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Depuis un an, les influences Dirty South se font de plus en plus insistantes dans les productions des rappeurs hexagonaux. Un retour de bâton logique quand on sait que ces rythmiques font bouger des clubs entiers aux USA, et que nos mc’s ont toujours été tourné vers le grand frère rapologique américain. Mais cependant il existe des précurseurs … Ceux qu’on traitait de fou vers 2001-2002 lorsqu’ils passaient Master P puis Lil’ Jon. DJ Weedim en fait partie. 


  

 

DJ Weedim fait partie d’une race de DJ en voie d’extinction qui mixe encore dans les soirées, n’a pas peur de passer des sons inconnus au public et de provoquer la compétition. A l’occasion de sa soirée “Get Crunk” tous les premiers Samedi du mois au Gibus, j’ai rencontré celui qui aime s’auto-proclamer “The Definition of a DJ”.


Pour commencer, on va faire des petites présentations …

DJ Weedim du Straight Up Sound, Oomp Camp France. C’est moi même.


Depuis combien de temps tu mixes ?

Sa fait 11 ans maintenant.


Tu as commencé comment ?

C’est le parcours classique. J’ai découvert les platines avec le morceau de Dee Nasty sur Rappattitude (Ndlr: Funk A Size, par DJ Dee Nasty). De là je me renseigne auprès d’un pote pour trouver des platines. Après je scratche un peu dans ma chambre, on fait un groupe de rap, j’anime des soirées d’abord dans un appartement, puis un bar puis un club : le parcours classique.


Comment tu es venu au Dirty South ?

J’ai découvert ça il y a un peu plus de six ans avec un morceau sur l’album de Snoop avec Master P en featuring. J’ai complètement halluciner ! De là je me suis renseigné, on m’a dit que c’était du dirty et je me suis mis à découvrir puis à aimer.


Qui étaient les artistes que tu as commencé à apprécier ?

Master P, C-Murder (le frère de Master P), les Hot Boyz avec Lil’ Wayne et toute la clique.


Tu utilises quoi au niveau du matériel ?

C’est pas forcément l’aspect que je regarde le plus. Mais bon, deux platines, des MK2 de préférences. Une table avec possibilité de faire droite-gauche avec un crossfader et j’ai pas besoin de plus.


Il y a le Serato maintenant.

Pareil, du moment que j’ai mes deux platines c’est parti ! T’envoies le son et à toi de jouer !


Comment tu te conçois en tant que DJ ? Tu te restreints juste au mix ou tu élargis tes compétences ?

Pour moi la définition d’un DJ, c’est faire des mixtapes, des beats, produire des artistes, faire des soirées… Tu dois aborder la musique sous toutes ses formes.Après si tu fais pas ça faut t’enlever ce nom là !

Tu préfères quoi parmi tout ça ?

Les soirées ça représente plus pour moi un divertissement. C’est la fin de semaine, tu prends un verre, tu fais le zouave derrière tes platines, tu fais kiffer… Moi je vois les choses comme ça. Après le reste de la semaine tu fais des beats, des mixtapes… animer les soirées c’est vraiment pour le kiff. 


 

Ca te fait quoi si on te dis que tu es un des derniers Dj qui mixe réellement ?

“Réellement”, faut voir ce qu’on veut dire par réellement …


Pour moi mixer “réellement” ça veut dire un dj qui sait enchaîner des titres sans les arrêter, ou cacher la faiblesse du mixe derrière des effets sonores. Un peu comme beaucoup de dj américains font aujourd’hui et que pas mal de français reprennent…

Pour moi le DJ, c’est le mec qui doit faire découvrir du son aux gens. Tu dois évidemment jouer les hits mais aussi des morceaux inconnus du public. En faisant ce choix, tu peux te planter: jouer un morceaux que tu kiff mais le public te suit pas, ou alors ils adorent et en redemandent! Si tu ne fais pas découvrir de la musique aux gens, encore une fois tu te retires l’appellation de DJ. Aujourd’hui les mecs passent des nuits entières à te mettre des hits que tout le monde connaît, ils ne prennent aucun risque. En fin de compte faut arrêter de prendre les gens pour des cons…

 

On va revenir sur ta carrière et plus particulièrement à ta rencontre avec Selecta Bus’High. Tu peux nous raconter comment ça s’est fait ?

