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Si la récompense du projet musical le plus ambitieux existait, Spirit of Apollo de N.A.S.A remporterait la palme haut la main ! Cette combinaison de deux DJ’s venus des Etats-Unis (Squeak E Clean) et du Brésil (DJ Zegon) a sorti en Février son album qui mélange, hip-hop, électro et sonorités sud-américaines comme le vieux et le nouveau funk brésilien. La grande particularité de ce projet est son énorme liste d’invités et la diversité de sa composition ! Georges Clinton, Kanye West, Tom Waits, Chali2Na, Method Man, Seu Jorge, Del Tha Funkee Homosapien, Santigold, M.I.A., RZA, Karen O, SIzzla, KRS-One… Vous en voulez plus ? Alors courez acheter cet album chez tous les bons disquaires. En attendant Squeak E Clean & DJ Zegon m’ont expliqué comment ils ont réussi la parfaite alchimie entre les chanteurs, les artistes et les professionnels de la vidéo, car les deux DJ’s ont controllé toutes les dimensions de leur projet. Pour prendre un peu la mesure de l’album je vous propose aussi de lire la chronique de Sagittarius ici .

Pouvez-vous vous présentez et nous présenter votre carrière jusqu’à maintenant ?

l_1f93ed66883f4803998cd07875afe2ebSqueak E. Clean : Sam Spiegel aka Skqueak E Clean. J’ai commencé en tant que compositeur, et producteur pour plusieurs films et fictions pour la télévision. J’ai commencé le DJing et les remixes à New York et j’ai continuer à évoluer dans ces deux mondes quand j’ai bouger pour Los Angeles. J’ai produit et remixer des morceaux pour Maroon 5, Iggy Pop, Kylie Minogue, the Eels, Ben Lee, the Yeah Yeah Yeah’s et bien d ‘autres.

m_fa60614bf1fa41009e0a4e75181f6696DJ Zegon : Moi c’est Ze Gonzalez aka DJ Zegon. J’ai commencé en faisant du skate en professionnel puis j’ai glissé tout doucement dans le monde du DJing qui a toujours mélangé des rythmes brésiliens avec du hip-hop underground, aussi bien qu’avec toutes les autres musiques que j’aime. Quand j’ai rencontré Sam, j’étais déjà passé deux ans à Los Angeles à travailler avec mon ami Mario C, qui a produit et travaillé pour les Beastie Boys, Tone Loc, Young MC & Bjork.

Qu’elles sont vos influences ?

Nous sommes influencés par les artistes de l’âge d’or du hip-hop comme De La Soul, A Tribe Called Quest, Wu-Tang Clan, Pharcyde, aussi bien que du funk brésilien, nouveau ou ancien, des bandes originales de films et tout ce que tu peux trouver entre tout ça.

Comment vous êtes vous rencontrés tous les deux ?

Nous nous sommes rencontrés lors une soirée donnée par des amis à Hollywood Hills, on sirotait une pina colada et on parlait musique. On s’est rendu compte que nous avions les mêmes influences et intérêts bizarres, et le lendemain nous étions en train de travailler sur un beat.

Comment vous est venue l’idée du projet Spirit of Apollo ?

Le projet a grandi de manière assez organique, quand nous travaillions sur la chanson qui allait devenir “Strange Enough” sur l’album nous nous sommes dits qu’il serait intéressant d’essayer de mettre ensemble sur cette chanson quelques chanteurs que personne ne s’attendait à voir ensemble. J’avais travaillé avec Fatlip et Karen-O plutôt dans ma carrière de producteur. Quand nous avons fini la chanson, nous nous sommes dits “Wow, comment cela sonnerait si on faisait un album entier qui sonnerait comme ça ? “. Mettre des amis à nous, des amis d’amis, et juste des gens avec qui on rêvait de travailler tous ensemble nous a paru être le cours naturel des évênements à suivre pour cet album.

Quel est le but du projet N.A.S.A ?

