Depuis environ trois ans, les t-shirts de la marque française Wicked One fleurissent sur les torses imposants des mecs et depuis peu sur les jolies poitrines des miss. Etrennée aussi par des rappeurs comme Kool Shen ou Flynt, mais aussi part plusieurs boxeurs, cette marque a su tirer son épingle du jeu par des graphismes bruts et fins à la fois qui ont su séduire les amateurs venus de cultures musicales ou graphiques différentes. Rencontre donc avec Julien et Fred deux des quatre fondateurs de la marque dont ils sont aussi les graphistes.

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Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre position chez Wicked One.
Fred : On s’est connu il y a 12-13 ans par rapport à des amis qu’on avait en commun. On a jamais été à l’école ensemble. C’est par ses amis qu’on a commencé à se croiser en soirée, avec Julien j’entends, car nous avons aussi un autre associé qui n’est pas là qui s’occupe surtout de la vente. Il faut savoir que nous sommes graphistes au départ et pas du tout des vendeurs, donc nous nous occupons principalement du design.
Julien : Il faut rappeler que c’est surtout par le biais du graffiti que l’on s’est rencontré. On était dans un groupe d’amis avec qui on faisait beaucoup de graffitis et de tags. Donc on a vécu pas mal de choses que des amis lambdas ne vivent pas forcément…
Fred : … Beaucoup de soirées à traîner dans Paris à tagger, à boire …
Julien : … à être en garde à vue ! (rires) Par la suite j’ai été embauché chez Two High, aux débuts de la marque. J’ai dû rester presque deux ans là-bas. Ensuite il y avait besoin de bras donc Fred s’est fait embauché aussi deux ou trois ans après mon arrivée. Donc nous étions les deux seuls graphistes pour faire toute la marque de vêtements Two High en plus de tous les albums qui sortaient chez IV My People. Notre troisième associé aujourd’hui, Gary, était arrivé en même temps que moi. Donc on est devenus amis tous les trois au fur et à mesure du temps.
Fred : On est partis tous ensemble de la boîte suite à notre licenciement. Entre temps j’avais commencé à faire des t-shirts un peu comme ça en Thaïlande à partir de logo que Julien ou moi avions élaboré Ensuite un an après on a demandé à Gary de s’occuper de la vente car on savait qu’il était fort dans ce domaine et surtout parce qu’on s’entendait bien.
Julien : Au départ on ne savait pas si on allait développer une marque. C’était un kiff qui venait surtout de Fred. De mon côté je ne pensais pas retravailler pour une marque de vêtements en partant de chez Two High. Puis finalement on a apprécié de pouvoir développer notre propre oeil graphique et de pouvoir décider de faire ce qu’on voulait. Mais à la base il n’y a pas eu vraiment de réflexion pour se dire on part dans telle ou telle direction pour développer une image précise. En fait tout s’est fait naturellement, on a fait ce qu’on aimait. En utilisant tout ce qui nous avait bercé pendant notre enfance et surtout notre adolescence comme la culture hip-hop, le cinéma et les films de gangster Ca a interpellé avant tout les gens de notre génération. Je pense que c’est pour ça qu’on est tombé assez juste.
Fred : Quand j’ai trouvé le nom de Wicked One, j’étais à fond dans les sports de combat et le free fight, entre autres, et c’est ça aussi que j’ai eu envie d’ajouter dans l’esprit de la marque. Au départ quand tu vois les premières photos, c’est souvent des gens avec des têtes assez menaçantes pour coller à cette image. C’était un peu mon influence.
Sinon j’ai oublié de parler d’un associé au départ qui est parti depuis et qui s’appelle Roland. Il a déménagé en Pologne depuis, mais il a participé au développement dès nos débuts.

