Au détour d’un couloir, derrière la porte des coulisses du Cabaret Sauvage nous avons rencontré DJ Dusty. Membre des Jazz Liberatorz avec ses compères Madhi et DJ Damage, ces trois meldois viennent de sortir leur album “Clin d’Oeil” qui rencontre un vif succès d’estime, mais aussi des ventes plus qu’encourageantes. L’album réunit des pointures américaines comme Asheru, T-Love, J-Live, Sadat X, Fat Lip des Pharcyde ou Stacey Epps… Rencontre dans la bonne humeur avec monsieur Dusty juste après qu’il ait chauffé le Cabaret Sauvage avant le passage de Jazzy Jeff.

Adrien : Tout simplement peux-tu te présenter?

Moi c’est DJ Dusty du groupe Jazz Liberatorz, DJ, Beatmaker, kiffeur de son.

Adrien : Quand as-tu commencé à écouter puis faire du son ?

J’ai vraiment commencé à écouter du rap en 1988, j’ia découvert un morceau qui m’a complètement giflé. C’était Sugar Bear, un vieux truc ricain de l’époque. Il avait un gros track qui s’appelait “Don’t scandalise mind” et ça a été la révolution dans ma tête quand j’ai entendu ce morceau. A la base c’étaient mes jeunes oncles et mes grands cousins qui écoutaient ce genre de sons et je suis tombé dedans. J’étais le petit, j’ai pris sa dans la gueule j’avais 12 ans. Après j’ai commencé à faire du son beaucoup plus tard vers 1995-1996. J’ai eu un sample, j’ai commencé à bosser avec des rappeurs de Meaux, Mystik, Lame du Razwar, Ritmo de la Notche … Après on a bossé avec Secteur Ä pour Futuristiq, Malédiction du Nord, Sinistre sur le label Fat Crats. En 2001, on sort le premier Jazz Lib’ “What’s Real”  avec Aloe Blacc. Puis entre la période où on bossait avec les français et 2001, on a rencontré Damage, qui animait sur radio Meaux. A l’époque il avait une des premières émission de rap en Ile-de-France. Nous on était fan, on était accroché au téléphone tous les les soirs d’émission pour dédicacer à nos potes. Petit à petit on a réussi à s’incruster un peu auprès de Damage avec Madhi avec qui j’avais produit les artistes français que je t’ai cité. On allait pécho les samples chez lui, puis petit à petit on kiffait les mêmes sons, les mêmes samples et il a commencé à dire pourquoi on bosserait pas ensemble plutôt que de me piller tous les samples. Puis là on a commencé à faire des instrus, jusqu’à 2001 et la sortie du premier maxi “What’s Real” avec Aloe Blacc. On enchaîné jusqu’à maintenant avec Declaime, Wildchild, Fat Lip, T-Love, et donc 2008, l’album “Clin d’Oeil” et je kiffe quoi ! Il a été long à faire, ça a pris trois ans, mais bon a tous des métiers différents, Mahdi a un gamin, moi aussi, Damage il est plus vieux que nous il prend de l’âge il faisait aussi sa vie. Ca a été long, mais on est content du résultat, on a kiffé le faire.

Adrien : C’est clair, c’est vraiment un bon résultat et d’ailleurs par rapport à ça, je me demandais comment vous aviez fait pour choisir les invités ?

En fait c’est simple. Nous on est chez nous, on fabrique les morceaux, Puis après on a des idées, du genre “pour ce morceau là je verrais bien ce mec là…” . Du coup on cherche dans les skeuds pour trouver des acapellas. Comme Fat Lip par exemple, quand on a fait “Backpackers” en fait, on s’est dit qu’une voix de Fat Lip ça pouvait être lourd, donc on avait glissé un acapella de Pharcyde et sur le couplet de Fat Lip on était comme des dingues et donc on a fait le maxi et voilà quoi.

K-Lé : Pourquoi avoir fait venir que des Américains ?

