Ouvrir le dossier Lil’ Wayne c’est faire face à un cas atypique et complexe d’artiste. DaWayne Carter, enfant de la Nouvelle-Orléans à 25 ans dont 13 dans le rap ce qui lui amène une solide expérience pour son âge. Lil’ Wayne c’est aussi une personnalité difficile à cerner, gamin des rues peut-être abusé sexuellement (c’est du moins ce qui est revenu plusieurs fois) il a fréquenté l’université alors que sa carrière était déjà bien lancée. C’est peut-être à cause de ce dernier aspect qui fait qu’il a été très vite repéré comme un artiste aux textes de haute volée, ce que les observateurs n’étaient pas habitués à voir du côté du Sud.

Depuis bientôt deux ans, on ne peut plus rater Lil’ Wayne. Celui qui à l’ordinaire se faisait plutôt rare est devenu incontournable, indéboulonnable, impossible à enlever… Weezy a été pendant longtemps un ovni dans le milieu rap américain. Repéré dès l’âge de 11 ans par Baby, le gamin des faubourgs désoeuvrés de la Nouvelle-Orléans, se tire par accident dans la poitrine avec l’arme de son beau-père. Il signe tout de même chez Cash Money à 12 ans après avoir squatté des jours entiers les locaux du label, faisant preuve d’une rare détermination à cet âge. Malgré tout il continue de traîner dans la rue et en apprend les rudiments. Jusque là me direz-vous, une enfance malheureusement presque normal dans un quartier défavorisé du sud des Etats-Unis.

Lil’ Wayne n’en est pas moins un personnage atypique, ne serait-ce que par son parcours. Il commencera officiellement en 1997 avec les Hot Boyz et ce pour trois albums et un succès national pour ce super-groupe formé par Cash Money Records et composé de B.G., Turk , Juvenile et lui-même le plus jeune de la formation. Mais c’est en solo que Lil’ Wayne va exploser aux yeux de l’industrie du rap outre-Atlantique. En 2004, son classique ultime Tha Carter atteint le million de ventes dans le monde sans l’imposant appareil promotionnel de son troisième opus. Plus qu’un simple succès commercial, c’est aussi un succès d’estime énorme pour Mr. Carter. Il impose un style et surtout des textes qui en font une exception dans le rap sudiste souvent très superficiel. Malgré tout, il fréquente l’université, chose rarement vu chez un rappeur ou tout simplement un artiste déjà auréolé de succès. Dans la foulée de Tha Carter, Lil’ Wayne sort la suite nommé logiquement Tha Carter II qui contient le tubesque Fireman. Nouveau succès. Weezy toujours encadré de Baby “Birdman”, boss de Cash Money et quasi-père de substitution  (Lil’ Wayne a perdu son père à 12 ans et son beau-père à 16 ans), mène sa carrière de mains de maître sachant faire apprécier chacune de ses sorties notamment sur des collaborations avec Ms Dynamite, Robin Thicke ou Fat Joe.

Cependant Wayne va très vite comprendre à quel point son talent est apprécié. C’est à ce moment là vers 2006 que l’on commence à craindre pour le futur opus de la série Tha Carter. Il va enchaîner les featurings en quantité industrielle. On en recense plus de 130 sans compter les freestyles et chansons lâchées sur des mixtapes que les dj’s ne se sont pas gênés de sortir avec son nom. Chaque semaine on a eu le droit à 2 ou 3 mixtapes faisant référence à Weezy F Baby, sans compter simplement les mixtapes où il figurait simplement en playlist. Très vite les fans de Lil’ Wayne mais aussi les observateurs se sont inquiétés  de cette omniprésence pour la qualité du futur album. Car si Lil’ Wayne a eu ce succès pour ses deux premiers opus c’était entre autre de part sa rareté qui faisait apprécié plus facilement la qualité de ces couplets. Lil’ Wayne lui s’étale dans la presse en avouant adoré faire de la musique pour les autres. Logique quand on sait jusqu’à quel point le prix d’un featuring avec un des rappeurs au plus gros buzz jamais connu peut monter très haut. Wayne ne s’en est jamais caché.