A la base vous aviez fait des études de graphisme ?
Julien : En fait c’est le graffiti qui nous a amené à prendre une direction vers le graphisme pour nos études.
Fred : Moi j’ai fait un BT Art Graphique.
Julien : J’ai fait la même chose.
Fred : Mais on devait toucher aux ordinateurs à peine une heure par semaine. On a été autodidacte sur ce point là, on a appris à travailler sur les ordinateurs tout seul en sortant de l’école.
Julien : On était un peu la dernière génération à ne pas avoir d’ordinateur dans nos cours de graphisme. Aujourd’hui ce type d’école à des salles entières remplies d’ordinateur. On apprenait tout de manière traditionnelle avec du scotch et autre alors que dans les entreprises tout le monde travaillait déjà avec les ordinateurs. Ca a fait qu’on était un peu perdu en sortant de l’école. Après c’est vrai, et je pense que c’est la même chose pour Fred, que c’est le graffiti qui nous a amené à faire ses types. J’étais pas mauvais en dessin, bien qu’aujourd’hui je ne suis pas illustrateur, ce que je fais c’est un peu de la débrouille.
Fred : J’en avais rien à foutre des études et je ne me projetais pas du tout dans le futur.
Julien : Après de mon côté, ce qui m’a amené à faire du graphisme en freelance, c’est le hip-hop. j’ai commencé à faire des logos pour des petits groupes de rap, des potes autour de moi et c’est ça qui m’a amené à faire sérieusement du graphisme et à me faire embaucher chez Two High.
Fred : On a oublié de parler de la culture tattoo qui nous a influencé au départ. Après le graffiti on avait envie de se faire tatouer et les premiers logos qu’on a fait pour Wicked One avaient cette influence un peu gothique qu’on retrouve dans l’univers de certains tatouages.
Julien : Quand on a démarré Wicked One, on avait des influences hip-hop, graffiti, cinéma mais aussi le tatouage qu’on a commencé a kiffé en même temps. Fred s’est fait tatouer le premier et moi j’ai suivi peu de temps après. C’est vrai que ça nous a permis de découvrir tout un monde graphique avec un tas de style différent. Le tatouage ça touche tout un tas de microcosmes différents, aussi bien dans le hip-hop, le rock…
Fred : C’est lié aussi à notre intérêt pour les ambiances un peu façon Los Angeles avec les chicanos.

chivas

Quand et comment la marque a été montée ?
Julien : La marque a été montée officiellement en juin 2007.
Fred : Mais j’avais commencé à faire des t-shirts à partir de 2005.

Il y a un concept précis que vous avez voulu développé avec cette marque ?
Julien : Il n’y avait pas de concept vraiment réfléchi à ce moment là. On a voulu rassembler tout ce qui nous a fait vibrer à ce moment aussi bien la typographie en rapport avec le monde du tatouage que celui du graffiti. Il y a aussi le monde du free-fight et des sports de combat. Puis petit à petit en reliant ces milieux là, on s’est dit que ce serait intéressant de monter une marque de vêtements en continuant sur ce thème là puisque on ne s’enfermait pas dans une image strictement hip-hop par exemple.
Fred : Exactement, c’est vraiment ce qu’on voulait éviter. On voulait toucher le plus de monde possible.
Julien : Le monde du tatouage recouvre énormément d’horizons différents. Pareil pour les sports de combat, tout le monde peut en faire sans avoir par exemple les mêmes goûts que nous.
Fred : Je voulais aussi revenir sur le graffiti et dire que par exemple je kiffais voir un camion avec mon graff et qu’aujourd’hui c’est la même chose pour les vêtements. J’aime vraiment croiser une personne dans la rue avec un de nos t-shirt sans qu’elle sache que c’est nous qui l’avons fait. En fait quand je graffais, je kiffais voir mon nom un peu partout tout en restant un anonyme et aujourd’hui c’est pareil avec les vêtements que l’on fait.

tag-wickedVous tagguiez où à l’époque ?
Fred : Lui préférait les métros alors que moi j’ai jamais trop fait de gros graffs sur des rames.
Julien : On a vraiment touché à toutes les surfaces que ce soit métro, train, toit, camion, tout ce qui nous passait sous la main.