C’était en 2000 sur un skate-park à Nice. On s’est rencontrés sur un quarter. Il m’a dit qu’il mixait du Reggae. De là on a commencé à mixer ensemble et on a créé Straight Up Sound.


Tu écoutais quoi plus jeune ?

Du hip-hop principalement. Plus jeune j’écoutais du rock comme ACDC, des trucs vénères … et après est arrivé le rap!.


D’ailleurs dans le crunk de maintenant on retrouve pas mal d’influences rock…

Ouais mais je veux pas faire le mec qui comme tout le monde ressort sa guitare parce qu’ils disent tous “Rockstar” dans leurs chansons. Les guitares ça tue, mais je vais pas te dire que je suis un enfant du rock ! Faut arrêter les conneries … 


Justement par rapport à tes influences, t’écoute des genres de musique différents de ce que tu passes en tant que DJ ?

Non, je peux aimer des choses que je vais entendre comme ça. C’est essentiellement du Hip-Hop. Mais comme je fais du son, je vais écouter vite fait quelque chose puis me remettre dans mon travail.


En parlant de la production, t’as des modèles parmi les producteurs ?

Moi j’aime Lil’ Jon forcément. J’adore Nitti, JR Rotem . Y’a un petit jeune qui s’appelle 2 Much…


Je connais pas …

C’est un petit jeune qui débarque, son crew s’appelle BTP. C’est un jeune qui déchire grave ! Sinon y’a Jazze Pha ou Mannie Fresh. Mais Nitti, c’est lui qui me fait le plus mal en ce moment.Je le trouve plutôt rare en tant que producteur, comparé à certains qui sont sur tous les albums … Lui, c’est vraiment très underground, ses beats sont deep!


http://www.myspace.com/blackteeproductions  


Pourtant il a produit des hits, comme It’s Goin’ Down” de Yung Joc…

C’est clair, mais il reste underground. Il est chez So So Def depuis longtemps d’ailleurs. Tu veux un hit appelle Rick “Nitty” Flair (Rires)



Tu peux rappeler le concept de Straight Up Sound ?

On kiffait le Reggae et le Crunk. Moi je commençais à faire des blends avec du Dirty South et des dubplates que des gars avaient fait pour nous. On est resté avec du son South parce qu’au niveau du bpm ça marchait bien. Ca a collé mortel et depuis on fait ça. Ca reste underground mais on se démarque des autres Sound System.


http://www.myspace.com/selectabushigh  

http://www.myspace.com/straightupdjz  


Il n’y pas un paradoxe entre le son très club du Crunk et les lyrics plutôt conscients du Reggae ?

T’as le reggae “conscient” on va dire et t’as le reggae qui finalement est le rap jamaicain. Au niveau des lyrics quand t’écoutes Movado, Bounty Killer on est aux antipodes du “Peace & Love”. Donc la vibe se rejoint carrément. Quand tu vois un clip, Elephant Man/Lil’ Jon, tu comprends direct. Puis quand je vois comment en Jamaique et aux Etats-Unis, ils apprécient notre travail je me dis qu’il y a pas de problème.


http://www.myspace.com/reggaecrunkmovement  

 

Justement en ce qui concerne le travail, j’ai l’impression que tu travailles beaucoup avec Myspace ?

On fait beaucoup de promo sur Myspace. On a pas mal de logiciels pour infiltrer et surtout cibler les gens à qui on envoie notre travail. On bosse avec Myspace tout simplement. T’as ta page c’est ta vitrine grâce à laquelle t’es visible dans le monde entier.En parlant du monde entier, j’ai vu que tu avais fais pas mal de dates à l’étranger. 