Le problème de cette technique déjà utilisée par un grand nombre d’autres artistes, c’est que souvent on a l’impression que Lil’ Wayne s’essoufle et surtout qu’il perd de son aptitude à être tout simplement musical. Son album commun avec Birdman titré “Like Father Like Son” et sorti fin 2006 en avait pourtant rassuré plus d’un. Mais pourtant plus on se rapprochait de la sortie de Tha Carter III plus l’inquiétude s’est faite ressentir en témoigne certaines collaborations désastreuses comme celles pour Enrique Iglesias, Wyclef Jean, Fat Joe sur “The Crackhouse” ou plus récemment sur “Out Here Grindin'” de DJ Khaled où son couplet a été remplacé par un couplet de Young Jeezy. On peut aussi pensé à tous les morceaux annoncés comme des singles et qui au final ne se sont pas retrouvés sur l’album. On ajoute à cela des sorties dans la presse pas toujours bienvenues comme la dernière en date sur les dj’s et les mixtapes. Son insulte aux dj’s en a énervé plus d’un dont DJ Chuck T qui a laché 10 jours avant la sortie Tha Carter III sur le net. A trop être présent Lil’ Wayne en vient à péter les plombs ce que certains attribuent à son addiction au Sizzurp.

Reste que Tha Carter III bat tous les records et a atteint le million de ventes en une semaine aux Etats-Unis. Cependant, à part pour certains amis de comptes en banque comme Diddy ou Kanye West pour qui l’album est déjà un classique, c’est loin d’être l’avis de beaucoup d’autres auditeurs dont nous à Streetblogger. Tha Carter III ne fait pas du tout l’unanimité. C’est pourquoi que nous avons eu l’idée de proposer notre version de Tha Carter III. Les seules règles étant de choisir parmi les morceaux de Lil’ Wayne enregistrés entre 2006 et 2008 exceptés les remix et les freestyles. On a donc choisi parmi ses morceaux solos et ses collaborations avec pas plus de deux personnes. mais aussi bien sûr dans les morceaux de Tha Carter III. Voici donc les playlists proposées par Sagittarius et moi-même :

Tha Carter III by Big Ad :

1.Action

: le bonus de la version anglaise de Tha Carter III, où Weezy est en roue libre et joue plutôt bien de l’autotune sur une instrumentale festive.

2. Lighting Up My (La La La) : un morceau totalement mélancolique incarné par les voix des enfants aux refrains et celles des femmes samplées durant tout le long des couplets. Weezy rend hommage à la Nouvelle-Orléans et redescend sur terre sur ce morceau. Il se remémore son enfance dans les rues de N.O. et cette performance aurait valu largement sa place sur Tha Carter III à ce morceau. Au passage l’instrumentale n’est pas l’oeuvre de DJ Premier comme il était indiqué sur le net, mais celle de Develop et Infamous.

3. Eat You Alive (f/ Ludacris) : on ignore de quand date réellement ce morceau. Annoncé sur Tha Carter III, certains disent qu’il date de 2004 et de la période du premier album. De plus si quelqu’un a reconnu Ludacris faites-nous signe ! En tout cas le morceau reste très bon car Weezy y lâche un flow très fluide qui glisse sur une instrumentale faite pour poser ses lyrics dans un élan rapide.

4. Over Here Hustlin (f/ Birdman) : le Carter III idéal n’aurait pu se passer de Birdman, le père de substitution de Lil’ Wayne. Pas pour son talent mais tout simplement pour la place que celui-ci occupe l’homme oiseau auprès de Weezy. Ce morceau tiré du l’album commun du mentor et du disciple surdoué, est un des meiileurs de leurs multiples collaborations. Weezy montre parfaitement qu’il peut imposer son délire hustler tout en respectant les formats de la production et avec des refrains et des couplets limités en temps.

