English Version below French Version

Parfois il souffle un vent de nouveauté, d’innovation positive dans le hip-hop qui peut venir de là où s’y attend le moins. C’est de Suède que vient Adam Tensta, rappeur à l’empreinte musicale vraiment particulière. Entre rap, electro et soul, il créer un son d’une rare fraicheur tout en abordant des thèmes importants. Une recette qui lui a valu de truster les charts en Suède avec son album “It’s A Tensta Thing” et d’obtenir plusieurs récompenses et nominations dont une aux derniers MTV Europe Music Awards dans la catégorie du chanteur suédois de l’année. En plein voyage aux Etats-Unis, Adam Tensta a trouver le temps de répondre à nos questions.

Peux-tu te présenter au public français ?

Je m’appelle Adam Tensta et je vis mon rêve. J’ai sorti mon premier album en Suède en Novembre 2007. Depuis j’ai fait une tournée et des performances dans tout le pays mais aussi à l’étranger. J’ai 25 ans et j’ai une passion pour les mots. J’aime aussi tout ce qui est jeux vidéos.

Quand as-tu commencé à rapper ?

Ecrire est une passion et j’ai toujours aimé ça. Même avant d’écrire des textes et de les partager avec le public, j’ai passé beaucoup de temps avec mon stylo et mon carnet de notes à écrire ce que je ressentais. J’avais 16 ou 17 ans lorsque j’ai enregistré une chanson pour la première fois. J’avais écris un texte avec un ami sur la prod DJ Premier pour Common (6th Sense) et on l’a enregistrer dans un studio que quelques amis avaient réussi à avoir. c’était un des premier textes que j’ai écris et mis en musique, de ce fait j’ai pu commencer à enregistrer très tôt. Le hip-hop a toujours été autour de moi. Mon frère aîné en écoutait toute la journée et mes amis aussi, donc je crois que c’était inévitable que je m’y mette.


Quelles étaient tes influences ?

En grandissant ma mère et ma tante écoutait beaucoup Bob Marley, donc ça a été une de mes premières grosse influence. A part ça j’ai as mal écouté Nas, Mobb Deep ou Boot Camp Click.

Et aujourd’hui tu écoutes quoi ?

Ces dernières années, j’ai élargi mes goûts musicaux en écoutant de tout de Norah Jones à Outkast. “Good music is good music”, qu’importe la catégorie où tu la ranges.

Tu peux me parler de ton album “It’s a Tensta Thing” ? Quel était ton but principal en rentrant en studio la première fois ?

Au début on voulait juste faire une mixtape, mais après avoir enregistrer quelques chansons, comme “Bangin’ On The System”, on s’est rendu compte que toutes ces chansons étaient trop personnelles et trop descriptives pour être sur une simple mixtape. Donc on a finalement décidé de faire un album entier. Une des premières chansons que j’ai enregistré s’appelle “Walk With Me” où j’invite les gens à faire un tour dans mon quartier. Je leur raconte tout ce que je vois, je sens et ce que je rencontre dans un jour normal, c’est de là que j’ai tiré l’idée globale de l’album.

Mon but était de donner ma vision du monde de mon point de vue de gars venant d’un quartier. J’ai essayé de l’écrire sans me cacher derrière une façade sans avoir de mauvaises pensées ou images dans mon esprit ou passer pour quelqu’un que je ne suis pas. Juste avoir une vision honnête des choses. J’ai enregistré l’album dans une cabine d’à peine un mètre cinquante avec les murs recouverts de boîtes d’oeufs. Mon bras droit, Ears qui est aussi le producteur executif de l’album, avons enregistré l’album durant l’automne 2007 en quelques mois.

Tu as ajouté “Tensta”, qui est le nom de ton quartier, à ton nom d’artiste. Tu peux nous raconter ce qu’est la vie dans un quartier populaire en Suède, car en France on est habitué à croire que la Suède se résume à tas de gens blonds qui vivent dans la neige toute l’année.

