Le Hip Hop est une culture, et si nous couvrons beaucoup la musique, les MCs et les Djs, nous n’en oublions pas pour autant d’autres acteurs comme les graffeurs. Aussi, je vous propose de visiter avec vous l’univers de FREDDISH, artiste multiple : Graffeur, sculpteur, responsable d’un atelier d’artiste situé dans le 92 (Malakoff).

Peux tu te présenter ?

Je suis artiste sculpteur et peintre, avec un travail qui est issue de la génération qui concerne beaucoup les origines qui sont les graffitis, et l’influence qui est dans les mangas, comics et la science fiction : tout ce qui nous a bercé : les choses que petit je ne voyais pas dans les musées, et cela m’a toujours dérangé de ne pas voir de gros Goldorak : et voila le but est de les mettre dans les musées.

C’est une longue démarche : cela fait 15 ans que je bosse dessus : j’ai commencé avec l’Ecole de la rue : qui nous a appris à travailler dehors, et appris à placer des graphs lachés dans la rue jusqu’à ce qu’ils disparaissent par le temps ou lavés par la Comatec, et après en sculpture, le principe est de faire un peu la même chose : justement en prenant des ronds points de force, sur le principe des artistes comme le 1%, de faire ce genre de chose en trois dimension (3D), cela se rapproche aussi de L’art de rue que l’on peut voir chez “Rosa” et les “Royal Deluxe”, qui sont des inlfuences directes(je pense aussi), ils nous ont un peu ouvert la porte de la rue : et nous on voulait le traiter avec notre culture, qui est quand même très très modernisante on va dire car faite avec beaucoup d’images : Matrix, stawars, des choses comme ça, avec aussi des robots ……….être un peu moins Mad Max 2 et plus définition manga et des choses comme cela.

Ton univers ? :

ça a commencé assez jeune en fait, un peu avant le Hip Hop, dans les années 82-83 à Paris, jeune on faisait du Roller, c’était un univers assez Punk, on a commencé à faire des pochoirs …. on pouvait rentrer dans le métro et faire tout un tas de conneries (à l’époque c’était moins “banditiste”, c’était plus la déconne) et donc on a commencé à faire des pochoirs et des choses comme ça, jusqu’à le Hip-Hop et le graffitti arrivent : Ça a été vachement transporté par des personnages comme Bando,Mode2…..avec un terrain signalétique qui était Stalingrad : pour ma part j’étais plus artiste du sud : dans les graffeurs ont étaient un peu les nuls(rires) : on se faisait taper les bombes, mais bon assez vite on a eu un bon rapport, ensuite je me suis dissocié un peu du graffiti et du monde du mur.

J’ai eu la chance de travailler avec des artistes, qui avaient pignon sur rue, avec galeries et musées, avec lesquels j’ai appris la sculpture, et ma culture a grandi au niveau artistique : je suis devenu plus tolérant on va dire. Le truc n’était pas du tout de quitter cet univers : mais poser la 3Dimension dans l’art urbain, l’art de rue : sans jamais arrêter de peindre non plus : à la bombe c’est vrai que moi je faisais plutôt des remplissages(pendant que les autres lachaient des choses), j’étais un peu plus jeune et je ne contrôlais pas trop la bombe : c’était pas trop mon outil, à part pour faire des fond, j’ai toujours travaillé beaucoup travaillé le pinceau, mais plus en solitaire : mais je l’ai moins montré.

Là actuellement je fais une peinture : que j’ai mis des années à sortir, je lui ai donné le titre : NIGHTMARE (cauchemar en français) : où il y a plein d’inconscient, de conscient et en même temps très influencé par les images que j’aime voir : il y a énormément de sciences Fictions, de Bandes dessinées, de fesses, de choses et d’autres (rires).A voir.