Il y avait une volonté de vous démarquer des autres enseignes de streetwear qui tendent plus vers le fashion avec vos graphismes un peu plus brutes ?
Fred : C’est vrai qu’on voulait s’écarter de cette influence fashion. Nos influences étaient les gangs et autres … On a quand même voulu faire de beaux graphismes, de jolies lettres avec beaucoup de finesse. Le tout en gardant une image assez dure.
Julien : C’est vraiment du feeling ce qu’on a fait. Bien sûr on essaie de faire des t-shirts qui plaisent aux gens. Mais on est vraiment partis de ce qu’on aimait. On a pas fait d’étude de marché, c’est plus comme un artiste qui fait ce qu’il aime sans se poser de questions et au final ça fonctionne.
Fred : Surtout au début on faisait vraiment les choses pour nous, puis c’est Gary, qui est notre commercial qui nous disait ce qui se vendait ou pas et qui nous donnait une ligne de conduite à avoir, alors qu’à la base on faisait ça spontanement.


Justement ça a pas été trop dur au début pour trouver des points de vente ?

Julien : Justement comme Gary était déjà commercial , il connaissait des boutiques et les gens qu’il fallait pour démarrer. C’est lui qui a défini la stratégie pour démarcher les boutiques.
Fred : Encore aujourd’hui il y a des boutiques qu’il n’a pas été voir car il attend que la collection soit plus grande pour éviter de griller toutes nos cartes. Grâce à notre travail chez Two High, on connaissait déjà les ficelles du métier Donc on a eu cette chance là pour commencer.

favelaJe me demandais si vous faisiez passer des messages sur vos t-shirts ? Je pense en particulier à celui où est représenté une favela.
Fred : Tout à fait et je tiens à dire qu’on va faire passer de plus en plus de messages à travers nos modèles On est assez influencé par tout ce qui nous entoure, ça nous amène à faire pas mal de recherches sur ce qui se passe dans le monde. On n’a pas la prétention de vouloir changer le monde , mais si ça peu faire réfléchir les gens et faire passer le message.

Justement ce thème des favelas, il n’a quasiment jamais été abordé dans le streetwear. D’où vous est il venu ?
Julien : C’est un mélange d’influences entre le cinéma et l’affection que l’on porte au ghetto dans le monde comme les favelas du Brésil, les cités en France ou les rues de Los Angeles. Tout ce qui est marginal, hors société, laissé pour compte.

On peut remarquer aussi que vous avez choisi des modèles qui ne correspondaient par forcément aux codes de la mode urbaine. Pourquoi ce choix ?
Fred : On choisit les modèles par rapport à ce qu’ils dégagent en cherchant toujours à donner cette image un peu dure, un peu marginale. Ce sont des gens qui quand on les croise dans la rue, on peut se dire qu’ils ont du vécu.
Julien : On se disait que plutôt que de prendre un beau-gosse mannequin pourquoi ne pas prendre un gitan dans sa caravane. On cherche aussi à montrer que la marque peut être portée par tout le monde. Tu peux être moche, gros, beau, petit, tatoué, plein de cicatrices… il n’y a pas de discrimination. Mais là encore ça s’est fait sans trop de calcul. On a été voir des amis ou des amis d’amis.
Fred : Même on a repéré des gens sur Myspace. Par exemple Chino, je ne le connaissais pas, et je lui ai demandé de poser pour nous car j’avais kiffé ce qu’il dégageait, sa figure, ses tatouages.

chino

Justement j’allais vous demander qui était Chino.
Fred : C’est un mec de Champigny qui kiffe les lowriders. Il va à Los Angeles au moins trois fois par an dans les réunions de lowriders.

Julien : A la base c’est un old-timer dans le graffiti et le hip-hop, c’est un ami de jeunesse des NTM.