D’abord je dois expliquer ce qu’est Tensta.  C’est un quartier de Stockholm à 20 minutes du centre-ville connu pour être un des plus beaux du monde. C’est assez similaire aux autres quartiers situés dans les périphéries des autres villes suédoises avec des habitants aux origines assez diverses. Dans les années 70 le gouvernement avait lancé le plan le projet “un million de logement” pour attirer puis héberger des travailleurs immigrés dans le pays. Plus tard, on y a placé les réfugiés de Turquie et d’Iran, puis d’autres pays en guerre comme la Yougoslavie, l’Irak ou la Somalie. Donc tu vois, ce projet n’est pas comme les autres, il ne ressemble à rien que tu pourrais chercher ailleurs(dans le monde). Les gens qui vivent ici ont toujours été “en marge”, même en essayant de faire de leur mieux. Aujourd’hui dans la réalité des choses, cela empire en ce qui concerne la ségrégation. Cela veut dire que des problèmes fondamentaux comme l’emploi et l’éducation risquent de devenir aussi important que ceux que vous connaissez en France ou dans d’autres pays d’Europe.

Tu as appelé cet album “It’s A Tensta Thing”, donc en quoi il représente Tensta et comment il te représente toi ?

Je l’ai appelé “It’s a Tensta Thing” pour montré aux gens que je pouvais réussir sans baisser mon pantalon, sans avoir à faire semblant d’être quelqu’un d’autre, sans avoir à me mordre la langue, ou minimiser l’importance de l’endroit où je vis. Il montre qu’on peut être fier d’être qui on est et de qui on a été en grandissant dans un quartier. Tensta est tout ce que je connais depuis mon enfance. Tout ce que je suis aujourd’hui vient des expériences que j’ai eu en grandissant à Tensta.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans cet album ?

Pendant que j’écrivais l’album, je me suis dit que je devais dire comment c’était réellement. Tout ce que j’ai écris dans cet album vient de mes expériences personnelles. J’écris sur les choses que je vois chaque jour. Dans un sens, c’est comme un journal où je parle de tout, de la ségrégation, de l’aliénation, des problèmes familiaux et comment j’ai du gérer avec mes expériences,et mes déceptions amoureuses. Cet album, c’est ma réalité.

Musicalement, tu vas dans plusieurs directions, pourquoi ce choix ?

Tout simplement parce que je suis influencé par beaucoup de genres différents, c’est ce qui m’inspire et ce que tu peux entendre ce reflète dans ma musique .Tout ce que je fais, c’est mélanger mes influences en un son unique.

Comment as-tu choisi tes producteurs ?

C’est là que mon bras droit et producteur éxécutif de l’album, Ears, entre en jeu.nous construisons et partageons un vision commune. On était tous les deux d’accord pour avoir des productions peu conventionnelles qui définissent les contours d’un son qu’on a décidé d’appeler Bloc Pop.

Presque 70% de l’album est produit par des producteurs de la maison Respect My Hustle comme Howard Who et Keione. En dehors de ça, on a travaillé avec Addeboy vs Cliff qui ont produit les deux singles “They Wanna Know” et “My Cool” et Leslie qui a produit mon troisième single “Before U Know It”.



Même question en ce qui concerne tes invités.

Tout d’abord, j’avais l’opportunité de travailler avec les autres artistes de Respect My Hustle. Eboi, qui est sur deux chansons et qui est incroyablement talentueux. Je peux vous garantir que vous l’entendrez de plus en plus dans un futur proche. D’autre part j’ai travaillé avec le chanteur Isay sur deux chansons et la talentueuse Spohia Somajo qui vient juste de sortir son premier album.

Tu peux m’en dire plus sur la chanson “Do The Right Thing” ? Tu as repris le titre d’un film de Spike Lee, comment ce titre t’as inspiré ?

La première chose qui m’a frappé avec ce film était le titre ! Ca m’avait fait une grosse impression et j’ai toujours eu envie de faire une chanson qui partirait de ça. Faire la bonne chose, c’est quelque chose qui paraît de plus en plus difficile à force d’y penser. J’ai voulu faire la peinture des perspectives d’un homme et d’une femme, d’une histoire d’amour honnête que vous pouvez envisager en voyant quelqu’un. Tout simplement, la chanson aborde des choses que j’ai pensé quand je ne savais pas quoi faire, sachant que tout de même mon but était de bien agir de faire le bon choix (Do the Right Thing).

Tu peux m’en dire plus sur 80’s Baby ? Pourquoi un hommage à cette décennie ?

This joint is my shit ! Je reviens sur comment on a grandi dans ces années, sur ces souvenirs qui me font sourir bizarrement. C’est ce sentiment que j’ai tenté de retranscrire en écrivant cette chanson. Toutes les couleurs, les jouets et les jeux Nintendo avec lesquels on jouait. Je pense qu’un tas de personnes qui ont grandi dans ces années ce que reconnaissent et savent de quoi je parle dans cette chanson.