” La prochaine exposition : “Night Mare” aura lieu on espère bientôt : voici des extraits de quelques unes des toiles : : c’est un univers incroyable où les cauchemars ressemblent aux comics Us et qui mérite d’être sur nos murs : mattez donc cette sélection de toiles…”

Freddish et une des toiles de la série “Nightmare”

Une autre :

Quelques détails de la précédente toile :

Encore une toile :

Mieux que des mots : découvrez les toiles de cette série Nightmare; qui sera on l’espère rapidement exposé ! (press Play ci dessous)

Sinon, j’ai travaillé pendant un bout de temps sur les effets qu’on peut retrouver qui font penser à la mer tout en reprenant des motifs ancestraux : en fait il m’est venue une idée : de prendre, de m’inspirer de beaucoup de motifs ethniques que j’ai découvert par des bouquins ou par les voyages et de les traiter avec ce trait qu’on a plus dans le graffiti, dans la bande dessinée, qui est le contour. J’ai tout un travail qui est un hommage un peu à tous les traits ethniques et peintures que elles j’ai beaucoup montrées.

J’aime bien aussi dans le rapport humain avoir un contact avec la personne, j’ai beaucoup pratiqué les portraits lors de mes déplacements ( autant dans le métro ou dans les avions), en fait de là m’a donné l’envie en 2002 de faire toute une série de portraits : je me suis amusé à reprendre des parures ethniques, et à pas forcément mettre des personnages qui collent sur les parures pour certains oui mais pour d’autres non : pour certains avec des amis (à qui j’ai par exemple collé un costume du Nicaragua…): et pour d’autres avec les “vrais” modèles : cela c’est encore un autre coté de ma peinture. Ci dessous un avant gout des portraits (d’autres seront visibles plus bas dans cet article)

Toutes ces peintures là m’ont amenées à la peinture que je fais maintenant ou je mélange un peu tout. Je ne travaille plus en couleurs : je reste en bichromie au niveau de mon traité : je ne travaille que sur une histoire de ton : avec des fonds colorés pour quelques unes, mais toujours avec un travail entre blanc et noir (c’est la série de tableaux Nightmare). Ce qui m’amuse dans cette peinture c’est que la personne ne voit pas tout de suite les différentes facettes de ce qu’elle est en train de voir : que l’oeuil se balade et qu’il ait du mal à se fixer sur un point précis, il y a beaucoup d’informations, d’autres sont finis et sont assez clairs, d’autres sont plus subjugués, après c’est une toile qu’il faut lire pendant un certain temps. C’est un peu ma vision de tout ce que j’ai fais avant : ce n’est pas forcément visible pour les autres : moi dans ma peinture c’était une construction ! on peut retrouver mon portrait, on peut retrouver mon hommage au traité ethnique et mes sculptures. Ces toiles Nightmare sont un peu le lien que j’ai trouvé entre mes œuvres.

Une étape importante dans ton parcours : c’est ton exposition que tu as nommé “Ethnik” : peux tu nous en parler un peu plus ?

Mes motifs ethniques : pour moi vous voyez les choses organiques tels que les univers qu’on peut retrouver dans Alien, dans tout un tas de choses, qu’on peut développer quand on est au téléphone et qu’on est en train de griffonner sur un papier, et bien ça en fait , c’est motifs là viennent en partie en premier moteur de ces choses là, et ensuite d’observation par rapport à d’autres motifs, en fait c’est ce coté répétitif pour former des motifs. C’est plus précisément un hommage à tous ces motifs que l’on peut retrouver de part le monde, en Europe chez les gothiques, chez les aborigènes, chez les aztèques, en Birmanie, en Asie, en Afrique… où vous voulez en fait : on a toujours le fond du motif ethnique : c’est toujours un peu un hommage à tous ces traits sublimes, aux parures qu’on a toujours rêvé d’avoir : et de les traiter avec un trait qui est plus propre à notre génération, à mon identité aussi, c’est à dire que la BD nous a bien marqué au niveau du cerné, le graffiti aussi : et donc tous ces motifs retraités, c’est entre un vieux motif ancestral et en même temps une fresque graffitique : entre les deux et dans ces motifs, le but est que l’œil ne s’arrête pas de suivre des lignes : aucun trait n’est pareil : comme dans la nature avec les branches et tout ce qui est organique. Maintenant au niveau de mes portraits que je vais traiter de manière assez coloré et d’une façon naïve au niveau des personnages, c’est volontaire pour que l’on puisse porter attention au regard réellement de la personne et en même temps ce qui me permet dans les couleurs : de faire ressortir sur les peintures ethniques qui elles sont marquées par son contour et son contraste de couleurs : cela me permet de marier un peu les deux. Le portrait ce qui m’intéresse c’est la personne que je puisse faire essayer de faire retrouver la vibration et l’identité de la personne : pas forcément avec une ressemblance exacte, mais parfois c’est un rictus, une chose comme ça : peu importe qu’elle soit bleue, rouge ou verte, ma chromie de couleur je l’utilise pour utiliser les couleurs au maximum, et retrouver justement la même action que j’ai dans mes motifs.