C’était l’occasion. On voulait faire quelque chose qu’on kiffait à bloc. On venait de faire du français avec des bonnes expériences et des moins bonnes. On était dans une période où on se retrouvait plus trop dans l’évolution musicale du rap français. Donc on s’est dis “vas-y on y va au culot” et donc on a envoyer les beats aux mecs, on leur fait écouter, et les mecs ont tous répondu présent.

Adrien : Vous avez eu tous ceux que vous vouliez ?

Tous ceux qu’on voulait, bon y’en avait d’autres. Après c’est plus un problème de thunes, Q-Tip tu l’as pas comme ça, Mos Def non plus …

Adrien: … Ils auraient mangé le budget de l’album !

… ouais ils l’auraient mangé à deux. Bon après sa serait bien de les avoir dans le futur. Tout est possible, on essaie de se faire notre petit nom, après de là à ce que sa progresse …

Adrien : D’ailleurs vous faites comment pour promouvoir votre nom ? C’est les lives, les soirées, la communication par internet ?

Nous on fonctionne un peu à l’ancienne. On est des dj, donc on balance les morceaux sur les émissions de radio, sur Myspace. C’est pas vraiment calculer. On joue, on passe nos disques et voilà.

Adrien : Et quels sont les retours par rapport à l’album déjà ?

Je suis content, on a eu que des bons retours. On a regardé sur le net et on trouve personne qui nous descend. Franchement que des bons retours.

K-Lé : Par rapport aux instrus que vous faites, vous utilisez quoi comme matériel ?

On a chacun son petit studio et chacun son matos. Après on va taffer les uns chez les autres, on a tous Pro Tools. Moi je suis le seul à pas avoir le même sampleur que les autres, eux ils sont sur EMU E 6400 Ultra E, moi j’ai un ASR-10. Mais bon sur Pro Tools on s’échange les trucs puis voilà.

K-Lé: Je demande ça, car j’ai vraiment aimé votre disque, sa me rappelle Pete Rock et je me suis vraiment dit qu’il y avait qu’avec ces machines que vous pouviez récréer un son comme ça car y’a qu’elles qui l’ont. Et par rapport à ça justement, le fait que vous ayez que des artistes américains sur le disque, c’est pas dû au fait que les beats que vous avez fait sont plus fait pour eux ? Car ce genre de son en France on les a pas encore fait.

Moi je suis plus d’une culture rap US. J’ai beaucoup moins écoutez de rap français. Donc on s’est dit qu’on ferait comme ça car ça se trouve on fera qu’un album de notre vie, comme ça quand mon fils aura 15 piges, je lui sortirais “tu vois papa il a fait ça !” .

Adrien : Et par rapport à la production, justement vous avez une manière spécifique pour produire ou c’est plutôt un qui a une idée, qui tombe sur un sample et c”est parti ?

Tout le monde met la main à la patte. Genre j’arrive avec un sample et un beat, je le fais écouter aux autres, par exemple y’en a un qui peut dire “ça tourne trop comme ça”. Donc on redécoupe, puis un autre ajoute sa sauce. Puis il y en a qui dit “j’ai une idée de basse”. Tu sais nous c’est à la cool. Tous les morceaux c’est vraiment un mélande des trois.

Adrien : Et dans le groupe chacun a une spécificité particulière ?

Pas spécialement. On bosse tous ensemble …

Adrien : … Au niveau des influences musicales, chacun à les mêmes ?

On a tous le même kiff. On se ressemble tous. On kiff le tous le hip-hop des nineties. Après Madhi par exemple il aime aussi vraiment le jazz. Damage est plus dans des trucs funky, electro, des trucs anglais genre broken beat. Puis moi qui est dans le hip-hop old school et sinon je reste ouvert à plein de trucs. Je kiff aussi beaucoup le reggae. J’aime tout ça preque autant que le hip-hop.Je suis hip-hop à mort mais je kiff aussi à mort d’autres trucs.

