Un film de 1975 réalisé par Jamaa Fanaka dont le chef opérateur est Charles « Killer of Sheep » Burnett, le film est aussi connu sous le titre de Welcome Home brother Charles.

L’histoire commence par une scène où l’on voit sur un toit un homme, noir, prêt à sauter dans le vide et un flic, blanc qui veut l’en dissuader. L’officier de police a fait appeler la femme du noir pour qu’elle l’aide à le dissuader de se jeter dans le vide.

Là il y a un flashback qui nous permet de revenir au début de l’histoire. Un blanc, qui ressemble au colonel Sanders, cherche une prostituée noire pour prendre du bon temps. Il en trouve une, la femme qui vient sur le toit, avec laquelle il commence à négocier le tarif quand arrivent deux flics. Ils tombent sur le râble d’un homme, celui qu’on a vu prêt à sauter du toit, qu’on soupçonne d’être le maquereau. L’arrestation est assez violente et la prostituée essaye de l’empêcher mais l’un des flics la repousse sans ménagement. Ils emmènent l’homme. Le flic le plus violent demande à son partenaire de s’arrêter dans un coin tranquille et de le laisser seul avec le suspect, ce à quoi il obtempère.

Quand ils sont seuls le flic tabasse le suspect et sort une lame avec laquelle il l’émascule.

Peu après à son procès le noir qui s’est fait émasculé se voit condamner à 5 ans de prison par le juge, qui n’est autre que le client qui ressemble au colonel Sanders.

A sa sortie de prison, Charles est fauché et se rend compte que ses anciens amis lui ont tourné le dos, un lui a volé une de ses femmes et le chasse de son club en se moquant de lui.

Il cherche désespérément une autre femme qu’il connaissait qui apparemment a quitté la ville.

Charles va se venger, c’est à ce moment que le film bascule dans le conte un peu fantastique.

Je n’en dis pas plus pour ceux qui voudraient voir ce film qui donne à réfléchir. Il est une espèce d’allégorie sur la dureté de la vie des afro-américains dans le ghetto, et la façon dont tout concoure dans la société américaine pour rendre le mâle afro-américain impuissant. Le rôle de la police et l’hypocrisie de l’appareil judiciaire est montré du doigt par le comportement du flic violent et du juge, mais aussi la trahison de l’ami de Charles.

Un film assez intéressant dont le générique de début fait penser à un autre film qui interpelle aussi les consciences à propos de l’histoire, peut être que les cinéphiles le reconnaîtront.

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