<br />
12-Wooh Da Kid &#8211; No romance<br />
13-Diamond &#8211; Hit dat hoe<br />
14-Tity Boi &#8211; Fuck da roof<br />
15-Wiz Khalifa &#8211; WTF<br />
16-Soulja Boy &#8211; Digital<br />
17-Short Dawg feat Lil Wayne &#8211; Money in my pocket (Remix)<br />
18-Rick Ross feat Gucci Mane &#8211; Mc Hammer<br />
19-Waka Flocka Flame feat Cartier Kitten &#8211; Snake in the grass<br />
20-Rocko feat Rick Ross &#8211; Just in case<br />
21-Slim Thug feat Rick Ross &#8211; How we do it<br />
22-Layne Harper &#8211; Air em out<br />
23-Fabolous &#8211; Lights out<br />
24-Lil Scrappy &#8211; On point<br />
25-French Montana feat Three 6 Mafia &#038; Project pat &#8211; Is u kiddin me<br />
26-Jim Jones feat Yo Gotti, Camron &#038; Vado &#8211; Gretzky (Remix)<br />
27-Mims &#8211; Vroom Vroom<br />
28-Project Pat feat Tity Boi &#038; Tatala Licius &#8211; Money Mane (Remix)<br />
29-Gucci Mane feat Slim Dunkin &#038; Muffy &#8211; I&#8217;m in love<br />
30-Ace Hood &#8211; Hustle Hard<br />
31-Snoop Dogg feat R.Kelly &#8211; Platinium<br />
32-Juicy J &#8211; So much money<br />
33-Sean Garrett feat Rick Ross &#8211; In Da Box<br />
34-Game feat Dj Khaled, Busta Rhymes, Rick Ross &#8211; Bottles and Rockin J&#8217;s</p>
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		<title>The Away Team revient de loin</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 12:44:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sagittarius</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Away Team]]></category>
		<category><![CDATA[DJ Khrysis]]></category>
		<category><![CDATA[Duck Down]]></category>
		<category><![CDATA[Phonte]]></category>
		<category><![CDATA[Scars & Stripes]]></category>

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		<description><![CDATA[The Away Team est ce duo originaire de Caroline du Nord formé du MC Sean Boog et du producteur DJ Khrysis. Pas très connu du public underground mais un peu pour leur affiliation avec les Little Brother et leur Hall of Justus, puis Khrysis qui produit pour des noms comme Talib Kweli. Ils comptent maintenant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://playthissongloud.com/wp-content/uploads/2011/08/the-away-team-scars-and-stripes.jpg" alt="" width="333" height="333" />The Away Team est ce duo originaire de Caroline du Nord formé du MC Sean Boog et du producteur DJ Khrysis. Pas très connu du public underground mais un peu pour leur affiliation avec les Little Brother et leur Hall of Justus, puis Khrysis qui produit pour des noms comme Talib Kweli. Ils comptent maintenant quatre albums à leur actif, le dernier étant celui qui nous intéresse, <em>Scars &amp; Stripes</em>.</p>
<p>Ce qui attise notre intérêt autour de cet album est la labellisation Duck Down Records. Un argument  facile, limite commercial, mais on voit mal comment défendre un groupe qui dispose de trop peu de moyens promotionnels. En tout cas cette impulsion permettra de redécouvrir de duo très simple dans sa conformation MC+DJ/producteur que beaucoup ont rencontré avec <em>National Anthem</em> à une époque pas si lointaine.<img title="More..." src="http://sagittariushh.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p>Depuis le temps, les beats de Khrysis ont plus d&#8217;assurance et n&#8217;en restent pas moins soulful. Ce producteur est taillé dans le même bois que 9th Wonder, pas étonnant puisqu&#8217;ils en viennent souvent à bosser ensemble. Sean Boog de son côté n’a rien perdu de son souci d’authenticité. Comme ils le rappent sur « <em>Scars and Stripes </em>», ils vivent ce qu’ils écrivent, la simplicité dans sa plus simple expression. Les featurings (Evidence, Rapsody, Talib Kweli, Phonte…) permettent non seulement de gagner en crédit mais aussi d’élever des morceaux à un autre niveau (« <em>What Is This</em> », « <em>Set it Off </em>»…). Quoique, leurs méthodes traditionnelles suffisent amplement quand on prend des titres « <em>Road to Redemption </em>», « <em>Get Down </em>» ou « <em>Picture This </em>». Enfin, ce petit « <em>See You Later </em>» comme final, avec l&#8217;émotion que ça implique, sous-entend que la Away Team ne s&#8217;arrêtera pas en si bon chemin.</p>
<p>Mon humble conseil : n’hésitez pas à y jeter une oreille ou deux à sa sortie, ça ne gagne pas de pain.</p>
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		<title>Chroniques de la Lune</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 16:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kemi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est-ce qu’une culture noire populaire ? &#160; A la manière dont j’ai abordé la culture dans les trois premières parties de cet article on pourrait croire que je la tient pour une espèce de costume qu’on enfile et qu’on ne pourrait plus jamais changer ou enlever. Il y a, à mon avis, un peu de vrai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/relics_of_african_culture_2007_by_prophask_25x44.5.jpg"><img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-9147" title="relics_of_african_culture_2007_by_prophask_25x44.5" src="http://www.streetblogger.fr/wp-content/uploads/2011/09/relics_of_african_culture_2007_by_prophask_25x44.5-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>Qu’est-ce qu’une culture noire populaire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A la manière dont j’ai abordé la culture dans les trois premières parties de cet article on pourrait croire que je la tient pour une espèce de costume qu’on enfile et qu’on ne pourrait plus jamais changer ou enlever. Il y a, à mon avis, un peu de vrai dans une telle formule, c&#8217;est-à-dire qu’une culture colle à la peau et qu’on peut avoir du mal à s’en départir. Cependant d’un autre côté une culture est extrêmement volatile et à tendance à se diffuser, à circuler à prendre en compte et peut être absorber des éléments qui lui sont à l’origine étrangers.</p>