Tu peux en dire plus sur la chanson “Dopeboy” ? Plusieurs fois tu répètes “Do I Look Like…” (Est-ce que j’ai l’air…), est-ce que ça signifie que tu parles des problèmes liés aux stéréotypes ? Si oui, lesquels et pourquoi ?

Oui ! L’année dernière, à un moment, j’en avais tellement marre d’être régler par ces stéréotypes que j’ai décidé d’écrire une chanson sur ce sujet. J’étais tellement gonflé à bloc que ça ne m’a pris que vingt minutes pour écrire mon texte. Je voulais écrire sur quelque chose que beaucoup de monde dont moi-même connaît,  grandir avec une couleur de peau et une culture différente des gens des classes moyennes “traditionnelles”.Les gens qui vivent dans les quartiers sont souvent regarder avec une certaine suspicion ou tout simplement regardé de haut. La chanson avec cette répétition de “Do I Look Like…” est une part de notre réalité, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la recherche d’un travail, ou la manière dont on nous représente dans les médias, on est toujours désavantagé. Je suis fatigué de tout ça !

Enfin, peux-tu m’en dire plus sur “Bangin’ On the System” ? Cette chanson paraît encore plus revendicative ?

Quand j’écrivais cette chanson, il y avait une série d’articles sur la ségrégation qui fleurissaient dans les journaux suédois. Depuis que j’habite dans un des quartiers de Suède où cette ségrégation se fait le plus ressentir, j’en ai été un des premiers témoins. J’ai juste tenter de capter ce sentiment de colère d’être étiqueté comme un citoyen de classe inférieure. J’ai voulu créer une sorte de réaction de ce monde en marge. Pour la vidéo, on a mis des cagoules aux jeunes du quartier pour renforcer ce sentiment d’anonymat qu’on a quand on vient d’un quartier. On est marqué comme des immigrants, Arabes, Africains ou Asiatiques, mais jamais comme des individus.

Ce titre était sur la compilation Scandinavian Hip-Hop Invasion. Pourquoi as-tu pris part à ce projet et penses-tu qu’il est possible d’unifier l’Europe en ce qui concerne le hip-hop ?

Je pense que les gens doivent se concentrer sur une scène basée sur les collaborations. Ce n’est plus tabou de passer les frontières musicales ou géographiques, alors pourquoi ne pas créer un élan ensemble comme ça se fait ailleurs. Tu vois toujours les gens faire ça aux Etats-Unis, Je pense qu’on doit le faire en Europe pour faire grossir la scène hip-hop.

Tu es actuellement aux Etats-Unis ? Quel est le but de ce voyage ?

J’ai été programmé pour un concert au DUB Car Show de San Diego avec Rick Ross, Holly Rae, Danity Kane, Lloyd et Young Berg. On a aussi un show programmé à Los Angeles pour le magasine Urb. Donc on a décidé d’emmener tout le crew pour voyager et se faire des connexions. On espère créer un bon mouvement derrière nous et de faire connaître notre nom.

Je sais que tes clips on été mis sur le blog très populaire de Perez Hilton qui avait dit que Kanye adorerait ton son. Alors as-tu eu de contacts avec Kanye West ou d’autres rappeurs américains qui auraient aimé ta musique ?

J’ai eu pas mal de contacts avec des gens qui travaillent avec lui, mais je ne lui ai jamais parlé personnellement. A part ça j’ai pas mal de contacts aux Etats-Unis de New York à Los Angeles. Certains d’entre eux ont participé aux séries de mixtapes de Respect My Hustle et d’autres vont y être. De partout les gens s’intéressent à mes chansons et cherchent à dépasser les frontières pour collaborer.

Tu peux nous en dire plus sur tes futurs projets ? Tu prépares déjà un nouvel album ?

Je travaille toujours ma musique même quand je suis en tournée. J’ai une nouvelle mixtape de faite et quelques nouveaux sons pour la sortie internationale de “It’s A Tensta Thing”.

Quand est-ce que tu viens te produire en France ?

ASAP ! Dès qu’on me programme je viens ! En attendant vous pouvez en voir plus sur moi sur www.myspace.com/AdamTensta

Merci à toi.

Merci

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English Version

Can you introduce yourself to the French audience?

My name is Adam Tensta and right now I’m living my dream. I released my debut album in Sweden in November 07. Since then, I´ve been touring, performing all over the country, as well as abroad. I’m 25 years old and I have a passion for words. I’m also in to things like video games.