Au fil du temps où nous avons travaillé sur cet album, il nous a semblé qu’il appartenait chaque fois un petit peu plus aux personnes impliquées dans le projet et nous avons aimé cette idée d’effort collectif et collaboratif de la musique aux illustrations jusqu’aux vidéos, etc… Le vrai but de cet album est de poussé les gens à explorer l’inconnu et essayer d’entrer dans quelque chose de différent par le biais de quelque chose qui peut sembler familier à première vue. L’unification de mondes différents grâce à la musique et la culture est thème fort qui reviens dans tout ce qu’on fait.

Vous avez travaillé avec beaucoup d’artistes, quel était le résultat que vous attendiez de cette grande réunion ?

Un des caractère sous-jacent avec cet album était de ne pas avoir d’attentes ou de règles quant à la musique ou aux colaborations. Donc à chaque fois qu’on enregistrait avec quelqu’un il faisait abstraction de la chanson dans son entièreté et ce n’était qu’à la fin qu’on avait une image claire.

C’était important pour vous d’inclure des DJ’s dans les chansons ? Car ils ont une place importante dans cet album, chose que je n’avais pas vu depuis longtemps.

On a commencé en tant que party rocker, donc notre admiration pour des DJ’s très habiles comme Z-Trip, AM ou Baboa est vraiment mise en valeur et on pensait que cela influerait sur le sentiment global au moment de l’écoute de l’album.

Comment avez-vous décidé des combinaisons entre artistes ?

Cela est venu assez naturellement, on commençait avec l’instrumental et ensuite on dressait une liste de rêve de ceux qui pourrait créer l’expérience la plus dynamique possible dessus. Ensuite nous essayions de faire en sorte de pouvoir avoir tout le monde en même temps en studio.

Comment aviez-vous organisé votre travail avec tous ces artistes ? Ils sont tous venus dans votre studio ?

Quelques artistes comme George Clinton sont venus en studio avec nous à Los Angeles. Sinon nous sommes allés au studio Judgement Yard à Kingston avec Sizzla, à Praying Mantis Studio au Zimbabwe, au studio de Tom Waits en Californie du Nord, au studio Decibel à Stockholm avec Lykke Li, ou au Downtown et au Legacy studio à New York respectivement avec Santogold et Spank Rock.

Vous avez choisi les thèmes de chansons avant ? Ou vous avez laissé les artistes faire ?

Nous voulions abolument choisr les thèmes et l’ambiance générale des chansons en écrivant quelques lyrics, mais c’était vraiment quelque chose de collaboratif avec chacune des personnes avec qui nous avons travaillé. Beaucoup d’artistes ce sont vraiment investis et nous ont donnés encore plus de perspicacité au fur et à mesure que le projet grandissait.

Quels ont-été vos arguments pour les convaincre et quelles ont été leurs réactions ?

Nous voulions écrire une lettre à chaque artiste, pour leur dire ce qu’on voulait faire, quelle chanson nous pensions être bonne pour eux, les artistes avec qui ils pouvaient potentiellement travailler, etc … Les gens ont vraiment été inspirés et avaient vraiment envie d’avoir une expérience autre que ce qu’ils font d’habitude. Même les gens qui n’ont pas fini sur l’album, ont répondu à nos lettres en nous confortant dans nos idées. Je pense que ça nous a vraiment aidé à réussir ce projet.

Y-a t’il un artiste que vous vouliez vraiment et que vous n’avez pas pu avoir ?

Nous étions en pourparlers avec James Brown, mais il était constamment en accord avec son attitude d’être le plus gros travailleur du show-business en étant constamment en tournée avant qu’il ne meure. Nous avions vraiment espoir d’avoir la chance de travailler avec lui.

Pourquoi n’avez-vous pas invité plus d’artistes sud-américains ?

Haha ! C’est une bonne question. Nous avons Seu Jorge et Lovefoxxx qui ont fait un travail génial pour nous sur cet album. Je pense que le timing et que certains scénarios n’ont pas fonctionné, mais il y a beaucoup d’artistes sud-américains avec qui nous aimerions travailler. Nous expèrons avoir des remixes Mixhell, Buraka Som Sistema, et d’autres artistes.

J’ai vu que vous avez travaillé avec Shepard Fairey pour le graphisme de la pochette de l’album et pour vos vidéos. Comment l’avez-vous rencontré ?