Fred : Je crois que je l’ai vu sur des vidéos, dans une émission de Rapline il me semble. C’est lui dans le clip du “Pouvoir” si je me souviens bien. En tout cas on a aimé travailler avec lui, c’est vraiment un bon gars .

Je tenais à dire que le terme “wicked” entre nous on l’utilise parfois quand on voit un gars dans la rue qui a l’air un peu chelou, on se disait “wah il est trop wicked !”.

Pourquoi avoir rajouté “76” ?
Julien : C’est notre année de naissance à Fred et moi.
Fred : C’est aussi l’année du dragon. C’est ce qu’on s’est fait tatoué Julien et moi. Wicked One, c’était vraiment pour dire “le méchant”.
Julien : C’est aussi souvent utilisé aux Etats-Unis, pour dire “c’est mortel”.C’est aussi assez utilisé en Jamaïque avec le même sens.

tintinJ’ai vu que vous aviez aussi fait appel à un tatoueur pour vous servir de modèle.
Fred : C’est Tintin. C’est dans son studio que l’on s’est fait tatouer tous les deux.
Julien : En fait comme on le connaît et que notre esprit est quand même bien dirigé vers les tatouages, ça correspondait bien. On lui a passé un t-shirt et ça lui a plu. Ca nous donne de la matière pour notre image.
Fred : Il y aussi un modèle qui va arrivé l’été prochain qui a été dessiné par Laura Satana qui est tatoueuse,elle a un style assez orienté vers les influences mexicaine et latino de Los Angeles. On a fait un modèle homme et un modèle femme avec son illustration.

Plusieurs artistes hip-hop ont porté votre marque (Flynt, Kool Shen, Dontcha…), comment se sont faites ces connexions ?
Julien : A chaque fois c’est par amitié. Kool Shen, on le connaît par Two High/IV My People et c’est resté un pote et c’est vraiment par amitié qu’il porte nos vêtements …

kool-shen

… Il continue à le faire ?
Julien : Quand on peut on lui donne des fringues et sans qu’on lui demande rien, il va les porter. Par exemple le jour de la réunification de NTM au Grand Journal sur Canal +, il nous a appelé deux heures plutôt pour nous dire qu’il allait porter un t-shirt “Wicked One”. On allait lui demander pour qu’il en porte un et il l’a fait de lui-même. En plus il a mis le plus efficace donc franchement ça nous à fait plaisir!
Fred : Dontcha je l’ai connu, au sport, on poussait la fonte ensemble. Ca date d’au moins dix ans puis on est restés en relation et on s’appelle et on se voit souvent.
Julien : Flynt c’est pareil, je le connais depuis 10 ans. j’ai bossé sur ses pochettes de maxis puis sur son album. Il . Les modèles lui plaisait, donc était souvent chez moi, donc il a vu l’évolution de la marque à partir du début. Là aussi par amitié il les a porté pour ses clips ou ses concerts.

C’était une étape prévue dans votre développement ?
Julien : Là encore on avait pas vraiment prévu les choses, même si c’est clair que c’est toujours bien que des gens qui ont une notoriété mettent en avant la marque. C’est venu comme ça, mais c’est sur que c’est toujours très important de voir des gens avec une image médiatique porter tes vêtements !
Fred : Les personnes qui ont porté notre marque l’on fait par affinité, on a jamais cherché à faire des contrats avec des gens parce qu’on pensait qu’ils avaient un potentiel intéressant.
Julien : C’est exactement ça. Ca a toujours été des coups de pouce.
Fred : Il y a aussi eu Gregory Choplin, qui est connu dans le milieu de la boxe et qui est un des premiers avec qui on a fait de belles photos avec sa ceinture de champion du monde.
Julien : C’est surtout avec Fedor Emilianenko a qui on a dû mettre un coup de pression pour qu’ils portent nos t-shirts…
Fred : On lui a mis une petite tarte derrière la tête … (Rires)
Julien : Non on plaisante … Il était à Paris avec Fabrice Allouche et il a accepté de porter le t-shirt pour une photo. Sinon c’est vraiment par connaissance, par amitié et aussi pour rendre service car la marque plaisait à nos amis et ils ont eu envie de donner un coup de main.

