En mars dernier, Anthony Hamilton était de passage à Paris pour son premier concert en solo dans la capitale. Nous avons eu la chance de le rencontrer au sortir de son concert qui avait comblé les afficionados du son soul de cet artiste qui estampille sa musique avec la patte de la musique du vieux Sud des Etats-unis. Avec lui nous sommes revenus sur sa prestation et sa carrière.

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Lya : Tout d’abord comment sa va ?

Je vais bien. Je sors juste de scène. On vient de faire un superbe show à Paris. C’est toujours un excellent public avec beaucoup de hype. Maintenant je suis cool, posé.

Lya : Tu aimes Paris ? Je vois que tu as un t-shirt “I Love Paris” !

J’adore Paris. Le t-shirt, c’est un cadeau que quelqu’un m’a fait dans la rue. Il m’a dit “tiens c’est le nouveau de la collection, prends-le!”. J’ai dit “Ok, je vais le mettre” et voilà !

Lya : C’est ta première fois à Paris ?

Non c’est mon quatrième passage !

Lya : Peux-tu te présenter ?

Salut tout le monde, les parisiens ! Je suis Anthony Hamilton ! (Rires) Parisiens, peuple de Paris !   C’est votre gars de la campagne ! Des Etats-Unis ! C’est moi ! (en chantonnant et en rigolant)

Lya : Quand et comment as-tu commencé à chanter ?

Parfois tu as des aptitudes naturelles qui te sont données avant de naître comme le génie créatif qui est en soi et  je pense que mon père était musicien, mélangé avec ma mère ont fait de moi ce que je suis. Et je suis tombé amoureux de cette  partie de ma personnalité. Je n’aurais pas pu être un joueur de baseball, donc j’ai choisi d’être chanteur … et coiffeur.

Lya: Pourquoi as-tu choisi d’être chanteur et coiffeur ?

Parce que je pouvais écouter la musique au travail si j’étais coiffeur pour homme. J’ai piégé tout le monde car si je faisais le mec concentré, je pouvais écouter de la musique.

P1010048Lya : Qu’est ce qui t’as poussé à devenir professionnel ?

Pour moi c’était logique de faire de l’argent dans la mesure du possible, avec quelque chose que j’aime. Améliorer la vie de ma famille et de mes amis.

Lya : Qu’et-ce qui t’as donné l’envie de chanter …

(Il interrompt en criant comme possédé par une force divine) Dieu!!!! Le Seigneur ! (Rires) Excuse moi tu disais ?

Lya : Y’a t’il des artistes qui t’ont donné envie de chanter ?

Juste écouter la vie, les gens, leurs expériences en écoutant des gens comme Al Green, Jeffrey Ozbourne, Chaka Khan, “Chaka Khan chaka Khan” ! (Rires) … Toutes ces choses.

Lya : Tu as changé plusieurs fois de labels au début de ta carrière. Pourquoi ?

Parce qu’ils ont été à court d’argent assez et vite et qu’ils ne pouvaient pas faire le travail. Quelquefois c’était juste des affaires internes  qui sont compliquées. Les labels ne faisaient pas bien les choses, ils abandonnaient les gens et mon projet a été repoussé trois fois. Et j’avais besoin d’un nouveau travail.

Lya : Tu étais donc chez Uptown en 1996. Tu as sorti ton premier album XTC cette année là ?

En fait l’album n’est jamais sorti…

Lya: … Mais tu as gardé une chanson “Everybody” pourquoi ?

Exactement. Je ne sais pas pourquoi je l’ai gardé car au début, cette chanson faisait partie de celles que je n’aimais pas. Elle sonnait comme du Bobby Brown et je n’étais pas en train d’essayer de lui ressembler. Tu vois Bobby Brown à l’époque avec ses trucs “Bam bam bam”. Cela ne me représentait pas du tout à ce moment. Mais j’aimais le groove et maintenant j’aime ce son… Mais pas avant, je n’aimais pas les “bam bam bam bam”

Lya : Après cet album qui n’est jamais sorti, tu as sorti ton premier album en 2003. Pourquoi cela a pris tant de temps ?

J’essayais de travailler au mieux. J’ai écrit, j’ai collaborer avec des artistes comme les Nappy Roots sur “Po Folks”, “Thugz Mansion” avec 2 Pac, d’autres titres avec Busta Rhymes, Xzibit et j’ai du mal à me souvenir…

Lya: … Tu as été choriste aussi ?

(Complètement hors-sujet) J’aime bien la paire de Jordan sur ton t-shirt (yes yes yes).

Lya : Et moi j’ai pris des photos de des Jordan noir et orange!

Jordan baby ! Quoi qu’il arrive! (Rires)

Lya : Donc tu as été le choriste de D’Angelo ?

Oui, j’étais derrière lui sur le “Voodoo Tour”. On était venu deux fois ici d’ailleurs.

Lya : Ca a été une bonne expérience pour toi ?

C’était une superbe expérience ! J’étais payé pour ça, je n’avais pas d’argent… Hello!

Lya : Tu sais d’où tu viens en Afrique ?

Peut-être le Nigeria ou le Sénégal je ne sais pas. Je dois y regarder plus précisément. Peut-être des Caraïbes, comme Haïti, Jamaïque, Barbades, peut-être ! Je pourrais être de Casablanca !

Lya : Je crois que c’est pas possible (Rires)

Je pourrais ! (Rires)

Lya : Comment tu expliques ta voix ? Parce qu’elle est superbe, elle ressemble à celle d’un pasteur et elle fait plus vieille que ton âge, un vrai Soulman.

J’essaie souvent de faire un retour vers ces artistes de la Soul que j’écoute. Ils vivent ce qu’ils chantent et j’essaie de remettre ça dans ma musique.

Lya : Tu as travaillé sur le dernier album d’Al Green. Tu as pris ça comme un plaisir ? Qu’as-tu appris de cette expérience ?

On s’est battu, on a été en prison et tout… Non je plaisante…

C’était un grand moment, on était en studio tous les deux et on a eu la chance d’avoir une vraie expérience musicale entre amoureux de musique. On a fait des photos… Cette expérience était folle car j’ai eu la chance de chanter avec lui au moment de son retour. Nous étions là : deux chanteurs derrière le micro en même temps, c’était vraiment bon !

Lya : C’était un rêve pour toi ?

Bien sûr, c’était un énorme rêve pour moi, mais aussi ma famille. Même ma mère a grandi et fait des soirées en écoutant Al Green, la fête, l’acool … J’ai peut-être été conçu sur une chanson de Al Green qui sait ! Ou peut-être B.B. King (il chante une des chansons de B.B. King).

Lya : Tu as participé à American Gangster aussi…

Oui j’ai eu la chance  d’être dans le film et sur la bande-originale. Ca a été pour moi le moyen de donner une autre direction pour ma carrière et d’y ajouter une nouvelle dynamique.

Lya: Il faut dire que ta voix est en totale adéquation avec le film…

C’est surement parce que je suis né des les 70’s donc j’ai pu trouver la bonne intonation.

Lya : Tu veux ajouter quelque chose ?

Oui. Je vous remercie tous pour ce superbe show, j’ai vraiment passé un bon moment. J’ai apprécié que vous soyez venus me supporter Restez connectés, il y a beaucoup de nouveautés d’Anthony Hamilton qui arrivent. Dieu vous bénisse. Peace !

Big Ad et Lya

Remerciements à l’équipe de Make It Clap

About the author

Adrien AkA Big Ad, Streetblogger (votre serviteur)

  • Soirée “The Last Minute Show”
    Soirée “The Last Minute Show”

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