Freddish, tu as beaucoup voyagé, ce qui t’a fortement inspiré pour ta “collection” Ethnik, mais encore ?

En fait le voyage m’a fais travailler le carnet : le carnet c’est le début de mon identité, c’est quelque chose que j’ai toujours sur moi, que cela soit dans le métro, ou dans chez des amis, dans des fêtes ou à des concerts, et en voyage effectivement aussi : il m’a beaucoup servi : quand je rencontre quelqu’un, on passe un bon moment ensemble je fais le portrait moi sur le petit carnet et après je fais le sien que je peux lui donner : il reste le temps que je fasse le mien sur le carnet, on fait toujours le sien en 2ième et cela me permets aussi d’avoir un contact avec les gens : ainsi dans certains pays, les gens ne me voient pas comme l’identité que je porte parce que je viens d’Europe et que je ne suis qu’un européen, mais si on s’arrête sur le fait que je dessine on a un autre rapport: j’arrive à casser certaines limites, voir aussi les postes frontières difficiles : ce qui permet de ne pas regarder les douaniers droit dans les yeux mais de dessiner : tout un compagnon qui permet dans le voyage d’avoir une identité pas du tout agressive vis à vis des autres, et en même temps de concilier pleins d’émotions que je peux essayer de fixer. Ce boulot là m’a emmené effectivement en regardant par exemple des motifs peints sur une maison., cela va m’influencer sur mes dessin, et donc une partie de mon travail ethnique va être inspiré de ce genre de choses, le portrait j’ai commencé à faire sur toile des portraits en 2002, ils sont inspirés de tous les gens que j’ai rencontré justement dans mes divers voyages.

Tu as voyagé où? pour faire un peu rêver nos lecteurs ?

J’espère encore beaucoup voyager, j’ai l’impression de ne pas encore avoir beaucoup voyagé mais c’est vrai que j’ai voyagé pas mal en Afrique, en Amérique, un peu en Asie, un peu dans le Pacifique Sud, dans différents endroits.

Encore une fois, plus que de longs discours, voici en animation des extraits de toiles de la collection/exposition “Ethnik” : (Press Play)

Pour finir avec “Ethnik” : voici la présentation officielle de l’exposition (datant de 2002)

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Fruit de son vécu et de son interprétation , la création de Freddish 2K traduit sa propre lecture du monde. Ancré dans la société actuelle , imprégné par le métissage des cultures , l’artiste part très tôt à la découverte de l’autre. Source de rencontres et de dialogues, le voyage devient sa source d’inspiration . De ces nouveaux territoires défrichés, de ces instants partagés , Freddish 2K met en image son parcours en carnets de Voyages . Ces nombreux croquis réalisés en Polynésie , au Mexique , au Mali, à Madagascar…, sont utilisés , retravaillés , détournés et deviennent prétexte à de nouvelles propositions plus abstraites , jeu élaboré de formes graphiques, empreintes à la fois d’art tribal , de calligraphie et de son propre langage . le parcours des œuvres présentées dans cette série , met en scène et célèbre les richesses de la diversité des cultures” .