Pour Kool Shen, qu’on a vu partout pendant le retour de NTM avec un t-shirt de votre marque, qu’elles ont été les retombées ? L’intérêt pour votre marque a augmenté ?
Julien : Effectivement on a demandé souvent le même modèle que Kool Shen portait sur telle ou telle photo. ça n’a pas été le jour et la nuit non plus, car je pense qu’on est pas assez installé encore pour que l’effet soit immédiat. Enormément de gens nous on découvert à ce moment là. Pareil pour Flynt, à plus petite échelle, pas mal de gens nous on demandé des modèles qu’ils voyaient dans ses clips.
Fred : Grâce à eux, on a aussi une certaine crédibilité qui peut nous aidé à convaincre d’autres gens à porter notre marque. Je pense à des acteurs par exemple.
Julien : Tous les artistes hip-hop qui ont porté notre marque ne l’ont pas fait parce que c’était des artistes hip-hop, mais parce que ce sont des amis, des gens de notre entourage car on a grandit dans le hip-hop. Mais ça reste un hasard, c’est pas un choix pour une image hip-hop, essayé de s’installer dans le rap etc… Nous on voit les choses plus larges. Sans forcément vouloir faire quelque chose de grand public, on veut toucher plein de microcosmes comme on a dit tout à l’heure avec le tattoo, le hip-hop, les sports de combat, même le rock, le ragga jamaïcain.

Ca ne vous effraie pas de voir certaines marques streetwear disparaître ?
Julien : On essaie de développer la marque doucement mais sûrement. C’est clair que c’est un milieu super difficile ou personne n’est à l’abri du jour au lendemain de mettre la clé sous la porte. Si on a le moindre problème avec un fabricant ou autre …
Fred: … Si une marque travaille avec un fabricant et qu’il s’avère qu’il a des problèmes et qu’il doit fermer, la marque peut s’arrêter le lendemain.
Julien : C’est tellement difficile de trouver un bon fabricant que tu peux pas aller aussi vite que tu voudrais. Chaque saison on s’imagine des collections toujours plus grande avec plus de pièces, puis au final on est toujours un peu déçu car on est obligé de faire des concessions. Par exemple il se peut qu’on estime que le fabricant n’arrive pas à produire la pièce comme on veut donc on l’annule. Il y a forcément toujours une petite déception car on voudrait aller vite, essayer de faire des choses bien…
Fred : Par exemple pour la prochaine saison on a fais beaucoup de modèles mais on sait qu’au final ils ne seront pas tous en vente.
Julien : Ce qu’il faut, c’est essayer de relativiser, de rester motivés et de se dire qu’on fera mieux à la saison d’après. Puis on essaie de faire au maximum ce qui nous plaît et ce qu’on veut en sachant qu’il y a des risques de pas voir certains modèles à la vente .
Fred : Il faut savoir qu’on mise sur la qualité du produit et que si un produit nous déçoit on peux pas se permettre de le mettre en vente car on veut pas décevoir un acheteur, puis tout simplement parce que nous même on ne veut pas porter trucs pourris avec des zips qui sautent ou des cols tout mou. On essaie vraiment de se prendre la tête et de trier les fabricants pour avoir le top.

Comment vous vous démarquez des autres marques de streetwear qui sont plus dans d’autres tendances ?
Julien : La force qu’on a c’est d’avoir des références qui sont plus longues dans le temps que certains phénomènes de mode qu’exploitent les autres marques streetwear. Par exemple , le tatouage ça existe depuis des siècles…
Fred : … On essaie de développer des thèmes qui ne se démoderont pas. C’est même pas un choix délibéré, c’est juste ce qu’on aime. Le fluo on a jamais kiffé, l’esprit fashion on adhère pas non plus.