Tu es plus apprécié là-bas ?

Non je vais pas aller jusque là…


Mais on y apprécie plus ton travail qu’en France ?

En France les gens voient pas plus loin que le bout de leur nez. A l’étranger les gens on vu qu’on avait un travail sérieux et un style à nous. Donc l’année dernière on a bien bougés.


Vous êtes allez où ?

On a été en Slovaquie, en Italie, au Japon et l’Allemagne.J’ai l’impression que pour certains pays que tu as cité, certains semblent moins réceptifs au crunk. Je pense surtout à la Slovaquie et l’Italie par exemple…C’est en Europe, les gens ont MTV et internet comme toi et moi. Après c’est plus le travail d’un promoteur qui voit qu’on a un style différent et qui aiment ce qu’on fait. En fait c’est des passionnés de musique, qui au lieu d’aller chercher des DJ superstar que tout le monde connaît et qui te joue les mêmes conneries que d’habitude, ils préfèrent se mouiller et nous faire venir.


Et généralement ca c’est bien passé ?

Il y a eu toutes les merdes possibles et inimaginables …(Rires) Du flop total au gros bordel.


Ca a fait un flop où ?

Par exemple en Slovaquie. C’était un peu chelou. Le public était vraiment très jeune, puis là-bas le verre est à 1 euro, donc à 3h ils étaient tous entrain de vomir, alors que toi t’envoies du gros son. Mais bon ça fait voyager c’est cool.


Tu peux me raconter comment tu en es venu à sortir les Good Dope et comment tu conçois les différentes tapes ?

A la base c’est parti d’une envie de faire partager les sons que j’aimais avec les gens. Encore une fois, pour faire découvrir du son que tu n’entends pas forcément si t’es pas DJ, car mon travail, c’est de chercher des nouveautés … J’ai vraiment essayé de sélectionné les morceaux qui me paraissait les meilleurs, les plus introuvables, les hits comme Mims que j’ai mis sur une Good Dope un an et demi avant qu’il passe en radio, j’avais quand même flairer le truc on peut pas le nier ! (Rires)


http://www.myspace.com/gooddopemixtapes 


Pareil pour Soulja Boy ?

Pareil, Soulja Boy, j’étais en contact avec lui sur msn il y a plus de 2 ans, depuis le petit oiseau à fait son nid.. Et pareil pour d’autres artistes que j’ai découvert avant tout le monde. 


Tu penses aux maisons de disques quand tu dis ça ?

Pas forcément mais aujourd’hui on veut tout formater, comme à la télé, comme dans tout… Il n’y a plus d’expression libre finalement, tu fais plus ce que tu veux. Donc les Good Dope c’était ça, envoyer les sons underground. Après j’ai essayé de me connecter avec certains artistes pour qu’ils m’envoient directement les nouveaux sons en exclu.


Et ce procédé fonctionne bien ?

Carrément ! Quand t’es DJ à Paris et que tu livres un travail sérieux, l’artiste aux USA, il ne peut qu’être intéressé.


Et au niveau téléchargement de tes mixtapes sur le net, ça part beaucoup ?

On lâche à peu près 300Go de sons par mois environ. Donc tu fais le calcul sur une mixtape qui fait 80-100Mo, ça fait beaucoup. On a aussi une émission de radio sur Elephant Print Radio tous les lundis soir de 20h à 22h, qui est en téléchargement libre.


Et par rapport à ces résultats, est-ce que tu peux voir d’où viennent les gens qui téléchargent tes mixtapes ?

Ca vient de partout c’est impressionnant ! Même parfois d’endroits auxquels tu pensais pas comme le Koweit, le Gabon, la Corée ! Quand tu penses à la Corée tu te dis pas qu’ils écoutent du Ragga/Hip-Hop ! (Rires)

 

 

 

 

 

Tu fais aussi des street-albums pour des Jamaicains je crois ?