FREDDISH - ETHNIK 1

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On va revenir sur Nightmare, y a t’il un lien avec Ethnik et tes différents voyages?

Nightmare c’est le titre, c’est une peinture que j’ai toujours touché, et c’est le plus personnel de mon travail : ce genre de choses étaient mes esquisses, cela va se rapprocher de ces fameux carnets où l’on va voir des dessins mélangés d’un portraits d’un coté, d’un motif de l’autre qui s’emboitent les uns dans les autres et qui forment une tête : dans ma peinture et dans mon travail, j’ai toujours sorti un sculpture avec une identité sculpture, un portrait avec une identité de portrait et des motifs avec une identité de motifs, mais, la totale mélangé et comprimé est quelque chose que je m’étais toujours gardé : depuis le début 2008 j’ai eu un besoin pressant de le placarder sur des toiles parce qu’en fait cela faisait un moment que j’avais envie de poser un peu ce mélange, de mettre un peu tout ce que j’aime bien, de me concentrer sur un truc qui soit propre pour la lecture des autres: j’avais peut-être envie de me faire plaisir moi. Dans mes portraits, j’avais envie de faire plaisir aux portraits, dans les motifs, de faire plaisir aux motifs : avec cette peinture là, je me fais plaisir à moi en retouvant un peu tout! J’espère que je leur fais plaisir à eux aussi.

Ce qui est intéressant dans Nightmare, c’est que tu mélange beaucoup de choses comme tu l’as expliqué, peux tu nous détailler cela ?

Ce que je mélange dans mes Nightmare c’est un peu .faire passer mon émotion, ma vision du moment : je veux qu’on puisse sentir que cela est créé dans les années dans lesquelles on est que ca passe de notre culture aussi, en Europe, on a les images du monde entier, en fait très mixées et métissées : on appartient à l’Europe mais on a des origines de tous les cotés : et donc c’était donc pour toucher tout cet univers de fantastiques, et de choses comme çà qui est vraiment….pour nous détacher d’artistes que j’adore, .et je l’ai traité en bichromie / Noir et blanc pour refaire une école : comme Metal Hurlant était divisé avec Moebius, et dans la Science Fiction , qui on eu leur pâte européenne..; je trouvais ça important de coller à ce qu’on à vecu nous : de représenter un peu notre travail en tant qu’artiste et représenter notre temps, de ce qu’on a vu, nos sentiments, etc … je veux être bien impliqué, je me suis toujours senti bien dans mon époque, dans le Hip Hop je veux continuer à le faire et continuer à le supporter, et d’ouvrir un peu aussi à ce niveau là. Les graffeurs commencent à se mettre sur les toiles, moi je sais que ca fait longtemps que j’ai laché la bombe et que je me sert des pinceaux, en tout cas bien montrer que dans ce milieu là c’est pas exclusivement réservé à ceux qui se servent de la bombe : on a les même valeurs : on aime tous représenter le même genre de choses, on fait tous des robots, des soucoupes, des extraterrestres, des Donald pirates et des trucs comme ça, on est tous fans de ce genre de choses qui sont quand même très BD et qui nous rapproche.

Ta vision du Hip Hop justement ? :

