Après une conférence de presse, un showcase (tout ça fin Janvier) et une écoute plus qu’enthousiasmante, il était temps de voir ce que valaient nos amis scandinaves sur scène dans un pays pas encore conquis … Grâce à une campagne de promotion performante et ambitieuse proposant ce concert gratuit à l’Elysée Montmartre, ces grands inconnus scandinaves pouvaient se targuer d’avoir rempli facilement les deux tiers de la salle !

Après une bonne heure et demi d’attente, DJ Moe des Spotrunnaz prend les platines et tente de chauffer la salle qui manifestement semble à ce moment aussi froide qu’une nuit suédoise ou norvégienne. Mais si la salle n’est pas prête Moe n’en à que faire et lance le premier taureau dans l’arène en la personne d’Henok. Le bonhomme entre tête la première sur scène pour imposer son tube “Million Dollar Baby” et son flow aux rimes presques chantées pour bien rappeler que les scandinaves sont hot ! (souvenez-vous le premier article …). scandia_hiphop-1343.jpg

Pas besoin d’adaptation, la salle est réveillée et les premiers rangs sont bien sûrs les plus actifs pour mettre l’ambiance… La suite est une pure ambiance hip-hop dans une salle pourtant pas forcément composée de b-boy si on s’en tenait à l’expression l’habit fait le moine mais comme dit Zedou du groupe Puzzle “pas besoin de s’habiller comme un rappeur pour l’être”…A peine le temps de citer un philosophe du XVIIIe (arrondissement bien sûr !) que l’on passe déjà aux protagonistes suivants, j’ai nommé Form One et son compère Vincent (qui n’est pas sur la compilation). Les deux congénères imprègnent l’Elysée Montmarte d’un rap calme très soulful voire jazzy. Le public toujours en adéquation avec les artistes qui passeront sur la scène, se calme donc et apprécient tranquillement les mélodies de celui dont le morceau présent sur la compilation est un superbe hommage à J-Dilla, produit par le très sonoritairement polyvalent Astma lui aussi présent sur le disque. scandia_hiphop-1363.jpg

Nalija se lance ensuite pour adoucir encore plus l’atmosphère de cette soirée. Elle aussi propose un panel de chansons variés oscillant entre des titres slows jams et des morceaux calibrés pour le clubbing. La salle suit la vibe même si le public se fait moins virulent. Au contraire, l’ambiance est propre aux calins aux étreintes et quelques valeureux tentent leur chance tandis que les plus roublards sont venus avec leurs copines ! scandia_hiphop-1384.jpg

Cependant il ne fallait pas commencer à s’assoupir car l’arrivée de Tommy Tee et Son of Light aurait pu faire l’effet d’un gros coup de saumon gelé en pleine figure (souvenez-vous cette vieille pub …). Les deux Norvégiens, impriment leur marque et leur hip-hop brut à la salle. Son of Light assure avec son flow technique affuté sur des rythmiques tantôt sauvages ou plus apprivoisées. La salle se remet de nouveau à bouger. D’une ambiance sensuelle, voire presque intimiste on repasse à une ambiance plus proche des blocks parties underground à la dimension d’une grande salle parisienne. scandia_hiphop-1415.jpg scandia_hiphop-1412.jpg

Junior Natural accompagné de son père Daddy Natural aux platines prend la suite avec brio. Le jeune homme que l’on avait pu sentir anxieux et nerveux avant le concert assume parfaitement sa tâche et se met l’Elysée Montmartre dans la poche en un rien de temps. Le public est plus que conquis par ce jeune adolescent très impressionné et réservé en privé mais qui dégage une assurance remarquable sur scène. scandia_hiphop-1440.jpg

Le public n’a pas le temps de souffler puisque arrivent les deux collègues Timbuktu et Chords. Les deux compadres (qui ont le même tatouage sur leur bras gauche respectif) sont les têtes d’affiches du hip-hop suédois et cela se ressent car le public les accueille à bras ouverts. Dans une salle à cette heure-ci totalement conquise, ils s’installent comme à la maison pour faire remuer leurs spectateurs. Résultat une ambiance survoltée, surtout sur leur dernier morceau qui n’est nul autre que l’ahurissant “Get Fizzy” bien sûr présent sur la compilation. scandia_hiphop-1495.jpgscandia_hiphop-1469.jpg