Fred : Faut dire qu’on est un peu vieux (Rires)

sandrineEst-ce que pour les modèles femmes, votre démarche reste la même ?
Fred : C’est un peu plus dur pour la femme.
Julien : C’est que le début donc on a pas vraiment eu l’occasion, le temps et les moyens pour travailler les modèles vraiment comme on le souhaiterait.

Julien : Mais C’est la première saison où on aura une mini-collection.
Fred : A savoir qu’il n’y aura pour le moment que des t-shirts et des débardeurs.
Julien : ça fait longtemps qu’on nous en demande, mais au début on a voulu arriver avec des produits très travaillés tout de suite, ce qui nous a fait perdre du temps et au final on a rien fait. Donc là on fait des choses plus basiques. A l’avenir on essaiera de développer des modèles de manière plus recherchée et on fera peut-être appel à des amies stylistes pour développer des choses plus travaillé.

Vous pensez développer une gamme spéciale pour les sports de combat ?
Fred : J’avais fait ça quand j’étais en Thaïlande mais développer une collection je crois pas.
Julien : Peut-être que quand on aura plus de moyens on fera un short de boxe thaï Wicked One car on a eu un peu de demande et que pas mal de gens nous ont découvert par le créneau “sport de combat”. On avait pensé à des kimonos de jujitsu car Fred était à fond dans ce sport. En même temps, c’e n’est pas faire pour faire mais parce que ça fait partie de nos trois vies associées. Mais pour l’instant on a pas une assez grande clientèle pour développer une gamme sport technique. Mais on pense que c’est une bonne idée.
Fred : On en fera sûrement pour donner aux boxeurs qu’on sponsorise mais on pense pas les vendre sur le site pour l’instant.


Comment vous vous répartissez le travail ?
Julien : Fred et moi on va réfléchir sur les modèles à développer pour les prochaines collections. Ensuite Gary nous donne son avis et peut nous freiner ou nous encourager sur certains modèles. Puis on en discute entre nous.
Fred : J’ai l’impression que c’est un peu comme pour la musique. Parfois on va développer un modèle dont on pense qu’il va marcher puis qui finalement ne se vend pas mais aussi le contraire avec un modèle qui nous convainc pas et qui finalement se vend bien. Il n’y a pas vraiment de recette miracle ou de règles préétablies.

yodsanklai-_fairtex_N’avez-vous pas peur quand vous voyez les marques qui disparaissent dans le streetwear ?
Julien : On sait très bien que c’est un milieu très difficile. On fait ce qu’on aime donc c’est bien et on se bat tous les jours pour que ça marche. Maintenant si ça s’arrête, faut se dire que ça aura été une belle aventure et qu’on aura essayé. Mais on se pose pas trop de questions par rapport à ça. On vit un peu au jour le jour, on se projette pas trop loin dans le futur même si on y est un peu obligé pour la marque et son fonctionnement. Les choses suivent leur cours puis inch’Allah comme on dit.

Vous prévoyez quoi à venir ?
Fred : On s’occupe de la distribution de la collection d’été et on commence la collection de l’hiver prochain avec peut-être une grosse pièce, un gros manteau pour l’hiver.
Julien : Pour cet été, on a réussi à faire une collection plus diversifiée avec une ceinture, des casquettes, des bas de jogging, des modèles femme … On essaie de progresser de collection en collection.
Fred : En sachant que plus les pièces sont grosse plus leurs finitions doivent être de qualité et ça coûte cher. si le modele ne s’ecoule pas bien c’est un risque de le garder en stock.

Vous avez des objectifs pour le futur ?
Julien : Développer la marque, être connu par plus de gens.
Fred : Croiser de plus en plus de gens dans la rue avec notre marque.
Julien : Et surtout garder l’esprit de départ.

Merci

Merci


Pour terminer voici la liste de tous les liens utiles de la marque et des personnalités citées dans cette interview :

Peace

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