<p>J’ai aussi présenté la commercialisation de la culture comme un processus néfaste et unifiant ou en tout cas imposant des formes à des seules fins de création d’un marché et de son contrôle. Je vais donner un exemple plus précis de ce que je veux dire par l’action néfaste et normalisante du commerce sur la culture.</p>
<p>J’évoquais à la fin de la troisième partie Afrika Bambataa et le potentiel subversif de sa Zulu nation. A vrai dire plus qu’un potentiel subjectif il s’agit là d’une charge magique, un acte de magie sociale.</p>
<p>Disons, pour aller vite, que le groupe social dominant, place le groupe dominé dans une situation sociale telle que les membres de ce groupe, ou en tout cas une fraction, commencent à se comporter de la façon dont le groupe dominant affirme qu’ils se comportent. Ainsi on dit qu’ils sont voleurs, drogués etc. et les conditions de misère dans lesquels on les maintient font que certains se mettent à voler en espérant s’en sortir, d’autres se mettent à se droguer pour oublier la misère etc.</p>
<p>La définition, énoncée par le groupe dominant, du comportement des membres du groupe des dominés agit comme une espèce de maléfice social, puisqu’effectivement ceux-ci se mettent à se comporter comme on avait dit qu’ils le feraient. Or voilà qu’un individu se lève et invoque une autre réalité sociale pour contrecarrer les conditions qui sont les siennes dans la réalité sociale où il évolue. Dans le cas d’Afrika Bambataa il fait appel à des figures africaines pour changer sa place et celle d’autres Noirs dans la société américaine.</p>
<p>Les nouvelles formes culturelles qui vont naître de cet appel, ou cette invocation, seront magiques puisqu’elles seront efficaces et permettront à ceux qui les ont invoqués de changer leur statut social (de petits voyous de ghetto, ils deviennent vedettes).</p>
<p>Or la commercialisation de ces nouvelles formes crées magiquement font qu’elles perdent toute magie puisqu’on ne les reproduit plus que mécaniquement et plus dans l’optique d’en tirer un bénéfice social, mais dans celle d’en tirer un bénéfice financier. Evidemment dans le monde dans lequel nous vivons le bénéfice financier coïncide souvent avec le bénéfice social, mais les deux restent d’une nature fondamentalement différente sur un point crucial, le bénéfice social peut potentiellement profiter à tous, tandis que le bénéfice financier a pour vocation de ne profiter qu’à quelques uns.  Ces quelques uns ont intérêt à ce que les nouvelles formes culturelles soient formatées de façon à pouvoir se présenter comme en étant les détenteurs privilégiées, alors qu’ils ne font que confisquer ce qui théoriquement revient à tous.</p>
<p>Donc, plus ou moins consciemment, le talent revêt la forme propice à son exploitation, la culture nous est présentée en des formes cristallisées qui sont largement l’expression de son exploitation commerciale, c&#8217;est-à-dire la destruction plus ou moins totale de son potentiel magique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qu’est ce qu’une culture noire populaire ?</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Concours Time Bomb</title>
		<link>http://www.streetblogger.fr/2011/09/07/concours-time-bomb/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 20:52:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lya</dc:creator>
				<category><![CDATA[Street Talk]]></category>
		<category><![CDATA[bobigny]]></category>
		<category><![CDATA[canal 93]]></category>
		<category><![CDATA[Oxmo Puccino]]></category>
		<category><![CDATA[rap francais]]></category>
		<category><![CDATA[time bomb]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous! A tous les amateurs de bon rap français, à tous les MC&#8217;s qui ont saigné les huit albums Time Bomb&#8230; A tous les MC&#8217;s qui rêvent de se produire sur scène avec le collectif  Time Bomb; ce jeu concours est pour vous&#8230; En effet le Canal 93 et Time Bomb vous proposent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous!</p>
<p><img class="aligncenter" title="Time Bomb" src="http://www.tousenlive.com/client/files/t/timebomb/timebomb-records-label.jpg" alt="" width="224" height="224" /></p>
<p>A tous les amateurs de bon rap français, à tous les MC&#8217;s qui ont saigné les huit albums Time Bomb&#8230; A tous les MC&#8217;s qui rêvent de se produire sur scène avec le collectif  <strong>Time Bomb</strong>; ce jeu concours est pour vous&#8230; En effet le Canal 93 et Time Bomb vous proposent de réécrire un des sons du collectif et le/les heureux gagnants auront l&#8217;honneur et l&#8217;immense privilège de se produire sur scène le 25 février 2012 au Canal 93 de BOBIGNY.</p>
<p>Pour participer: <a href="http://www.backintimebomb.canal93.net/" target="_blank">http://www.backintimebomb.canal93.net/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peace n Kiss</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lya</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
	</channel>
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