Les mots Hip-Hop : mon identité c’est le Hip Hop : cela l’à vachement soutenu, c’est à dire que le Hip Hop m’a permis de faire des décors pour des danseurs, pour des rappeurs et à l’origine, les graffeurs étaient les premiers à couvrir le mouvement Hip Hop, avant le rap et la danse, et bon j’ai toujours été soutenu, mes potes et possee proviennent aussi plus du Hip Hop et du ragga que du punk ou des choses comme ca : c ‘est quand même mon appartenance. Maintenant cela m’a toujours intéressé d’élargir un peu sur la scène Hip Hop avec autre chose que le graffiti et d’avoir aussi la 3 dimension : j’ai participé à des festivals, comme le premier festival à Sarcelles; cétait encore le Minister Amer, leur faire des scènes, avec par exemple un quai de métro, des scènes de skate park, qui étaient faites avec des pièces de voitures, des boulons, des choses comme ça : chose que j’ai en fait arrêté, car après cela a été fait beaucoup de façon industrielle : on voyait le batteur avec les petits boulons, je suis passé encore à autre chose derrière, je faisais des sculptures pour des danseurs Hip Hop comme les Aktuel Force, pour les rencontres urbaines. Le Hip Hop par rapport à moi c’est mon possee; c’est quelque chose avec lequel je vis: maintenant effectivement mon appartenance et mon identité se reconnait plus dans le Hip Hop.

Est ce que tu continue à écouter du rap français ? est ce qu’il y a des artistes que tu supporte ou que tu écoute toujours ?

Dans ma conception du Hip Hop; je ne la limite pas du tout au rap francais, j’ai toujours écouté du rap Us et du rap francais : le rap francais je n’écoute pas forcément tout : mais j’aime entendre ce qu’ils disent : je suis intéressé : il y en a qui m’étonnent et je suis prêt à être encore étonné : comme par exemple Oxmo avec un orchestre de Jazz et qui arrive à rapper en contre-temps : des choses comme ça j’adore, après il y a des artistes que j’aime particulièrement : des fois ne serait ce que par rapport à un parcours commun, et des choses partagées au niveau intellectuel, qui peuvent être Rockin Squat : qui est une identité : déjà j’aime bien l’humain, et son rap : il a su se préserver, sinon dans mes titres préférés de Hip Hop (j’espère que demain je vais l’écouter (rires)) : sinon comme ça en Hip Hop Américain, j’aime bien Krs-One, c’est sur, je suis assez concerné par ce qu’il dit, par ailleurs, j’aime beaucoup danser sur certains morceaux de Snoop et de Cypress, mais Krs, a quelque chose à dire, un rap conscient qui m’intéresse, je pense que ces gens là sont tous utiles. Sinon j’ai une vieille affection pour un bon vieux rapper, qui m’a toujours bercé : Ice T : que tout le monde kiffe pas : mais pour moi c’est vraiment la première voix du Hip Hop que j’ai kiffé : et pour sa période avant Body Count : c’est vrai que j’aime pas l’intégrale de Ice T, mais il y a des morceaux que j’adore, comme un morceau plus récent qu’il a sorti qui s’appelle G style. Mais c’est une affection très personnelle.

Pour revenir sur le rap français : il y a des voix que je trouve très très impressionnantes: la voix de Joey, ou d’un D (de Kabal), restent des timbres super interressants vraiement agréable à l’écoute, maintenant dans les lyrics il y a des choses que je vais beaucoup aimé, dans des morceaux de Rockin Squat, des choses que je vais bien aimé aussi chez d’autres… c’est une question très difficile et j’ai pas tout bien écouté (rires)…

Freddish : quels sont très projets ? (réponse de l’intéressé ci-dessous en video : press play)

Un grand Big Up et un grand remerciement à toi Freddish pour m’avoir fait découvrir ton Univers! J’espère que vous avez plongé dans son imaginaire! en tout cas guettez les sorties de l’artiste! Peace – Ci dessous d’ailleurs un des robots qu’il a réalisé pour la ville de Montpellier qui acceuille son exposition de robots et d’art en 3D : mais cela est une autre histoire que nous vous conterons une autre fois …

Pour contacter Freddish : son mail : freddish35@hotmail.fr et son myspace : www.myspace.com/Freddish

Interview réalisé par Dany aka Rastaiam – pour www.streetblogger.fr

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Dany AkA Rastaiam, StreetBlogger - Pour vous servir! Bonne lecture! N'hésitez pas à nous donner vos commentaires, remarques et critiques! Peace. Retrouvez moi sur http://hiphop4ever.fr/

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