When did you start to rap?

Words are a passion of mine and I’ve always loved to write. Even before I began writing lyrics and sharing them with an audience, I spent a lot of time with my pen and notepad just writing down what I felt. I was about 16 or 17 when I recorded a song for the first time. My friend and I wrote something for a DJ Premier Instrumental, it was Common´s 6th Sense and we recorded it in a studio some friends had hooked up. That was one of the first text I had written to music, so I got introduced to recording at an early stage. Hip-hop music was always around me. My older brother played it all day and all of my friends listened to it, so I guess that it was inevitable that I would get into it as well.

Who was your influences?

Growing up, my mother and my aunt played a lot of Bob Marley, so that was my first and to date biggest musical influence. Other than Bob Marley, I´ve listened to a lot of Nas, Mobb Deep and Boot Camp Click.

Now you still got the same?

In recent years I´ve broadened my musical taste by listening to everything from Norah Jones to Outkast. Good music is good music no matter how you chose to label it.

Can you speak me about your last album “It’s A Tensta Thing”. The first time that you entered in studio for the album, what was your project?

It all started with the plan to make the first official Adam Tensta mixtape, but after recording a couple songs, including “Bangin On The System,” we noticed that this material was too portraying and too influential to be on any mixtape. So instead we decided to record a whole album. One of the first tracks I recorded is called “Walk With Me” were I take people on a walk through my hood. I tell them about everything I see, smell and encounter during a regular day out here, so I actually got the whole “It´s A Tensta Thing” idea from that song.

My aim was to portray the world according to a regular dude living in the projects. I tried writing it without façade. Without having any thoughts of image in mind or being anything or someone I’m not. Just my honest take on things. I recorded the whole album in a booth no bigger than 1.5 square meters with the walls covered with egg-cartons. I and my right hand man, Ears, who is the executive producer on the album, recorded it during a couple of hectic months in the spring of 2007.

You added “Tensta” to you artist name. I know that’s because it’s the name or your street. Can you tell us how is the everyday life in a suburb in Sweden, ’cause in France we use to believe that Sweden it’s just blondpeople who’s living in the snow.

First of all I have to explain to you what Tensta is. It’s a project in Stockholm, ’bout 20 minutes from the central parts of the affluent downtown which is known as one of the most gorgeous capital cities in the world. Similar to other projects in the outskirts of many of the cities in Sweden, the inhabitants are of mixed ethnic backgrounds. Back in the early 70´s the government founded “the million housing project” designed to house the increasing number of foreign workers that were invited to come to Sweden. Later these projects also became the place were they placed refugees, at first from Turkey and Iran, later from other war ridden countries such as Yugoslavia, Iraq and Somalia. So you see, it´s not that unlike other projects you can find in any given place in the world today. People living out here have always been on “the outside”, trying to fit in as best they can. The reality of things is that it´s probably getting worse in terms of segregation. This means that core issues such as employment and education are at risk of becoming more similar to the situation you are familiar with in France and other parts of Europe today.

You call this album “It’s A Tensta Thing”, so how does it represent Tensta? And how does it represent yourself ?

I named the album “Its´s A Tensta Thing” because I wanted to show people that it could be done without pulling my pants up, without having to become anybody else, without having to bite my tongue or downplay the place I´m from. It´s about being proud of who you are and what you´ve been through growing up in the projects. Tensta is all I know, since I spent my childhood here. Everything I am today is colored by my experiences, growing up in Tensta.

Can you tell us which themes you treated in this album ?

While writing the material for “Its A Tensta Thing,” I came to the conclusion that all I have to do is say it how it really is. Everything I write about in this album stems from my personal experiences. I write about things I see everyday. In a way, it’s like a diary were I touch on everything from segregation to alienation to family issues, like how I’m handling being away from my siblings and my experiences and regrets of love. Straight up — this album is my reality.

Musically you go in lot of different directions? Can you explain us why you did this choice?

It’s simply because I’m influenced by many different genres, what I’m inspired by and listen to is reflected in my music. All I do is merging my influences into one sound.

How did you choose the producers?

This is where my right hand man and executive producer of “It´s A Tensta Thing,” Ears, comes into play. We share and build visions together. We both agreed on pushing the production in a somewhat unconventional way, laying the outlines to a sound we chose to call Bloc Pop.