5. Shooter (f/ Robin Thicke) : Lil’ Wayne se retrouve sur un morceau complètement influencé par le blues de son sud natal. Il éclate sur cette production magnifique et très travaillée. On retrouve Robin Thicke présent sur Carter III avec Tie My Hands beaucoup moins inspiré. “Shooter” reste le summum de leurs multiples collaborations et même des collaborations de Lil’ Wayne et s’est retrouvée sur les albums des deux artistes, c’est l’explication de sa présence sur ma version du Carter III.

6. Gossip : annoncé comme le premier extrait du futur Carter III, Gossip reste un morceau à la hauteur du charisme de son interprète qui écarte toutes les rumeurs qui ont couru sur lui il y a environ un an. A noter l’énorme deuxième couplet de la chanson.

7. I’m Me : autre ex-futur single de Carter III que Wayne avait interprété il y a un an au BET Awards. Ce morceau se veut la définition de Lil’ Wayne. Ce dernier s’applique parfaitement à la rendre la plus claire possible et accouche d’un bon morceau totalement egotrip.

8. Shoot Me Down (f/ D. Smith) : LE MORCEAU du Carter III. Complètement barré dans ses délires de star trop haute pour être touché, Wayne nous touche avec ses délires mis en exergue par l’excellent refrain de D. Smith. Le délire termine en apothéose sur un solo de guitare bref mais débridé. Enormissime !!!

9. Catch Me If You Can (f/ Jody Breeze) : chanson du peu connu de Jody Breeze avec une production rythmée par de discrètes notes d’orgues. Lil’ Wayne lâche un couplet digne de son rang. Ajoutons à cela la prestation solide de Jody Breeze et on obtient un très bon morceau malheureusement tombé assez tôt aux oubliettes.

10. Hollywood Divorce (f/ Outkast & Snoop Dogg) : Morceau d’Outkast sur la BO d’Idlewild. C’est sur type de morceau porté par des personnalités atypiques que Lil’ Wayne sait se donner à son maximum. Preuve en est son couplet de haut niveau. Un tel morceau aurait aussi eut sa place sur le Carter III idéal pour ses featurings prestigeux. En effet qui refuserait Snoop et Outkast sur son album ?

11. Damn I’m Cold (f/ Bun B) : sur le dernier album de Bun B (dont vous pouvez lire la chronique ici) on retrouve Chops à la production avec là encore des orgues en fond sonore ainsi qu’une guitare ultra efficace. Lil ‘ Wayne se déchire pour Bun B et livre un couplet et demi ce qui prouve que cette chanson est une vraie collaboration. Weezy multiplie les phases tranchantes et retrouve son talent quelque peu égaré sur d’autres collaborations.

12. Lisa Marie : Lil’ Wayne se replonge dans l’art du storytellin’ avec brio sur ce morceau à l’ambiance mystérieuse et soupçonneuse. Rajoutez à cela la manière assez old school pour Lil’ Wayne d’aligner ses couplets et on obtient un très bon morceau. Cela se voit à sa manière de toujours commencer et terminer ses couplets par les mêmes phases.

13. Me & My Drink (f/ Short Dawg) : en duo avec Short Dawg, le jeune loup de chez So So Def, Weezy rend un hommage aux boissons dangereuses comme le fameux sizzurp. Il cite tous les épisodes dramatiques liés à la consommation de cette boisson (cf: Ce sirop qui empoisonne le rap game). Pour accentuer le propos Weezy pose tel un ivrogne, c’est à dire sans ouvrir la bouche en ajoutant l’autotune histoire de bien faire comprendre l’effet de cette boisson sur lui. Pas forcément une grande idée en ce qui concerne le thème des textes, mais encore une fois la manière est là. Mieux elle caractérise parfaitement la décadence que Lil’ Wayne aime faire paraître.