K-Lé : T’es obligé d’être comme ça si t’es producteur.

Adrien: Tout de façon le hip-hop, ça a toujours été d’aller chercher des influences de partout.

C’est ça. En écoutant d’autres trucs, y’a des ambiances que t’es pas habitué à entendre dans le hip-hop. Si ça te fais kiffer par là, dans le hip-hop t’as envie de créer un peu ce truc mais à ta vitesse. C’est ça le kiff après.

K-Lé : Au niveau des samples, vous allez cherchez où les disques ?

Damage, c’est un gros collectionneur de son, je peux même pas te dire combien de disques il a. Il a beaucoup de jazz, de soul, de funk. Il a les classiques de bases, après ça va dans les trucs vraiment rares groove bien pointu et tout, et grâce à lui vraiment on a pu avoir des samples. Faster Jay (le producteur du groupe) c’est aussi un gros collectionneur de disques aussi, chez qui on va chiper. Puis tous on a nos collections de disques diverses et variées, donc on se démerde. Avec Jazz Lib’ on cherche souvent côté jazz mais pas seulement. On veut pas retranscrire tout le temps une ambiance jazz. Par exemple le morceau de Sadat X, il est plutôt funky mais il est fait avec un sample de jazz qu’on a bien travaillé. Après tous les sons de l’album de Jazz Lib’ sont fait avec des samples de jazz.

Adrien : Et avec les artistes, comment ça s’est passé ? Vous les avez rencontré ou vous vous êtes envoyés les instrus et eux on renvoyés leurs versions ?

La moitié de l’album on les a rencontrés, on a enregistré live dans notre studio, puis l’autre moitié on a bossé à distance par internet. Même aux Etats-Unis ils sont sur Pro Tools donc on s’est envoyé les les sessions.

Adrien : Internet permet de faire plein de choses. Y’a dix ans ça aurait été dur !

Y’a dix ans, je sais pas si le producteur l’aurait sorti …

Faster Jay: Y’a 10 ans le producteur … était déjà producteur! Non mais là ça a pris le temps mais le temps c’est nécessaire parfois pour faire umûrir les idées et les bons projets et là je pense que c’est un bon projet. C’est un truc de qualité, ce qu’on trouve de moins en moins de nos jours. C’est un album qui tient de A jusqu’à Z. Les critiques sont d’accord avec ça, vu qu’il y a eu peu ou pas de mauvaises critiques. C’est impressionnant pour un groupe français qui débarque comme ça du jour ou lendemain avec des artistes américains. Pus il ya des figures emblématiques du hip-hop américain que ce soit new-yorkais ou autre.

Dusty: Y’a aussi la côte Ouest avec Pharcyde.

K-Lé: J’aurais voulu qu’elle allait être la suite pour vous et surtout si vous alliez incorporer des instruments ?

On va un peu évoluer ce qu’on a fait. Y’a déjà un peu d’instruments dans cet album. Le prochain album, on veut le faire avec les mêmes ingrédients mais pas dans la même direction. On l’a pas encore définie pour le moment mais ça risquerait d’être cool.

Adrien: C’est quoi votre vision du rap aujourd’hui ? Vous semblez vraiment en dehors de la scène rap français actuelle.

On est pas beaucoup à faire notre son. Y’a Oldjay et son groupe Melomaniac, qui a deux maxis, avec le même délire que nous et des artistes ricains vu qu’il y’a El da Senseï, Dave Ghetto et Othello sur leur maxi. C’est la même direction que nous, ils ont envie d’aller plus loin. Faut dire qu’on s’ennuie un peu, il y a pas beaucoup de rappeurs de ouf en France en ce moment. Y’a de bons rappeurs, mais y’en a trop peu. Souvent ils sont déjà maqués, ils ont leur producteur. Faut déjà qu’il s’en sorte de leur côté, on verra après pour une collaboration. Les rappeurs, ils ont une culture musicale en France …

Adrien; … Justement j’allais te le demander, est-ce que tu penses qu’il y a pas un manque de culture musicale chez les rappeurs en France ?