Le concert se déroule sans accrocs et la mécanique est parfaitement huilée, quand Lazee entre sur scène après une intense concentration en coulisses. Lui aussi occupe parfaitement la scène avec son charisme et ses chansons aux productions toujours sur exploitées par son flow impressionnant. Il enchaîne ses titres parmi lesquels le puissant “Bigga Nigga”, puis invite Lalcko pour un freestyle sur l’instrumentale du titre “Say Yeah” de Wiz Khalifa. Il finit en apothéose sur son single “Rock Away” qui dope le public. scandia_hiphop-1590.jpgscandia_hiphop-1569.jpg scandia_hiphop-1570.jpg

Les Looptroop viennent en professionnel de la scène rajouter de l’essence sur cette ambiance très surchauffée. Pas de temps mort, le groupe historique du hip-hop suédois est rodé à cet exercice et donne une performance très solide en parfaite proportion avec sa réputation scénique. scandia_hiphop-1608.jpg

Le concert se termine après deux heures d’un show variées en atmosphères et en émotions. On a assister à très bon show et les indécis se sont laisser convaincre … mais s’il y’en a encore qui le sont, laisser nous vous proposer le supplément spécial Streetblogger.fr : les interviews de six artistes présents ce soir là !

Interview de Lazee

Premièrement peux-tu te présenter au Français qui ne te connaisse pas encore?

Mon nom c’est Lazee, je suis un artiste suédois, je suis un artiste qui essaie de ne pas s’enfermer dans une case, je ne fais pas que du hip hop, du R’N’B ou du rock; je mélange tout en un; c’est ce qui fait la différence entre moi et les autres artistes. Donc ouais ça c’est moi!

Quand as-tu commencé à rapper?

La musique à toujours fait partie de mon entourage car mon père est un DJ. Bien sûr si tu aimes la musique, tout ce que tu fais dans ta vie, tu le fais parce que tu aimes ça, tu veux faire ce que tu aimes faire et pour moi, la musique c’est ce que j’aime et ce que j’ai envie de faire. C’est comme ça que ça a commencé mais ça à toujours fait partie de mon quotidien, tous mes cousins qui étaient plus vieux que moi étaient des rappers ou alors ils en écoutaient. Je me suis donc adapté, quand je suis arrivé à Londres je me suis rendu compte qu’ils ne joueent pas que du hip-hop. Là-bas c’est une culture urbaine, c’est ce qui rend cette musique si belle, et tu te retrouve avec des projets et des artistes urbain qui passe du hip-hop au R&B a la drum n bass, dancehall, house et je mixe tout ça ensemble. Je pense que je peux le faire.

 

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Tu as dit que ton père était un DJ, quel genre de DJ était t il, est ce qu’il était plus dans les 70s ou les 8Os?

Je dirais le début des années 80, car je suis né en 1985, donc dans les années 80. Il jouait dans des clubs en Suède, c’est quand il a déménagé d’Afrique, du Ghana vers la Suède. Donc au début il avait besoin d’argent c’était dur donc, il a commencé à jouer dans les clubs et c’était bien. Donc quand il était a la maison et il jouait ces disques j’étais là assis à coté à écouter en disant « Yo ! C’est quand mon tour ? »

Donc ça a été une grosse influence pour toi, est ce que ça ta vraiment influencé ou tu as plutôt était influencé par la TV et les clips americain HH?

Je dirais que mon père ma introduit a la musique en général, la soul, le reggae tout ça. J’ai eu cet aspect de mon père mais le hip-hop c’est quelque chose que j’ai découvert par moi-même J’étais jeune, j’avais 7-8ans quand “Ready to Die”, “Me Against the World” sont sortis. Le morceau qui m’a vraiment marqué c’était Notorious B.I.G. et Junior Mafia “Player’s Anthem” c’était le premier morceau ou on était vraiment « Yo ?! Qu’est ce que c’est ca??? » Tu vois ce que je veux dire. Ensuite il y a eu Kris Kross, tout le hip-hop. Pour nous c’était différent on a vu le Prince de Bel-Air et d’autres aspects différents. Bien sûr étant black au sein de ma culture, et avoir ça qui nous représente nous a poussé à aller vers cette culture. Je pense que si tu n’es pas du pays tu es différent il faut dire la vérité et ça c’est ça qui nous a amener vers cette culture urbaine. J’ai pris tout ça et voilà j’en ai fait quelque chose et puis c’est quelque chose que j’aime, c’était mon destin, Dieu l’a voulu ainsi. Maintenant j’arrive à vivre de ma musique, mon père était un DJ moi je suis un artiste, tu comprends c’est deux choses différentes mais en même temps c’est la même chose.