14. Dr Carter : l’un des meilleurs morceaux de Tha Carter III aidé par une composition de Swizz Beatz très jazzy. Lil’ Wayne y joue un médecin qui doit ranimé le hip-hop chez trois patients. Il se fait parfaitement au beat et le survole totalement pour rendre ce morceau très bon.

15. Pussy Money Weed : Des textes comme seul Weezy sait faire. C’est-à-dire bourrés de métaphores et d’images autour de sex, de drogue et d’argent. On ne sait vraiment jamais quand il parle d’un des trois éléments de manière exclusive dans ses couplets. Ce morceau reste énorme malgré la douceur de sa production. Lil’ Wayne l’élève comme il sait très bien faire avec un flow et des textes qui marquent puis s’évaporent comme un nuage de fumée, une femme fatale ou de l’argent.

16. In The Hood (f/ Brisco) : ce serait le street single du Carter III. On retrouve Brisco déplorable sur le vrai Tha Carter III. Ce morceau est beaucoup plus énergique et brut. Weezy s’y lâche sans problème et rend encore un couplet et demi d’un bon niveau.

17. Let The Beat Build : sur un air de gospel mis en musique par Kanye West et Deezle, Weezy lâche son flow par rafales aux débits parfois intenses, parfois plus lents. Encore une fois il n’y a aucune organisation dans la chanson, pas de refrain ou de couplet distinct à l’image des dernières inspirations de Wayne c’est-à-dire complètement débridées et parfois agréables à écouter. C’est le cas de ce morceau.

Au final sur ce Carter III idéal on retrouve pas mal d’ingrédients présents sur le vrai Carter III mais qui exploitent mieux le talent de Weezy. Cependant sur la version commercialisée, Lil’ Wayne a repris des formules déjà utilisées ces deux dernières années. Il les a part quelques rares exceptions (Shoot Me Down) rarement améliorées. Le Carter III idéal, garde à peu près le même principe que sa version officielle, mais propose des morceaux plus frais ou plus à même de faire apparaître le talent que Lil’ Wayne a usé ces dernières années à aligner les mesures pour mieux aligner son argent. En ce qui concerne les featurings on est pas en reste puisqu’on retrouve Bun B, Snoop, Outkast, Ludacris ou Robin Thicke pour les pointures. Brisco, Jody Breeze,Birdman ou Short Dawg représentent le Sud dont Lil’ Wayne à su se démarquer durant sa carrière. On traverse tous les états que Lil’ Wayne nous a habitué a retranscrire, trance et décadence sur Shoot Me Down, Action, I’m Me et Let The Beat Build. Mélancolie sur Ligthing Up My. Amour pour les substances illicités et les mondes interlopes sur Me & My Drink, Lisa Marie, Pussy Money Weed et Over Here Hustlin. Sons street sur In the hood et Damn I’m Cold. Créations atypiques sur Hollywood Divorce et Eat you Alive. Tous ces sentiments comme mille routes qui se croisent à l’image de l’instabilité de Lil’ Wayne. Sur le vrai Carter III, c’est l’image rockstar qui est presque constamment mise en avant et cela ne reflète pas Weezy F Baby dans son entièreté. Avec ce disque pourtant consacré au niveau des ventes, on sent Lil’ Wayne toujours insaisissable mais dans un délire d’autodestruction avérée laissant presque présagé que le prochain album sera posthume. Pour l’occasion je vais faire une rime (pourrie) :”Lil’ Wayne freine !” .

Tha Carter III by Sagittarius

Avec un buzz monumental qui n’en finissait plus de grossir, je crois avoir souffert d’une overdose de featurings de Lil Wayne, ce qui peut justifier pourquoi j’ai été énormément déçu par le 3e volet de la trilogie Tha Carter. J’en avais suffisamment déblatéré à ce sujet sur ma chronique personnelle (lisible sur mon blog en cliquant ici). Du coup, j’ai été tout de suite intéressé par l’idée de Big Ad, celle de confectionner mon “Carter 3 idéal” que je songe d’ailleurs à graver sur CD pour mon usage personnel. Vous remarquerez certes quelques similitudes avec le tracklisting d’Adrien (preuve que nous avons de bons goûts en commun), mais il ne m’a pas fallu plus d’un quart d’heure pour customiser la mienne.

