Pour ceux qui ne connaissait pas son premier album “18th Day”, Estelle était la révélation de l’année 2008. Pour ceux qui avait déjà eu à faire avec sa musique le succès mondial qu’a connu la jolie anglaise d’origine sénégalaise cette année n’est que pure logique tant son talent avait déjà éclaté sur son premier album. L’apport de son vieil ami John Legend a été décisif pour elle puisque c’est avec lui qu’elle a élaboré “Shine”, l’album de la consécration. Estelle se produisait pour la première fois à Paris en concert ce mercredi, bien qu’elle avait déjà fait un passage au Gibus en milieu d’année mais dans une toute autre configuration. Ce concert était donc l’occasion d’enfin apprécier en live le son de celle qui a fait bouger la planète entière avec “American Boy”. C’était aussi l’occasion de clôturée la fine programmation soul du Showcase pour ce dernier mois.

La musique est lancée, Estelle rejoint son groupe et ses choristes en déjà en action. Le morceau d’entrée de son show est aussi celui qui débute “Shine” son dernier album. Très vite elle se met le public dans la poche de part sa vivacité et sa justesse dans la prestation. Elle enchaîne avec un de ses singles “Subsitute Lover” qui soulève le public du Showcase à chaque refrain. Estelle est assez turbulente sur scène et alterne les postures dignes de silhouette de cinéma. A la fin de cette chanson, elle installe un dialogue avec le public qui perdurera jusqu’à la fin du concert. Elle raconte ses déboires amoureux pour lancer ses chansons et entre autre”Come Over”. Pour ce morceau elle invite deux jeunes femmes à venir danser sur scène avec ses choristes et elle appelle quant à elle un jeune homme pour la rejoindre. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fut assez entreprenant ! Et l’occasion pour la chanteuse de rigoler avec le public à ce sujet à la fin de la chanson.

Malgré la reconnaissance internationale qu’elle a acquérie cette année, Estelle n’en a pas pour autant oublier son premier album. Ce n’est qu’un juste retour des choses car cet album de qualité était passé assez inaperçu à l’exception de sa patrie natale outre-manche où il avait assez bien marché. Elle commence ce petit flashback avec l’excellent “1980” son année de naissance. Sur cette chanson ainsi que sur “Free” ensuite Estelle nous rappelle que ses premiers amours musicaux étaient rapologiques. Cela démontre aussi la polyvalence de cette artiste. Pour cette chanson, son dj la rejoint pour assurer les backs et la majeure partie de son groupe danse avec elle après avoir délaissé quelques instants leurs instruments. L’ambiance n’en est alors que plus chaleureuse.

Par la suite, elle revient au répertoire de “Shine” avec l’excellent “Pretty Please”, morceau hommage aux légendes de la soul. Ce morceau vaut vraiment le coup d’être vu sur scène de par son rythme assez rapide qui nécessite une grosse performance des musiciens et de son interprète. D’ailleurs c’est sur un petit solo du batteur qu’il est conclu. Après une petite interlude où elle s’adresse à nouveau à son public, Estelle entame le morceau éponyme de son album “Shine”. Cependant le morceau a été retravaillé avec la mélodie de “Cause I Love You'” de Lenny Williams popularisée par Twista et Kanye West sur le titre “Overnight Celebrity”.  Le morceau se termine sur un rythme pop semblable aux sonorités des Beatles accompagné d’un gros solo de guitare. Elle termine enfin par le titre phare “American Boy” remanié lui aussi pour l’occasion. Du rythme funky créer par Wil.I.Am, on passe un morceau doucement soulful introduit par des scratches vigoureux du célèbre “Get Down” qui introduit le morceau “Paid The Cost To Be The Boss de James Brown”. De nouveau tout le groupe danse sur scène, alors que la deuxième partie de la chanson à laisser place à un rythme plus saccadé accompagné par quelques infiltrations d’un clavier plus électro. On sent toutefois Estelle un peu lassée par cette chanson qu’elle a du performer des centaines de fois cette année. Après ce dernier morceau qui n’a pas manqué de soulevé le public elle quitte la scène. Pas pour longtemps puisqu’elle revient juste après pour un rappel où elle chante un titre tout à l’image de l’écclectisme musical qu’elle incarne puisque sur “So Much Out The Way” elle rappe de plusieurs manières, chante en fonction des changements de rythme. Elle requitte la scène à nouveau et le concert touche à sa fin.

Au final on aura passer un bon moment avec Estelle bien qu’un peu rapide car rappel compris le concert a duré à peine plus d’une heure. Estelle n’en a pas pour autant baclé sa prestation et a assuré un spectacle de qualité. Voilà un concert qui conclue le mois de rendez-vous soul du Showcase avec Solange, Robin Thicke, Raphael Saadiq et Estelle. On espère vraiment que ce type de programmation sera reconduit avec d’autres artistes comme par exemple Q-Tip ou Common … L’appel est lancé au moins !

Peace

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