Nous avons été présenté par des amis communs venant du monde de l’art. Il croyais vraiment au projet et aux idéaux de ce que nous essayions de développer et il a continué de nous supporter.

J’ai l’impression que N.A.S.A n’est pas seulement un projet musical, car vous utilisez différentes manières pour vous exprimer avec le graphisme, les vidéos, ainsi qu’un documentaire à venir… Qu’est-ce qui vous a poussé à développer un projet plus global ?

Je pense que nous sommes des personnes multi-dimensionnelles qui adorons beaucoup de types de médias, de musique, d’art contemporain, de design graphiques ou de films. Pour nous, il y avait plus de sens de prendre tous ces éléments et de les réunir en faisant des artistes que nous aimons comme Sheppard Fairey, Marcel Dzama, Mark Gonzalez, the Date Farmers, et Sgae Vaughn. Nous avons aussi travaillé avec d’excellents professionnels de l’animation pour les clips. Ca nous a vraiment aidé globalement pour toute l’esthétique du projet.

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Qu’elle va être la configuration de votre pour votre tournée ? Puisque vous ne pourrez pas faire venir les artistes…

Le show est très dynamique avec quatre platines, trois dj’s, de la vidéo en live, des invités pour ajouter des voix, des danseurs et d’autres surprises avec lesquelles nous pourrons venir. Nous jouons des chansons de l’album, des remixes de nos chansons ou des remixes de d’autres chansons par d’autres gens…

Ok ! Merci à vous !

Merci

ENGLISH VERSION

If award of the most ambitious project existed, N.A.S.A’s project Spirit of Apollo should get the award ! This combination of two DJ’s from USA (Squeak E Clean) & Brazil (DJ Zegon) released in February his album that mix hip-hop, electro and south-american sonorities like old and new brazilian funk. The big particularity of this project is its huge guestlist and the diversity of these guests. Georges Clinton, Kanye West, Tom Waits, Chali2Na, Method Man, Seu Jorge, Del Tha Funkee Homosapien, Santigold, M.I.A., RZA, Karen O, SIzzla, KRS-One… Do you want more ? Go buy this album in all good shops. Squeak E Clean & DJ Zegon told me how they succeeded to create a perfect alchemy between all these artists and graphic artists or video animators because both DJ’s controlled all the dimensions of their project.

Can you introduce yourselves and remind us your musical career ?

l_1f93ed66883f4803998cd07875afe2ebSam Spiegel aka Skqueak E Clean. I started as a composer, and producer for various film and TV productions. I started DJing and remixing in New York and continued to kind of grow in both worlds when I moved to Los Angeles.

I’ve produced and remixed tracks for Maroon 5, Iggy Pop, Kylie Minogue, the Eels, Ben Lee, and the Yeah Yeah Yeah’s, as well as, many other.

m_fa60614bf1fa41009e0a4e75181f6696Ze Gonzalez aka DJ Zegon – I started off as a  professional skateboarder and slowly moved into the world of DJing that  has always brought together Brazilian beats with underground hip hop, as well as, all of the other music I love.

When I met Sam,  I had spent two years in Los Angeles working with my friend, Mario C, who has produced and worked with the Beastie Boys, Tone Loc, Young MC and Bjork.

What are your influences?

We’re influenced by golden era hip hop artist like De La Soul, A Tribe Called Quest, Wu-Tang Clan, Pharcyde, as well as,  Brazlian funk, old and new, various film soundtracks, and everything in between.

How are you met each other?

We met each other at a friend’s party in the Hollywood Hills, sipping on pina coladas and talking about music. We realized we had a lot of the same weird influences and interests and we were literally already working on beats the next day.

How came the idea of this project?

The project grew fairly organically over time, we were working on the song that eventually became “Strange Enough” on the album and we thought it would be interesting to try and put a few vocalists on the track that people wouldn’t expect to collaborate. I had worked with both Fatlip and Karen earlier in my producing career. When that track was finished, we thought, “Wow, what would it sound like to have a whole album like this.” Pulling together friends, friends of friends, and just people who we dreamed of working with seemed like a natural course of events for the album.