On a commencé avec Bramma, ensuite on a enchaîné avec G-Maffiah et dernièrement j’ai fais celui de Wasp. Là je viens juste de finir la G-Maffiah volume 2. Donc le concept c’est 15 morceaux exclusifs que les artistes nous envoient, et moi je les remixe sur des face B dirty south. C’est donc que de l’exclusif à 100% et ça repart en Jamaique. Donc c’est un concept, l’artiste nous envoit 15 tunes excusifs et nous on leur renvoit le produit fini. C’est en free download sur nos myspaces et eux les font presser et les vendent là-bas directement dans les rues de Kingston.


http://www.myspace.com/gmaffiah 


Je voulais savoir comment tu avais tes contacts en Jamaique.

 Notre ami Taj (aka Pink Panther son) est notre principal contact en Jamaïque. Il travaille pour nous, et ayant son propre studio à Kingston, le lien avec les artiste se fait trés rapidement.


 http://www.myspace.com/babyfacekanife  


Tu peux me raconter comment s’est faite la connection avec Oomp Camp (crew d’Atlanta, qui comporte entre autre DJ Unk auteur du hit “Walk It Out”) ?

C’est DJ Jelly, un des pionniers des DJ du Sud qu’est venu me voir sur Myspace et qui m’a proposé de bosser avec eux.

 


 

Et quel est le but de cette connexion ?Faire connaître le crew en France, par les mixtapes, les soirées, les émissions de radio…Ils pensent venir en France d’ici peu ?

C’est entrain de se programmer. Mais eux ce sont des superstars chez eux et ils font plus d’argent là-bas, donc ils font au niveau de l’offre et on peut pas dire que ce soit ici qu’elle soit la plus intéressante. Mais ça se fait petit à petit avec eux. On chattent beaucoup, pour l’instant ça travaille comme ça. J’ai les sons en exclu donc c’est cool !

 

Est-ce que tu penses sortir une tape spécial Oomp Camp prochainement ?

Non pas pour l’instant; on travail sur d’autres choses.


Tu peux aussi me parler de la connexion avec Joey Starr ?

C’est un bon client du Twenty-One Sound Bar, là où j’ai ma résidence tous les vendredis soir à Bastille. Lui il kiffe la musique et moi aussi. Il a aimé mon travail, donc de là j’ai fais un medley pour le best-of de NTM qui est sortit fin 2007. C’est le seul morceau exclusif sur ce best-of. Puis ensuite j’ai enchaîné avec des productions pour BOSS 4 qui va bientôt arriver. Donc il y aura un morceau Joey Starr/Sefyu, un morceau Joey Starr/Tiwony qui est un gros hit, et un morceau solo de Kilroy du So Fresh Squad.

 

 

 

 Tu peux nous parler aussi de ta soirée Get Crunk au Gibus ? Qu’est-ce qui t’as donné envie de faire une soirée crunk à Paris ?

Tout simplement parce qu’il n’y avait aucune soirée crunk sur Paris et qu’il en fallait une car aujourd’hui on peut plus ignorer la part du Dirty. C’est tous les premiers Samedi du mois au Gibus. C’est la seule vrai soirée Down South style dans Paris. Puis Jourvil, le directeur artistique du Gibus a eut les couilles de la faire et depuis Septembre ça marche super bien. LA seule et unique soirée crunk en France !!Tu tournes aussi en province. 


Ca passe comment le crunk là-bas ?

C’est vraiment aléatoire, ça peut être terrible comme ça peut être pourri aussi bien dans un endroit que dans un autre.


C’est quoi ton meilleur souvenir de soirée ?

Ca reste le Gibus, car quand t’as 300-400 personnes qui font la même choré sur un son, tu prends des grosses vibz . En plus généralement à 3h30 du mat’ t’as encore 1h30 de queue devant la boîte, donc vraiment c’est good.


Et tes soirées au Twenty-One, tu peux nous en parler ?

