nate_dyao.jpgVendredi 4 avril Soulville invite sur la scène de l’Opus Café, l’étoile montante de la nouvelle scène soul anglaise, Nate James.
Après deux albums, Set the Tone et Kingdom Falls sorties sur son propre label FroFunk, le prodige anglais couronné en novembre dernier “meilleur artiste soul de l’année” lors de la cérémonie londonienne des Urban Music Awards, nous a reçu pour une interview retraçant sa carrière déjà impressionnante…

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Nate James: Funky, Soulfull, Afro, UK, love, music.

Revenons en au tout début, quand as tu commencé à chanter et quelles sont tes principales influences?

Nate James: J’ai commencé quand j’avais 5 ans, mon père est afro américain il écouté Chaka Khan, Stevie Wonder, tous les artistes de la Motown. J’ai commencé a composer des morceaux très jeune; je regardais la télévision des émissions comme Top of The Pops et j’avais envie d’y aller, de faire la même chose que ces artistes. Après j’ai commencé à chanter dans un groupe…

Le groupe s’appelait Notorious c’est ça?

Nate James: WOW! Comment tu sais ça, ouais effectivement, on a quitté la maison de disque sans même avoir sortie quelque chose. Après j’étais un peu dégouté, j’ai arrêté la musique pendant un certain temps avant de revenir.

 

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A cette époque des chanteurs comme Lynden David Hall t’ont t’ils inspiré dans ce que tu voulais faire?

Nate James: Ouais mais aussi des gens comme Omar, Soul II Soul, George Michael etc…

Justement comment tu définirais ton style de musique?

Nate James: Tu sais je n’aime pas trop coller une étiquette sur ce que je fais. Chaque nouvel artiste quand il arrive, il devrait venir avec son propre style; avec quelque chose de nouveau. Moi j’écoute aussi bien de la Soul que de la Pop que de la Nu soul que de la Dance ou de la Drum ‘n’ Bass. J’essaye de mixer tous ça car je sais que je peux le faire.

Tu produis certaine de tes instrus?

Nate James: Non, car je n’en éprouve pas le besoin, je travaille avec des producteurs et des musiciens très bons qui savent ce que je désire comme style de son.

 

img_4615.JPGJ’ai vu que tu es très impliqué dans la direction artistique de tes albums tu gère d’ailleurs ton propre label Frofunk, est ce que c’est important pour toi de maitriser ta musique et d’être indépendant?

Nate James: Oui car quelque part je peux choisir ma propre destinée, je peux choisir avec quels artistes ou quels musiciens j’ai envie de travailler. Je paye tout moi même donc ça implique d’être motivé et investi à 100% dans ce que tu fais. Ca demande beaucoup de temps mais quelque part cela me permet de gagner plus d’argent que si j’étais signé en Major

 

Tu es très connu en Italie et au Japon, comment ça se fait? Est ce que tu fais ta propre promotion dans ces pays?

Nate James: A vrai dire non, mais je suis arrivé la bas les gens ont aimés ce que je faisais, j’ai étais étonné quelque part. Je ne sais pas trop pourquoi les gens m’ont tous de suite suivi; je pense que le timing+ la chance+ la détermination joue beaucoup. Ca me touche énormément en tous cas.

Et les US?

Nate James: Je reviens d’une tournée en Amérique du Nord et je repars dans 2 mois. Aux Etats Unis et au Canada il y a un marché à prendre. J’ai adoré la première tournée que j’ai faite, il y a tellement de gens la bas qui sont intéressées par cette musique Soul et tellement de musiciens. Au début je suis parti là bas sans groupe, quand je suis revenu en Europe j’avais un groupe de musicien sur la cote Est et un autre sur la cote Ouest composé de personne que j’ai rencontré la bas sur place.

 

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Tu aimerais travaillé avec des producteurs US?

Nate James: Pas spécialement, Qunicy Jones, Teddy Riley ou Berry Gordy parcequ’ils représentent mes influences. Mais pas des producteurs comme Timbaland ou les Neptunes, ils n’apportent rien de vraiment neuf ils font juste des morceaux pour certains artistes qui veulent faire du buzz. Moi je préfère arrivé avec un son frais qui me ressemble.

Justement, ton premier album était très Soul/Funk, le deuxième était plus expérimental; le troisième ça sera quoi?

Nate James: Quelque chose de plus Jazzy voir Blues, tu vois un album joué live en studio, comme a l’époque de Motown. Les musiciens faisaient des erreurs, le morceau n’était pas parfait; mais il y avait une âme qui s’en dégageait. J’aimerais faire ça…

Parlons un peu des différentes récompenses que tu as reçues, notamment les awards, ça te fais quoi et est ce que c’est quelque chose qui est important pour toi, est ce que ça te motive?

Nate James: C’est toujours bien d’être reconnu. Ce que j’aime surtout c’est qu’une personne comme moi gagne ou soit nominé à des awards alors que je n’ai pas une grosse major derrière moi; je suis indépendant. Donc quelque part oui ça me fais plaisir car je me dis que je rivalise avec les gros de l’industrie sans avoir leur pouvoir de promotion.

Qu’est ce que tu pense de l’état de la musique actuellement?

Nate James: Les gens ont besoin de catégoriser les choses, te faire rentrer dans une case. Par exemple les Destiny’s Child aux US c’est considéré comme de la Pop alors que ici en Europe c’est considéré comme du R’n’B; ça n’a plus vraiment de sens. Il faudrait que l’industrie de la musique laisse de nouveau plus de liberté aux artistes comme Amy Winehouse qui a fait son album en voulant reprendre un style très particulier influencé de Nina Simone et ce genre d’artiste. Au début personne ne l’a suivi et pourtant son album c’est très bien vendu, la preuve que les maisons de disque peuvent se tromper. Moi je peux monter sur scène avec n’importe qui qu’il fasse du Hip Hop, de la Soul, ou de la Pop cela ne me dérange pas.

Et qu’est ce que tu penses du développement d’Internet et des nouvelles technologies?

Nate James: Je pense que c’est bien quelque part. Mon ancien manager au sein du label ou j’étais signé, ne croyait pas du tout en l’évolution d’Internet et il n’a rien fait pour investir dans ces nouvelles technologies. Aujourd’hui 90% de la musique au UK est téléchargé. Ca me fais rire… Aujourd’hui en un jour je peux enregistrer un morceau et le rendre accessible sur Internet, en plus je peux communiquer avec tout le monde via des sites comme myspace. Je pense que le business de la musique va changer radicalement, d’ici quelques années il n’y aura plus de grande major mais une seule personne derrière un ordinateur qui gérera tous le business c’est ce qui va arriver…

 

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Ce soir sur scène à quoi on peut s’attendre?

Nate James: De la Soul, des sourires, mon groupe de musicien est vraiment bon, j’ai envie que les gens passent un bon moment et qu’ils repartent avec le sourire c’est ça que j’aime…

Quels sont tes futurs projets?

Nate James: Continuer à faire des concerts, des tournées. Je pars en Italie, Amérique et au Royaume-Unis, et ensuite je préparerais mon 3ème album pour le mois de Septembre, Octobre.

Un dernier message pour ton public?

Nate James: Merci de supporter des artistes UK, c’est ma première fois à Paris, continuer de me soutenir, and hit me up on myspace…

www.myspace.com/thenatejames

Interview par K-lé pour streetblogger.fr

Nate James en concert sur la scène de l’Opus Café

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  • DJ Just Dizle – Mademoiselle Party (Promo Video Mix)
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