What is the aim of the N.A.S.A’s project ?

The longer we worked on the album, the more it slowly msort of belonged to everyone involved and we liked the idea of this being a communal and fully collaborative effort, from the music to the artwork, videos, etc.  The real goal of this album is push people to explore the unknown and try to get into something different through something that may seem familiar at first. In essence, the unifying of disparate worlds through music and culture is a pretty strong theme with anything we do.

You worked with many artists for this album, which results had you excepted from this big reunion ?

One of the underlying attitudes with the album was the idea that we had no expectations or rules when it came to music or collaborations, so every time we recorded something with someone, it would sort of shift the overall song and it wasn’t until the end that we got clear picture.

It was important to you to include dj’s in the songs? Because they have an important place in this album that I didn’t see for a long time.

We started off as party rocker DJs, so our appreciation for skillful DJs such as Z-Trip,  AM, and Baboa is probably very apparent and we thought it would accentuate the overall feel.

How have you decided about the collaborations?

The collaborations came around very naturally, starting with the song and then we would make up a dream list of who would create the most dynamic sonic experiences possible and then try and make it work for everyone’s schedule.

How had you organized your work with all these artists ? They all came to the studio?

Some artists like George Clinton would come by the studio and record with us in Los Angeles. However, we went to Judgment Yard in Kingston Jamaica to record with Sizzla, Praying Mantis Studio in Zimbabwe, Tom Wait’s studio in Norhern California (Tom Waits), Decibel Studios in Stockholm with Lykke Li, Downtown & Legacy Studios respectively in New York (Santogold & Spank Rock).

Had you choose the themes of the songs before or you let them do?

We would definitely choose the theme and the overall feel of the song and write little lyrics here and there, but it was very much a collaborative effort with everyone we worked with, once we got the artists together. Many of the artists got very excited and involved and gave us great insight as the process grew.

What was your arguments to convince them and what was their reactions ?

We would write letters to each artist, telling them what we wanted to do overall, what song we thought they may be good for, who they would potentially work with, etc. People got super inspired and were mostly eager to try something out of their comfort zone. Even people who didn’t end up on the album wrote very nice letters about our idea and I think really pushed for us to succeed.

Is there an artist that you wanted to work with, and you couldn’t have?

We were in talks with James Brown, but he was living up to his mantra as the hardest working man in show business and constantly touring right up until he passed away. We had really hoped for the chance to figure something out with him.

Why don’t you have invite more south american artists ?

Haha. That is a good question. We had Seu Jorge & Lovefoxxx do some amazing stuff for us on the album. I guess the timing and certain scenarios just didn’t work out, but there are a lot of South American artists that we would love to work with. We are hoping to get some remixes from Mixhell, Buraka Som Sistema, and some other artists.

I saw that you worked with Shepard Fairey for the graphism of the album cover and for the videos. How are you met with him ?

We were introduced by mutual friends in the art world  and he was really a believer in the project and the ideals of what we were trying to do and has continued to support us heavily throughout.

I got the impression that N.A.S.A is not only a musical project because you used some different way to express yourselves with graphism, videos with an upcoming documentary … Why did you want to develop a more global project?

I think we are multi-dimensional people who love many forms of media, music, contemporary art, graphic design, film. It only made sense to take all these elements and put them together. To get artists that we love to do the covers, Shepard Fairey, Marcel Dzama, Mark Gonzalez, the Date Farmers, and Sgae Vaughn. Also, signing on with superb animators to work on the video animation. It all really helps for the overall aesthetic of the project.

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16/ What’s gonna be your configuration for the live tour ? Because you will can’t make the artists come.

The live show is a pretty dynamic mix of 4 turntables, 3 mixers,  live video, guest vocalists, dancers, and any other surprises we can come up with. We play songs from the album, people’s remixes or our songs, our remixes of other peoples’ songs, etc.

Ok ! Thanks to you all

Thanks

Questions by Adrien aka Big Ad

Thanks to Bérangère and Alma !

Peace

Adrien aka Big Ad -Streetblogger.fr (votre serviteur)-

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