Le 1er s’appele DJ Mitsu the beats, le 2e s’appele Groovement spot aka DJ KOU-G, le 3e s’appele Samon Kawamura et le 4e s’appele Mabanua, qu’ont ils tous en commun? Eh bien le pays du soleil levant, et pour trois d’entre eux d’appartenir ou d’avoir collaboré avec le label emblématique japonais Jazzy Sport à l’éclectisme de haut niveau…

On commence par s’attaquer au plus gros morceau de tousDJ MITSU The Beats qui passe régulièrement dans la capitale pour des dj sets (Batofar, Nouveau Casino,…). Il fait partie de ces DJ qui ont été beaucoup influencé en partie par Pete Rock, J Dilla, DJ Spinna, DJ Jazzy Jeff.

 

dj mitsu the beats

 

 

 

 

 

 

 

 

Fan des battles hip hop des années 90, il décide de se lancer dans le Deejaying de battle de danse hip hop, dans la lignée de DJ Honda et du talentueux petit nouveau DJ Kentaro, il a su se créer un nom et sa propre marque de fabrique en élargissant ses productions variées, pas seulement dans le milieu fermé du hip hop underground mais aussi celui du broken beat, du Jazz.

Il sort son 1er album New Awakening en 2003,  de 16 titres avec diverses mouvences. On y retrouve des artistes indépendants, talentueux comme Rich Medina, Mark De Clive Lowe, Lady Alma, Dwele, Medaphoar, Little Broher et K-otix et Gagle son groupe qui sort par la suite leur 1er album signé sur le label Jazzy Sport. Par la suite il remet çà avec un double volume de remix Re-New Awakening Part 1 et Part 2. Et un album instrumental 28 Roses de haut niveau pour les fans de soul des années 60.

 L’album The Excellence sorti en 2006 confirme son évolution il obtient une notoriété plus importante avec cet opus on y retrouve Waajeed (Platinum Pied Pipers), Talib Kweli, Roddy Rod (Maspyke), Kev Brown, Ivana Santili…Différents labels indépendants font appel à lui pour des remix Blue Note, Ubiquity, BBE, Stones Throw.

 

 

 a word to a wise

01. Intro
02. A Word To The Wise feat. Grap Luva
03. Ridin’ Around feat. Kev Brown & Cy Young
04. Big Supply   feat LMNO
05. Play Wit Crime feat. Maspyke
06. Promise In Love feat. Jose James
07. Night in Vienna
08. The Way feat. Colonel Red
09. Hard Candy feat. Mathematik
10. The Game Changer Feat.Wild Child & Georgia Anne Muldrow
11. Free Your Mind feat. Black Spade
12. Tokyo Girl feat. Maspyke
13. (UNTITLE) feat. elzhi (Slum Village)
14. Dim Skyline feat. Mark de Clive-Lowe
15. Impulze feat. Mathematik
16. Re-Estimate
17. Ex Lovers feat. Dynamic Duo
18. Playing Again feat. Ivana Santilli

Les titres qui retiennent notre attention: Tokio Girl, Dim Skyline, Ex Lovers, The Game Changer, The Way.

Il nous revient cette année avec un poids lourd A WORD TO A WISE  une gaterie de 18 titres l’un de ses albums les plus abouti à ce jour…avec une pléiade d’artistes hallucinant certains avec qui il avait déjà collaboré auparavant Wildchild, Georgia Anne Muldrow, Elzhi (slum village), Grap Luva, LMNO, Jose James, Kev Brown, Colonel Red, Maspyke, etc…Un album avec différentes tonalités, tantôt downtempo soulful Jazzy “Promise In love”, “The Way”  tantôt ballades aériennes  remplies de basses à souhait. Des notes “So Funky” sur le mémorable “The Game Changer”. Un de ces albums qui nous fait découvrir aussi de nouveaux artistes le rappeur Mathematik sur le scratchy “Hard Candy”. Vous saurez apprécier le flow japonais assez efficace du Dynamic Duo sur “Ex Lovers”. L’une des surprises de cette album mention spéciale revient au morceau Dim Skyline en association avec Mark de Clive Lowe et son côté “Broken Touch”.

Cependant certains titres laisse un peu à désirer et on retombe un peu dans la même donne “déjà vu/entendu” avec “Re-Estimate”, “Riding Around”, et la ballade “Playin again” qui ne dessert pas vraiment Ivana Santili à son meilleur niveau comme sur l’album d’un certain King Britt par exemple où elle avait cassé des briques. Ce qui pourrait lasser nos tympans à la longue quand on sait de quoi a déjà été capable Mitsu. En définitive un album bon mais avec ses petits travers d’artiste qui ayant déjà une notoriété à l’instar d’un Madlib s’autorise un léger “laisser aller” en terme de productivité qualitative…

Bilan des courses un album quand même consistant qu’on peu apprécier à sa juste valeur avec une batterie d’artistes venus d’horizons divers en revanche DJ Mitsu n’ exploite pas à leur juste valeur certains artistes (Jose james, Ivana Santili, LMNO, Elzhi…) Ce qui fait son charme ses influences diverses avec un mix de hip hop, jazz, funk, soul et broken…Y en a pour tous les goûts  ballades, rap, plages instrumentales.

