Blackenstein, the black Frankenstein, réalisé par William. A Levey en 1972 fait partie des films à propos desquels on se demande s’il ne s’agit pas de faire des films qui mettent en scène des blacks juste pour faire des films qui mettent en scène des blacks. On peut probablement classer Blacula et Abar The first black superman dans la même catégorie.

Le docteur Winifred Walker rend visite à son collègue le docteur Stein. Elle est une de ses anciennes élèves, elle vient à Los Angeles pour être proche de son petit ami, Eddie Turner, qui a été blessé à la guerre du Viêtnam et qui est soigné à l’hôpital des vétérans. Le malheureux a perdu ses bras et ses jambes et elle voudrait que le Dr Stein fasse quelque chose pour lui.

Le docteur Stein  qui a toujours apprécié Winifred, qu’il tient pour la plus brillante des ses élèves, lui propose de venir travailler avec lui dans son labo et lui parle de la formule spéciale d’ADN qu’il a inventé et qui fait des miracles. Il lui montre les effets sur une patiente qu’il empêche de vieillir en lui injectant des doses quotidiennement, cette femme a plus de 90 ans mais n’en paraît que 50, et cela durera tant qu’on lui fera son injection toutes les douze heures.

Winifred fait donc transférer son fiancé de l’hôpital des vétérans au labo-clinique du docteur Stein où ce dernier se fait fort de lui faire repousser des bras et des jambes à force d’injections de sa solution miraculeuse.

En effet les bras et les jambes d’Eddie commencent à repousser. Mais c’est compter sans la cruauté et la perfidie de Malcolm l’assistant du docteur. Ce méchant majordome déclare sa flamme à Winifred qui l’éconduit car son cœur ne bat que pour son fiancé. Pour se venger le machiavélique majordome change le sérum que l’on administre à Eddie avec celui d’un autre patient. Le résultat ne se fait pas attendre Eddie commence à pousser des grognements étranges et a devenir de plus en plus agressif, tant et si bien que le docteur est obligé de le mettre en cage. Un soir de pleine lune Eddie se change en une créature affreuse et bestiale qui sillonne les alentours du laboratoire et sème des victimes.

Vous aurez peut être compris en lisant ce résumé qu’il s’agit là d’un mauvais film de série b (on pourrait peut être même inventé une catégorie f pour ce genre de gâchis de pellicule).

Le scénario est incongru, la bête ne s’attaque presqu’exclusivement aux femmes blanches dont il dévore avec frénésie les intestins, puis il fini par dévorer tout le monde, sauf sa fiancée mais le bon docteur y passera également, avant de se faire dévorer par les chiens de la police.

C’est un film comme d’autres, sus-cités, qui posent la question de savoir quels sont les tenants et les aboutissants de ce courant et surtout de savoir si la Blaxploitation constitue réellement un courant cinématographique.

Hélas, en dehors d’un ou deux morceaux la bande-son ne sauve même pas le film du naufrage. Je le conseille toutefois aux curieux qui ont une heure et demie à perdre.

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