Paris , vendredi 14 novembre, 23H la semaine de travail finie, affalé dans mon canapé le téléphone sonne, mon pote Big Ad m’annonce la venue sur Paris de Afrika Bambaataa, DJ Revolution et Kurtis Blow pour une soirée dédiée à la ZULU Nation.
Pas besoin de plus pour me motiver, je m’engouffre dans le métro destination Anvers et l’Elysée Montmartre ou une large file attends déjà impatiemment l’ouverture des portes.

Vers 00H les portes s’ouvrent, je monte les marches qui accèdent à la grande salle de l’Elyssée.
DJ Fab ouvre le mix avec une sélection de disques Old School, passant de la funk, au break beat en passant par quelques petits classics Hip Hop, le voyage dans le passé peut commencer. La salle déjà comble, une ambiance amicale et festive se ressent, les personnes présentes, b-boys, graffeurs, MCs, DJs, ou simple Hip Hopers passionnés du mouvement accueil chaleureusement DJ Suspect, membre de la ZULU Nation, ce DJ parisien passionné est fort d’une culture musicale impressionnante, il nous concocte un petit mix à base de break beats, scratch et juggling impressionnant maitrisés à la perfection. Les b-boys forment déjà un cercle au milieu de la salle et commence à se lâcher sur les Funky son du DJ.

Vers 1H du matin DJ Revolution fait son apparition sur la scène massive, composée d’un écran géant pour un mix d’anthologie ou Rev nous passe des petites perles HH. Pour ceux qui ne connaisse pas encore le DJ américain, sachez que Revolution est une référence dans le monde du DJing et plus particulièrement dans la culture Hip Hop qu’il défend depuis de longue année. Tout d’abord le “Wake Up Show” qui est l’émission Radio Hip Hop la plus écoutée au monde, où il officie en tant que  DJ au coté de Sway & King Tech, ensuite il est reconnu pour ses nombreuses mixtapes “Class of 86”,  “Class of 85” ou “In 12″we trust“, il est aussi reconnu pour ses scratchs impressionnants sur les albums de Evidence (Dilated Peoples), Buckshot, Planet ASia, OC, Swollen Members… DJ Revolution est également actif dans la production pour des artistes tels que KRS-1, Edo-G ou Akrobatik. En 2008 il a sorti l’album “King of the Decks” sur le label Duck Down. Il excelle dans le maniement des platines et le prouve sur scène grâce à son set composé en intégralité de classics, Biggie, Gangstarr, Wu Tang, Mobb Deep, ATCQ, Brand Nubians, en passant par le wild wild west et les hits de Dr Dre, Snoop ou Tupac…

Le DJ quitte la scène après 2H de mix impeccable pour laisser la place à Afrika Bambaataa, le leader de la ZULU Nation est accompagné par Kurtis Blow.
Afrika Bambaataa personnage emblématique de notre culture Hip Hop, qui décida au début des années 70 de transformer la violence des gangs de New York en quelque chose de positif en organisant des soirées pour les jeunes du quartier de South Bronx, à réussi à créer une communauté HH énorme composé par la suite d’ artistes mondialement connu comme KRS-One, Public Enemy, the Native Tongues Posse (ATCQ, De La Soul, Jungle Brothers), Rakim, Rakaa Iriscience (Dilated Peoples), Mos Def; des groupes de danse comme le Rock Steady Crew ou des DJs comme Jazzy Jay, Tony Touch ou Red Alert.
Aujourd’hui la ZULU Nation est présente dans le monde entier, et notamment au Japon, au Royaume-Unis, en Australie et en France avec des activistes comme Sydney, Dee Nasty ou DJ Suspect.
Le producteur des singles “Jazzy Sensation”, “Planet Rock”, “Wildstyle”, ou “Zulu War Chant” prend le contrôle des platines.
Il nous justifie son blaze de King of Digging en nous balançant des petites pépites Funk, Soul, Electro, ou break beats accompagnée de Kurtis Blow au Mcing il demande très rapidement à faire monter des B-Boys sur scène pour une petite démonstration de danse.
Un groupe de danseur sort de la foule monte sur scène, Ghettoblaster et training Adidas pour le folklore pour une démonstration impressionnante de danse.
Bam jubile derrière ses platines avec un grand sourir, “One nation Under the groove’ comme le disait George Clinton voilà ce qu’il a réussi à créer en 30 ans de carrière.

Les sons sonnent toujours encore aussi frais et la présence de Kurtis Blow au micro pour une petite prestation de ses morceaux incontournables que tout kiffeur de HH se doit d’avoir écouter “The Breaks” ne font que confirmer la bonne ambiance de la soirée. Surtout quand DJ Dee Nasty prend les platines à ses cotés devant un public en délire.

Si aujourd’hui beaucoup d’artistes ont oublié le but premier de la culure Hip Hop dont il se revendique “Peace, Love, Unity & Having Fun”, cette petite cure d’authenticité, presque comme une leçon d’histoire aura permis à chacune des personnes présentes de se rappeler pourquoi nous aimons autant notre culture HH…

Chroniqué par Big Ad & K-lé pour streetblogger.fr

Merci à Ami

AFRIKA BAMBAATAA – PLANET ROCK

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