A cette période tu habitais à Londres ou en Suède?

Je suis né en Suède et j’y suis resté jusqu’à 12 ans, de 12 à 18 ans j’ai bougé sur Londres. J’ai 22 ans maintenant, à mes 18 ans je suis revenu en Suède et j’ai monté un label, on a sorti une mixtape hostée par DJ Kay Slay de New York, j’avais les meilleurs producteurs c’était vraiment une bonne mixtape. J’ai fait 5000 copies et je les ai distribués gratuitement, tu vois ce que je veux dire ? Pour être reconnu de nos jours, l’industrie de la musique n’est plus celle des 90s, maintenant tout est digital ça passe par Internet les magasins ne vendent plus de disques. Donc si tu ne fais pas ta propre promo et que tu ne vas pas vers les gens, ils ne te connaissent pas, ils ne savent pas que tu existes. Donc voilà c’est pour ça que j’ai donné mes 5000 copies gratuitement et j’ai eu des réactions.

Pourquoi tu as ouvert le label en suède et pas à Londres?

J’avais déjà des trucs en place à Londres, en fait je suis parti là-bas pour mes études. Pour avoir mes diplômes, une fois fini je suis rentré et je voulais faire quelque chose de différent. Quand je suis rentré a 18 ans c’est là que j’ai pris la musique comme mon job, j’ai dit « OK l’école c’est fini, maman est contente, maintenant je veux faire ma musique ». Et depuis je le fais à 100% tu vois, et il me semble que je fais du bon boulot parce que maintenant je suis ici avec vous en France, c’est merveilleux.

 

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Tu as sorti ta mixtape avec Kay Slay et après?

Le label existe toujours on a toujours des artistes qui sont signés dessus. J’ai monté un deal avec 2Stripes. On a des artistes, Leslie qui est un producteur et un artiste et un autre producteur, Charlie. Si tu fais ce que tu aimes tu avances tout le temps. Avant j’ai fait de l’indépendant, c’était dur je me suis battu, après j’ai envie de travailler avec les majors, ensuite de tout ce que j’ai fait dans l’indépendant j’avais des bons retours. C’est comme quand tu construis une maison tu ne commences pas par le toit mais par les fondations, et c’est ce que j’ai fait, c’est pour ça que ça devient aussi grand et que le clip de “Rock away” tourne bien. C’est pas comme si j’ étais nouveau dans le business, je fais ça depuis un moment et j’ai apprécié chaque moments, les bons et les mauvais car c’est ce qui fait de moins l’artiste que je suis

L’environnement pour le hip-hop en Suède est comment? Beaucoup de gens en France on essayer de monter des labels indépendants mais les portes ne se sont pas ouvertes c’était très dur…

C’est partout pareil en Europe, le business est comme ça, tout ce que tu fais dans ta vie a un côté positif et un côté négatif et ça c’est le côté négatif. Tu peux te battre en tant qu’indépendant, mais a un moment tu en arrives au point de dire j’ai fait le maximum et maintenant? Donc il faut que tu sortes tes projets que tu prouves que tu sais le faire. Il faut continuer à les harceler, frapper à la porte, si toi-même tu ne te mets pas en avant, ils s’en fichent…

Comment a été l’accueil du public sur tes projets précédents et sur les shows?