 

DJ KOU G

 

 

 

 

 

 

 

 

On continue avec Groovement Spot aka DJ KOU-G avec un album tout aussi remarquable Eternal Development sorti en 2006 mais qui rappele étrangement New awakening de part l’artwork de la pochette, et de son contenu aussi avec à peu près les mêmes collaboborations Grap Luva, MED, sinon Spot apporte une autre dimension avec des artistes qui à l’époque avaient une certaine fraicheur comme la voix suave Miss Jack Davey “What We Do”, la japonaise Mahya “Something Like A…”, et un certain degré d’éclectisme un ton au dessus de DJ Mitsu the beats avec des artistes comme le Emcee Capitol A, l’un des plus barrés et talentueux du genre Count Bass D, l’une des rappeuses les plus distinguées du milieu au flow irréprochable Mc Invicible, le rappeur O.C. et j’en passe…

L’une des surprises de cet album pour moi est le morceau “My Mind” en featuring avec trois jeunes rappeurs japonais Hunger, Raythought, & U-Zipplain où le beat rapologique croise la langue japonaise qu’on aurait pensé inadaptée à la culture hip hop mais qui lui emmene une certaine dimension, voire fraicheur….

Les plages instrumentales où le beat claque “I’m coming”, où l’influence Broken se fait sentir “Rude Fantastic”. La ballade aux tonalités R&B/Soul Us sur “Love Is In The Way” avec Yoshika.

On retient aussi le morceau “Maintain” avec en featuring le rappeur New Yorkais O.C. aux accents jazzy avec ses airs de piano, un album dans l’air du temps qui ne nous transporte pas vraiment au 7e ciel comme on dirait mais qui pèse quand même à sa juste valeur, une impression de vouloir faire “comme” et trop marcher sur les pas des maitres incontestés du beatmaking et de ceux qui l’ont influencé….

 

samonkawamuraunfold

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A tout juste 21 ans Samon jeune turntablist japonais de talent réalisait sa 1ère compilation pour la maison BMG au Japon. Né à Tokyo et vivant actuellement à Berlin, il puise ses influences dans celles de Pete Rock et Pharaoe Sanders pour ne citer qu’eux, en 2007 celui ci réalise un projet instrumental de 21 titres aux saveurs Jazzy Hip hop Soul TRANSLATIONS (Nesola Records) que je vous recommande très particulièrement. Et la reconnaissance vient lorsque le label le plus hype Jazzy Sport propose de bosser avec lui en tournée DJ SET. C’est donc en 2008 que Kawamura nous délecte de son immense coktail, au grand cru avec une brochette d’artistes efficaces et renommés tels qu’ Oh No, Ta’raach, Kev Brown, Aloe Blacc, Om’Mas Keith (Sa ra The Creative Partners). Sur ce titre d’ailleurs où notre Aloe chante rappe comme à l’époque d’Emanon avec un titre bien accrocheur et l’instrumental qui en ferait chavirer plus d’un…

Un album assez assez abouti avec des artistes convaincants adulés de la scène underground, des plages instrumentales un tantinet plus attirantes que les tracks featuring.

Espèrons que la suite de sa carrière de producteur s’annoncera des plus meilleures…

Les titres que je vous recommande vivement Try, Get Down, Playground, Right here.

 

 Mabanua cover

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On termine la session découverte par le petit dernier le très jeune Mabanua avec don album DONE ALREADY toujours dans la même lignée que ces prédecesseurs, marque avec cette petite galette de 18 titres aux accents Nu soul, Nu Jazz, Hip Hop, electro son empreinte de petit écolier du beatmaking qui s’est appliqué.

On retrouve sur cet album des pointures du milieu hip hop soul Akil (Jurassic 5), celui qu’on ne présente plus très sollicité par les beatmakers japonais Kev Brown, la belle Eshe (Arrested Development) “Love Sick” et pour les artistes inconnus pour ma part Tamala “Him”, et Nicholas Ryan Gant “Mystery”.

Au final on retrouve beaucoup plus de plages instrumentales que de morceaux chantés ou rappés. celles qui retiennent l’attention “Liquid”,  mention spéciale pour “Trap” avec ses vocalises sucrées et son clap, et For The Sign pour les batteries qui accentue et donne du mordant au beat.

Un album assez léger, pas assez consistant, une bonne entrée en matière tout de même pour ce jeune producteur japonais qui n’a pas encore réellement fait ses preuves mais un album qui laisse présager que la suite sera meilleure…

 

Rdv sur le site www.mypace.com/jazzysport

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