C’est pas un manque, c’est pas de leur faute on est en France… Notre old school française a quelques noms mais c’est pas des trucs de ouf musicalement ! Après on a des purs chanteurs à texte en France ! C’est la force de la musique en France ! Après ils ont pas forcément la musicalité dans leur flow et je trouve ça ennuyeux.

K-Lé: C’est peut-être parce que vous êtes un crew de producteurs qui arrivez avec votre son. C’est une des premières fois en France qu’on a un groupe de producteurs en France comme ça, ce qui était pas le cas avant. Alors qu’aux Etats-Unis, les producteurs volent souvent la vedette aux Mc’s.

C’est clair que par exemple un gros sorteur s’il a pas Scott Storch sur son album, il marchera pas. Les agents achètent souvent en fonction des producteurs. Y’a pas ça en France encore.

K-Lé: C’est pas ça justement que vous avez envie d’amener ?

J’y avais pas penser. Mais bon on le fait car c’est bien de mettre les producteurs à jour. Je pense tout de même que ça arrive un petit peu quand même dans le milieu pur rap français y’a beaucoup de producteurs qui reviennent parce que beaucoup de rappeurs les appellent. Avec le temps ça arrivera pour tout le monde.

Adrien: Vous vous pensez revenir au rap français si un rappeur vous appelle ?

Ca dépend qui. Si le mec, est le plus bankable de France…

Adrien: … par exemple Booba ?

Booba c’est un bon rappeur. Maintenant il a son style, il a de très bonne musique dans son style et il fait sa cam’. Je suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’il dit, ça me parle pas spécialement, mais techniquement il est dans son personnage, son délire et pour moi c’est vraiment un des vrais mc en France. Dans le sens où il a une image et une technique. Si un jour il vient et qu’il y a un bon délire à faire pourquoi pas ! Bien sûr faudra que je sois d’accord avec ce qu’il dit !

Adrien: Je suis assez de ton avis.

K-Lé:  J’ai l’impression que vous arrivez vraiment avec une sorte de nouvelle vague, un peu comme ce que fait Hocus Pocus. J’ai l’impression que le rap français devient plus conscient, plus soulful …

Parce que les gens commencent à être plus groovy et qu’ils veulent voir autre chose. Le rap français c’est souvent un peu attristant, alors les gens cherchent un peu plus le smile, à bouger la tête.

Adrien: Et le live vous l’envisagez comment ?

On compte dans le futur faire un vrai live. C’est-à-dire arriver sur scène avec deux-trois musiciens, voire une ou deux machines pour nous genre MPC et essayer d’avoir deux ou trois artistes de l’album et avoir deux belles dates. Là on va faire un show avec T-Love déjà.

Adrien: Les dates sont déjà prévues ?

Non là c’est que des dj sets.

Adrien: Vous avez vendu combien de copies de l’album ?

On doit approcher les 15 000.

K-Lé:  Vous le vendez aux Etats-Unis l’album ?

On a eu un problème avec un distributeur américain au dernier moment donc pour l’instant il est pas encore distribué là-bas. Ceux qui l’ont aux Etats-Unis le commande via le net. Mais sinon on l’a vendu au Japon, dans les pays scandinaves, au Qatar, en Australie, au Canada. On a des distributeurs dans chaque pays en fait.

K-Lé : Tu dirais quoi aux jeunes qui écoutent du son aujourd’hui  ?

Ecoutez du son, faites vous une vraie culture musicale, voir plus loin que le bout de son nez et de ne pas s’enfermer dans une famille de son en se disant c’est ça la vérité. La vérité est partout à la fois faut juste savoir kiffer les bonnes choses.