Ils ont adoré c’était fou. Ma mixtape c’était du hip-hop mais en même temps il y avait tellement d’ambiances différentes. Et sur scène c’était dingue, c’est d’ailleurs la scène que je préfère, c’est mon domaine, c’est comme un footballeur qui joue ses matchs, c’est là où il prend du plaisir. Sur scène c’est là où je peux prouver à tout le monde ce que je vaux, je m’enfiche qu’il y est une personne ou 5000 je veux que quand tu partes et que tu te dises « ce gamin est spécial ». C’est ça quand je viens aux shows, je rentre dedans. J’ai envie que les gens soient « entertained » sinon ils ne se sentent pas concernés.

Qui est ton modèle?

Mon modèle est ma mère. Elle est très importante pour moi. Ma mère est africaine elle est très stricte elle te dit des choses et c’est comme ça et pas autrement. Tu as le choix tu peux faire autrement et t’en mordre les doigts, ou alors tu écoutes et c’est cool, c’est comme ça. Elle m’a éduqué et donné son support et c’est elle qui m’a dit “sky is the limit” Tout le monde est pareil, tout le monde à des talents différents. Ce que 50 Cent ou Diddy, on fait, ils voulaient être au top, ils ont fait ce qu’ils avaient à faire pourquoi pas toi? Leur mère aussi les a portés pendant 9 mois.

Dans le futur tu compte faire des connexions avec des rappers américains ou même français?

Mon plan principal c’est de mettre l’Europe sur la carte. Les américains viennent chez nous chercher des beats, ils font des hits avec et ils nous mentionnent même pas ! Ils pensent que l’Europe est un pays nous sommes un continent s’il te plait!!!

Penses-tu que la barrière de la langue est un obstacle?

Non, car la musique c’est quelque chose que tu ressens, quand tu écoute de la bonne musique c’est bon. J’écoute plein de rappers français, je ne sais pas qui ils sont ou ce qu’ils racontent mais quand j’entends que c’est fat, c’est fat et c’est tout ! C’est de la musique et je la ressens voilà tout.

J’ai étais surpris quand j’ai entendu parler de la compilation, la plupart des mc’s rappent en Anglais et pas en Suédois, est ce que tu y as déjà pensé?

Non, je n’y ai jamais pensé parce que la Suède c’est 9 millions d’habitants quand je parle en anglais je touche le monde entier. J’ai habité à Londres pendant 6 ans, c’est le langage que je connais le mieux et tout le monde le comprend sur Terre. Même si tu comprends pas tout toujours tu écoutes la télé, tu regardes le journal tu sais à quoi ça ressemble.

Dans ton projet de mettre l’Europe en avant, penses-tu que les rappers ont besoin de mettre le Suédois en avant?

Quand tu es un artiste un Français par exemple je ne peux pas te demander de rapper en français. Fais ce que tu sais faire ce qui te représente le mieux. Donne le meilleur de toi et si tu es meilleur en rappant français et bien vas-y.

Est ce que tu t’occupes aussi des beats?

Tout, j’écoute la production, les lyrics, comment tu écris, les punchlines. Je suis un artiste donc je connais le game. Comme pour un footballeur tu regardes ses dribbles, tu l’étudies c’est pareil avec la musique. Si tu viens avec ce que tu es, je n’ai pas d’autres moyens que de te respecter, parce que c’est ce que tu es, tu n’es pas quelqu’un d’autre.

Maintenant j’aimerais en savoir un peu pus sur la compilation, peux tu nous raconter toute l’histoire de sa création ?

C’est un grand monsieur français en fait du label Border Blaster qui s’appelle Georges. Il travaille avec des artistes et des labels en Suède. Il a écouté ce que l’on faisait il a pensé que c’était bon. Il a entendu un CD où j’étais dessus et il a demandé à me rencontrer avec mon frère qui est mon manager. Quand j’ai entendu que sur la compil il y avait des gros artistes comme Timbuktu, Looptroop, et des gens avec qui je travaillais dans la scène locale, c’était fou. De pouvoir venir en Suède et faire une compilation de toutes ces personnes pour Georges c’est un truc merveilleux !

Vous avez enregistré en France ou en Suède?

En Suède

Vous venez ici pour la promotion, la dernière fois vous avez fait la conférence de presse, est ce qu’il y aura d’autres trucs par la suite?