1. « 1000 Degreez » : une intro assez classique avec ce titre qui avait été leaké sur le Net durant l’été 2007. J’ai hésité un instant avec “I’m Me”, plus conventionnel dans l’idée de présentation, mais j’ai davantage kiffé cette track, d’autant plus qu’il fait référence à son 2e solo 500 Degreez pendant l’ère des Hot Boyz. A l’heure où l’on parle d’une réunification du sulfureux groupe de la Nouvelle-Orleans, je ne vois pas d’autres titres pour introduire “mon Carter 3”.

2. « Mr Carter » feat Jay-Z : Un de mes morceaux favoris du ‘vrai Carter 3’, où Lil Wayne est réuni avec le véritable ‘best rapper alive’ sur une prod de Just Blaze. Tout un symbole, les deux se valent sur cette démonstration de MCing malgré un seul couplet de Jigga.

3. « Rock Star » (avec Chamillionnaire) : avec Big Ad, on se disait souvent que Weezy se prenait trop pour une rock star sur scène et dans ses clips. La preuve avec ce titre bien hard-rock extrait de Ultimate Victory de Chamillionnaire. En plus d’une bonne collaboration, c’est un morceau qui décrit bien ce qu’il est, comment il se comporte, c’est assez emblématique de sa personnalité.

4. « Shoot Me Down » : un des autres morceaux que j’ai retenu de Carter III. Je trouve sa prestation très bonne dessus, aussi parce qu’il n’en fait pas trop. Sobre et efficace.

5. « Pop Bottles » (avec Birdman) : C’est un des singles de 5*Stunna de Birdman, un son crunk infectieux sur laquelle Wayne pique la vedette à son ‘père spiritiuel’ comme j’aime l’appeler. Je n’ai pas écouté Like Father, Like Son, donc je me suis plutôt focalisé sur cet album-là. De plus, ça apporte une vibe sudiste qui manque cruellement au Carter III.

6. « Lollipop » remix feat Kanye West : Avec tout mon immense respect pour Static (RIP), je suis navré d’affirmer que je préfère le remix avec Kanye West en mode autotune. Je le trouve meilleur que la version originale à mon avis, voilà. Ce remix est très bien réalisé parmi tous ceux que j’ai entendu.

7. « Dr Carter » : mon morceau préféré de Carter III, de loin. Lil Wayne porte la blouse de médecin urgentiste sur ce titre où il réussit à ressusciter le hip-hop au dernier couplet. Le truc qui fait toute l’ambiance de cette chanson, c’est ce sample de David Axelrod admirablement utilisé par Swizz Beatz. Incroyablement renversant comme morceau, l’un des plus grands morceaux de la carrière de Weezy F pour moi.

8. « Breakin My Heart » (avec Little Brother) : Un des featurings qui m’a marqué. J’ai été choqué au début de voir Lil Wayne faire une figuration avec des MCs non-mainstream. Je me suis même dit que c’était carrément abusé de nourrir son omniprésence dans le rap game ou d’en profiter mais j’avoue avoir été emballé par sa prestation. Cette collabo avec les LB (et produite par 9th Wonder) est un fait très rare pour être signalé donc j’ai voulu en retour marquer le coup, car finalement j’ai trouvé la démarche honorable.

9. « All Night Long » (avec Robin Thicke) : Big Ad a repris “Shooter”, superbe mise en scène d’un braquage à main armé, mais comme il était déjà sur Carter II et que j’ai pas trop été emballé par “Tie My Hands”, j’ai choisi finalement “All Night Long” (extrait de Evolution of Robin Thicke), plus entraînant pour nous emmener en soirée chic. Ce qui est bien avec ce titre, c’est que Lil Wayne a un temps de parole équivalent à celui de Robin, ça rend la collaboration plus vraie qu’une simple apparition promotionnelle.