About 70% of the album is produced by in house production Major Factors on Respect My Hustle Enertainment, Howard Who and Keione. Other than that we worked along side Addeboy Vs.Cliff who produced the first two singles “They Wanna Know” and “My Cool” and Leslie who produced “Before U Know It” which was my third single.



And the guests?

First of all I had the opportunity to work with the other artist signed to Respect My Hustle Entertainment, Eboi, and he is featured on a couple of tracks. He is incredibly talented and I can guarantee that you will hear a lot more of him in the near future. Other than that, I worked with the singer Isay on a couple of the joints and talented Sophia Somajo, who recently also released her debut album here in Sweden.

Can you tell me more about “Do The Right Thing” song? You took the name of a Spike Lee’s movie, so how does it inspired you for this song?

The first thought that struck me about that Spike Lee movie was the title. It made a big impression on me and I´ve always wanted to make a song based on that. To do the right thing, is something that seemingly gets harder and harder the more you think about it. I wanted to paint a picture from both his and her perspective, an honest love story about what you may think when seeing someone. Or, at least things that I thought about in times when I didn’t knowing what to do, when the only thing I knew was that I wanted to “Do The Right Thing.

Can you tell me more about “80’s Baby” song? Why did you make an homage to this decade?

This joint is my shit! Looking back to how it was growing up in the 80´s always makes me smile in some strange way. It was this feeling that I tried to capture when writing 80´s Baby. All of the colors, the toys we played with and the Nintendo games we played. I think alot of people recognize what I’m talking about since they´re 80´s babies as well.

Can you tell me more about “Dopeboy”? Several times you repeat “Do I Look Like…”, so does it mean that you speak about some stereotypes in this song ? If “Yes”, which one and why?

Yes! At one time last year I got so tired of running in to these stereotypes that I decided to write a song about it. I was so fired up that it only took about 20 minutes to write my verses down on my laptop. I wanted to reflect on something that I know a lot of people can relate to, growing up with a different ethnic back round than the regular old, blond middle class stereotypical Swede. People that live out in the projects have always been looked upon with suspicion or simply looked down on. The song and the repetition of “do I look like” is a part of our everyday reality, from the simplest of job applications and following job interviews to how people are portrayed in media, we always seem to draw the shortest straw. I’m just so tired of it!

Can you tell me more about “Bangin on the system” ? It seems to be a more revendicative song?

Around the time I wrote “Bangin On The System” there had been an article series in the newspapers as well as editorials discussing segregation in Sweden. Since I live in one of Sweden’s most segregated areas this was something I witnessed first hand. Again, in writing the song I just tried to capture that feeling of anger toward always being labeled a lower class citizen. I wanted to provoke some kind of reaction from the outside world. For the video we dressed up the kids in the neighborhood with ski-masks to further enhance a feeling of anonymity many of us experience in the projects. We get labeled as immigrants, Arabs, Africans, Asians and so forth, never as individuals.

This title was on Scandinavian Hip-Hop Invasion compilation. Why did you take part to this project ? Do you thinl it’s possible to unify Europe for Hip-Hop?

I believe that people need to focus on building a hip hop-scene based on collaboration. It’s no longer taboo to cross musical or geographical boarders, so why not build momentum together like they do overseas. You always see people in the U.S. working together, drumming up their whole click and pushing each other. I think that’s what we need to do in order for the scene to grow in Europe.

You’re actually in the US if I understood well, what’s the aim of this journey?

I was booked for a gig at the DUB Car Show along with Rick Ross, Danity Kane, Holly Rae, Lloyd and Young Berg in San Diego. We also had a show booked in L.A for Urb Magazine so we decided to fly the whole crew out there, just to connect with people. Hopefully we got a good grassroots movement going and were able to spread our name.

I know that your videos were released on Perez Hilton’s blog who said that Kanye’s gonna love your sound. So do you have contacts with Kanye or with other US rapper who appreciated your sound?

I have contact with some of the people Kayne work with, but I´ve never spoken to him personally. Other than that I know people all over the U.S, from New York to L.A. Some of them have featured on our Respect My Hustle mixtape series and some of them will in the future. People overseas are getting more and more in tune with my sound and are looking for ways to collaborate across boarders.

Can you tell us more about your upcoming projects? Do you already preparing a new album?

I’m always working on new material parallel to being on tour. I’ve got a new mixtape done as well as new cuts for the international release of “Its A Tensta Thing.”.

Last question, When do you come in France for a show?

ASAP! Soon as you book me! Check out more music and videos from Adam Tensta here on Myspace.com/AdamTensta

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