J’espère. Moi Lazee je prépare mon album qui sortira bientôt sur Border Blaster aussi donc Border Blaster c’est ma famille ici. Donc ouais c’est bien et je ne suis pas seulement ici pour le show je prends des influences aussi. Quand je rentre en Suède, on me pose plein de questions et je réponds « Yo, hier j’ai été interviewé par ces gars qui ont un magazine qui s’appelle Streetblogger. Le concert était dingue, c’est une expérience superbe ! »

J’aimerais retourner un peu dans le côté business de ta musique, pour ton label c’est quoi ton plan en terme de commercialisation?

Il faut que tu t’adaptes à ce qu’il ce fait sinon tu reste derrière c’est comme ça. Je veux commencer à contrôler le business.

Par exemple regarde aujourd’hui il y a des chanteurs qui enregistrent des albums et les diffusent gratuitement sur Internet et se focalisent sur les shows, tu penses quoi de ce nouveau modèle?

Dans tous ce que tu fais tu dois être au courant des nouvelles tendances. Le business bouge, si tu ne suis pas, et que tu ne te sens pas bien dans ce que tu fais, ce n’est pas bon. Aujourd’hui moi je me sens bien.

Tu connaissais déjà les gens de la compilation avant ?

On se connaît tous, Looptroop, Timbuktu, Henok, Nalija, je les connais tous

Vous avez déjà travaillé ensemble?

Oui, j’ai travaillé avec la plupart avant. J’ai fait des concerts avec Timbuktu, j’ai enregistré avec Henok, je connais Nalija parce que l’on vient de la même ville. Comme j’ai dit c’est une petite communauté on se connaît tous. On se protège les uns le autres, on rigole ensemble. Et c’est incroyable de recevoir le support et l’amour du public français, vous avez votre propre scène, vous avez la deuxième plus grosse scène hip-hop au monde, donc pour nous venir en France c’est WOW !!!

Donc tu attends beaucoup du public français ce soir?

Oui et non parce que ceux qu’ils vont me renvoyer dépend de ce que je leur donne. Si c’est pas un bon show ils vont peut-être pas accrocher. Mais je pense que ce soir les Français seront avec moi.

J’ai vu ta vidéo, la première (Rock Away) était bonne mais la deuxième est meilleure pace que j’aime un peu plus les sons underground (Bigga Nigga) … Peux-tu m’expliquer ton processus de création pour un morceau?

Je n’écris pas de morceau. Je suis très complémentaire avec mon producteur. Quand on travaille ensemble, c’est magique. Il fait une instru en 5 minutes et je peux rapper par-dessus 15 minutes plus tard. C’est au feeling, et c’est mon humeur du jour qui défini ce qu’il y aura sur la chanson.

Merci Lazee peut-tu nous faire une petite dédicace… Merci.

Interview de Nalija:Salut Nalija, peux-tu te présenter en quelques mots?Nalija: Salut je suis une chanteuse de R&B, je viens de Suède, je représente Scandinavian Hip-Hop Invasion…scandia_hiphop-1301.jpg

Peux-tu nous parler un peu de tes influences?

Nalija: J’ai des influences R&B. J’aime beaucoup les années 80 et tout particulièrement des artistes comme Luther Vandross, Marvin Gaye ou Babyface.

Peux-tu nous parler de tes premiers projets et de tes projets à venir?

Nalija: En 2004 j’ai travaillé avec Jim Jones des Diplomats sur un morceau.Ensuite j’ai fait pas mal de mixtapes, maintenant on fait la promo de Scandinavian Hip Hop Invasion et j’éspère sortir un album pour la fin de l’année. Il sera composé de chansons plus lentes, c’est ce que je préfère. Il y aura aussi des morceaux up-tempo pour les clubs, mais je préfère les slows jams.scandia_hiphop-1303.jpg
Tu as travaillé avec des producteurs français, je crois ?

Nalija: Oui, les Gwadloopeanz (Mac Tyer, Goldee, Sowlie …).

Tu as déjà bouclé la chanson ?Peux-tu nous dire quel en sera le thème ?

Nalija : Le thème est l’histoire d’amour entre moi et la musique.

Tu penses quoi des nouvelles technologies qui permettent de promouvoir la musique comme Internet par exemple?