10. « Hello Brooklyn » (avec Jay-Z) : Au début, je détestais ce titre, il gâchait tout sur American Gangster de Jay-Z. Je le vois plus effectivement sur Carter III. D’ailleurs je crois qu’à l’origine ce morceau en guise de clin d’oeil au King of New York était destiné à Carter III, si on l’en croit les rumeurs. Le beat sudiste qui incrémente un sample des Beastie Boys, ça rebondit sur la vibe Eastcoast de ce Carter.

11. « Barry Bonds » (avec Kanye West) : Je me cantonne encore dans le côté East (prod de Nottz co-produite par Kanye) avec cette démonstration de MCing plutôt bien faite sans être exceptionnelle. Comme pour Jay-Z, ça fait déjà 2 feats pour Kannizzy mais bon, je préfère ça que sa ballade avec Babyface.

12. « Hollywood Divorce » (avec Outkast feat Snoop Dogg) : l’un de mes couplets préférés de Wayne de ces 2 dernières années. Il apporte un côté conscient dans son rap et j’ai apprécié cette facette que je ne lui connaissais pas. On sent qu’il a été marqué à ce moment-là par l’ouragan Katrina. En plus, il y a les Outkast et Snoop Dogg, donc plus de valeur ajoutée au morceau.

13. « You » (avec Lloyd) : j’arrive dans la partie r&b de “mon Carter 3”, à commencer par ce ‘best of both worlds’ sympa avec Lloyd. Un single qui date de l’été dernier mais qui peut se ressortir quand il ne fait pas trop couvert pour sortir couvert (hum).

14. « Gimme That » (avec Chris Brown) : Pareil ici lorsqu’il s’affiche aux côtés de Chris Brown pour draguer les minettes sur une prod de Scott Storch.

15. « Sweetest Girl » (avec Wyclef et Akon) : Sur ce titre, comme pour “Hollywood Divorce”, j’ai beaucoup aimé le couplet de Lil Wayne. Carter III est très diversifié mais pas comme je le voudrais, je rectifie le tir avec un titre un peu exotique et ensoleillé qui traite d’un sujet grave.

16. « Damn I’m Cold » (avec Bun B) : une de ses dernières collaborations que j’ai surkiffé. Il partage le mic avec Bun B sans surjouer, il excelle comme il en est capable de le faire. Il a tellement fait de feats (et des fois bien indigestes), que là, je crois avoir trouvé une petite perle. Et puis avoir Bun B comme tonton sur cette track…

17. « Eat You Alive » (feat Ludacris) : Une chute de studio produite par Just Blaze (à vérifier) qui devait figurer sur le tracklisting de Carter III. Je n’ai pu écouter ce morceau qu’une seule fois (sur un site) mais j’ai été suffisamment traumatisé pour m’en souvenir. Je crois qu’il devrait se trouver sur le prochain Ludacris, je l’espère en tout cas !

18. « Gossip » : je termine avec cet extrait de son EP The Leak. Les médias pensaient qu’il s’agissait d’un diss envers 50 Cent mais vu qu’il a un buzz plus impressionnant que le sien en ce moment, ça paraît bien secondaire. Mais il y a tout de même des ‘subliminal shots’ qui font mouche, je garde les clash pour la fin en général.

Vous remarquerez que je ne retiens pas “A Millie” sur ma version personnalisée. S’il existait un méga-remix contenant les meilleurs freestyles de rappeurs sur cet instru, je suis preneur ! A vrai dire, Lil Wayne est tellement prolifique qu’il a laissé quelques de ses meilleures cartouches sur ses mixtapes aussi (et je ne les ai pas écoutées pour éviter de finir nauséeux).

N’hésitez pas à proposer vos versions.

Peace

Adrien aka Big Ad et Sagittarius -Streetblogger.fr (vos serviteurs)-

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