K-Lé : Hank Shocklee du Bomb Squad disait que les gens qui produisait un morceau prenait un sample pour lui donner une âme, ce qui préfigurait ce qu’allait écrire le rappeur. A la différence d’aujourd’hui où les producteurs on une boîte à rythme et un synthé mais ça à plus le même aspect, c’est plus produit de manière à savoir si sa va vendre. Vous j’ai l’impression que vous êtes plus dans l’aspect de l’époque dont parlait Shocklee, car avec votre album on ressent beaucoup d’émotions dans vos beats.

On a rien inventé. On est vraiment dans un délire qu’on kiffe. On kiffe le sample , le bon hip-hop. On veut juste continue ce qui a été fait à la fin des années 1980 comme des mecs comme Buckwild, Pete Rock.

K-Lé: Mais ça se perd un peu ces derniers temps.

Ca se perd mais sa se retrouve. Y a des mecs comme Nas et Jay-Z, qui gardent ça. C’est les plus gros vendeurs mais ils utilisent quasiment pas de claviers. Nas il revient beaucoup avec ça et le retour aux fondamentaux. Il veut faire revivre ce qui a fait Nasty Nas.

K-Lé: En même temps tu vois des mecs comme Pete Rock que j’aime beaucoup. Il est beaucoup moins sollicité.

Ouais mais il a beaucoup été pompé. Il se pose aussi des questions à cause de ça. Combien de producteurs s’en inspire ou s’en sont inspirés. Nous Pete Rock, ça nous à bercer les oreilles, donné des idées et le mec aujourd”hui doit essayer de se retrouver autre part à cause du fait qu’il ait été copié. Personnellement j’ai pas aimer son dernier album.

K-Lé: Il est bien mais pas marquant.

Le seul morceau que j’ai aimé, c’est le morceau de reggae qui est original avec Chip Fu. C’est LE morceau de l’album. Mais venant de Pete Rock je m’attendais largement à mieux. J’aurais voulu avoir autre chose.

K-Lé: Au niveau du Djing, j’aurais voulu savoir ce que tu penses des dernières évolutions depuis 5 ans, comme le Serato ?

Franchement le Serato, c’est un très bon instrument. Avant j’allais en soirée avec 400 disques, j’avais mal au dos et au bras. Avec le Serato tu viens le backpack et laptop. Tu branches ton ordinateur et c’est parti ! Après y’en a qui l’utilise a bon essient et d’autres beaucoup moins. Souvent ils ont plus de mp3 que de disques chez eux, ils sont à la course pour avoir le dernier track mais ils sont pas vraiment dj au fond. Ils balancent juste des sons pour avoir l’exclu et qui gueulent dans les micros.

Adrien: Je pense que c’est bien d’avoir le dernier son, mais après quand tu le passes en soirée faut en faire quelque chose et pas le balancer juste pour la forme.

C’est un peu ça ce style de dj, ils balançent un son de flingue de sirènes et c’est tout. Après y’en qui sont très bons en passant des sons actuels mais bon voilà.

Adrien: Eh bien merci pour tout en tout cas Dusty puis bonne chance pour la suite !

Merci à vous

Questions par K-Lé & Adrien aka Big Ad -Streetblogger.fr (vos serviteurs)-

Photos par Geoffrey Ashley www.geoffrey-ashley.com

PS: Je place une petite dédicace à tous mes potes de Meaux, du lycée Jean Vilar et de la Ferté mes Two Six O’Boyz si si ! Peace !

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Adrien AkA Big Ad, Streetblogger (votre serviteur)

  • Stalley marche seul, l’interview (FR/US)
    Stalley marche seul, l’interview (FR/US)

2 Comments. Leave your Comment right now:

  1. by Jrm

    Niquel l’article.

    bonne continuation.

  2. by Oriane

    Interressant! cool de savoir un peu leur parcours, gouts musicaux, points de vue etc… et j’ai noté plein de noms à découvrir . . . 🙂
    En tout cas, l’album clin d’oeil, c’est un véritable chef d’oeuvre à savourer!
    merci!

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