Tous les vendredis, 20 rue de la Forge Royale à Bastille (métro Ledru-Rollin). Tu bois des bons verres, t’écoute de la bonne musique, je joue les sons que j’ai envie de jouer vraiment underground. En plus tu peux boire des rhums de ouf ! Tous les vrais aiment ce bar. C’est LE bar hip-hop de Paris. C’est ouvert tous les soirs (sauf le lundi) avec un DJ différent tous les soirs (Moody Mike, Bus’High, Dirty Swift..)


http://www.myspace.com/twentyonesoundbar


Tu peux me dire ce que tu penses de l’influence grandissante du Dirty dans les sons des Français ?

C’est juste normal pour moi. Les américains sont les précurseurs du Hip-Hop à tous les niveaux et le monde entier suit. Là en ce moment c’est le dirty.


Qualitativement t’en penses quoi ?

Y’a des sons forts ! Les prods sont bonnes. Pour faire des hits dirty y’a pas besoin de grand chose. Regardes Soulja Boy, avec 3 notes il a fait un hit. T’as pas besoin d’être chef d’orchestre pour savoir faire ça. Ca a donc ouvert la porte à plein de mecs qui sont pas forcément des grands musiciens mais qui ont simplement la vibe. Ca reste un concept, du Dirty South, ça porte bien son nom: du sale son.


T’as des projets pour le futur ?

Toujours pareil. Continuer de dégotter les futures stars en Jamaique et aux States, continuer les Good Dope et les Reggae Crunk Shit et les Street Albums.


Tu feras un album ?

Exactement je fais pas mal de production et quand je sentirais d’en sélectionner certaines pour en faire un je le ferais. ce sera plus avec des américains et des jamaicains. Il n’y aura pas forcément que des productions à moi d’ailleurs…


Un peu dans le style de DJ Khaled ou DJ Drama ?

C’est ça !


Je comprends pas pourquoi ils sortent des albums sous leurs noms alors qu’ils ne produisent rien et ne chantent pas.

Oui, mais tous ces mecs savent qui sont les artistes et producteurs qui défoncent et leur rôle c’est de trouver la meilleure connexion pour faire des morceaux explosifs. Le DJ c’est le mec qui sait mélanger les trucs pour en faire quelque chose de mieux, donc il va chercher des pures instrus et des pures rappeurs et il mélange tout ça pour en faire un super album. C’est la démarche essentiel du DJ pour moi.


Eh bien merci à toi Weedim à la prochaine et bonne chance pour la suite…

Merci à toi 

 

Résumé de la dernière Get Crunk:

 

En compagnie des excellents DJ Phatstaff et de Monsieur Lion Scott pour tenir le micro, DJ Weedim et ses compères ont assurés des sets de qualité à un public parfois engourdi et pas tout le temps réceptif. Cependant l’ambiance globale de la soirée est restée bonne, les plus crunk de certains reprenant les pas des clips de DJ Unk, Soulja Boy  

 

Un concours de danse est même improvisé à l’initiative des danseurs les plus traversés par l’ambiance crunk en réponse au mini-show des Crunk Kingz. Quelques danseurs se présentent sur scène mais demande à Weedim de changer la musique (“Crank Dat Spidaman” de Crank Squad). Ce dernier s’empare du micro avec son instinct de compétition infatigable et rappelle aux danseurs que s’ils veulent être à la hauteur de ce qu’ils prétendent, ils doivent être capable de s’adapter à toute sorte de musique. Les concurrents acquiescent et entament tour à tour leur prestation que Lion Scott qualifie de “Copycat de clip”. Le résultat ? Du “mérite” balancera Weedim après avoir repris son set.Au final, la soirée aura été très bonne avec du gros son dans les oreilles pour claquer des doigts sur le dancefloor. Des tas d’inédits et de classiques du sale sud mais aussi du reste des USA et de Jamaique pour la partie Dancehall dans un Gibus rempli. On en redemande. 

 

Adrien aka Big Ad -Streetblogger (votre serviteur)- 

Pour plus d’infos :

http://www.myspace.com/djweedim  

 

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