Nalija: Je trouve ça bien, tu peux rencontrer plein de nouveaux artistes, après il y a des gens qui en profitent aussi et téléchargent illégalement et ça je n’adhère pas. Mais au final c’est une bonne chose car ça rassemble les gens. Merci L’interview a due être écourtée à cause de l’imminence du concert.Interview de Tommy Tee, Son of Light et Junior Natural

Pouvez-vous vous présenter pour les Français qui ne vous connaissent pas?

Tommy Tee: Quoi de neuf paris, c’est Tommy Tee. Je représente la Scandinavie. Tee Productions dans la place !

Son of Light: C’est Son of light même groupe, même ville, même pays, quoi de neuf Paris ?!

Junior Natural: C’est Junior Natural de Suède

Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez commencé à faire de la musique?

Tommy Tee: J’ai commencé à la fin des années 80, j’étais d’abord graffer et breaker. C’était au moment de la sortie du film Beatstreet. J’ai commencé à faire de la musique je sais pas trop pourquoi. Si il n’y avait pas eu de hip-hop, je ne pense pas que je ferais de la musique. Donc quand j’ai vu les mecs faire des instrus et tous c’est là que je me suis lancé.

Son of light: J’étais aussi breakdancer, après avoir entendu Slick Rick , j’ai commencé à écrire des lyrics et, voilà le reste, c’est de l’histoire…J

unior Natural: Mon père m’a introduit dans la musique et voilà… Tommy Tee quand tu as commencé quels ont été tes premiers projets ?Tommy Tee: A l’époque, j’ai commencé à faire des cassettes en écoutant les radios et après je faisais des loops (= boucles). Après je me suis plus investi dans la production en tant que DJ. Mon premier morceau s’appelait “Crazy Minister” sorti en1989. Après j’ai commencé à travailler avec des rappers locaux et j’ai fait des démos pendant des années et des années. Après j’ai monté la structure Tee Productions et j’ai signé Son of Light en premier. On a travaillé ensemble dans les années 90 on a sorti son album en 1997 “Deep Green”. scandia_hiphop-1318.jpg

Junior quels ont été tes premiers pas dans la musique ?

Junior Natural: J’ai commencé par une chanson qui s’appelle “Number One Girl” sortie sur King Salomon Records.

As-tu fait des shows après ? Comment a été la réception?

Junior Natural: j’ai bougé en Suède, les gens ont apprécié le son

C’est la première fois que tu sors de suède?

Junior Natural: Ouiscandia_hiphop-1315.jpg

Tu as des projets dans un futur proche ?

Junior Natural : Je travaille sur un EP qui sortira sur Border Blaster.

Tommy Tee, comment tu crées tes tracks et quelles sont tes influences en terme musical mais aussi business?Tommy Tee: Je suis meilleur en musique qu’en business c’est sûr ! Quand je fais mes sons, je suis seul dans mon coin, je ne sais pas trop ce que je fais, et je ne sais pas ce qui va en sortir Des fois c’est hardcore, des fois c’est plus smooth. Je laisse faire les choses, j’ai juste besoin d’être seul et faire mon truc. En studio, je me focalise sur ce que l’on a à faire avec l’artiste; après mes influences elles viennent vraiment de mon travail avec les gens. En terme de musique, j’écoute tout : du reggae à la soul en passant par la pop, le disco qu’importe… J’ai grandi avec différents types de musique, mes parents étaient propriétaires d’un club quand j’étais plus jeune.Et puis bien sûr j’écoute tous les nouveaux producteurs qui arrivent avec des trucs nouveaux, DJ Khalil, Battlecat, Dr Dre, Primo. Et, bien sur en travaillant avec mes artistes comme Son of light en studio, c’est ça ma plus grosse influence.

Et toi Son of light?

Son of light: Je lis beaucoup, je viens d’un hip hop plus poétique, tout ce qui est Native Tongues, A Tribe Called Quest, De La Soul… Les choses conscientes du hip-hop. Le hip-hop était une opposition à plein de mauvais trucs dans le monde. J’ai était influencé par ça et je l’ai arrangé à ma sauce, j’en ai fait un truc plus sombre. Ça correspond au beats de Tommy, il me connaît trop bien, donc c’est magique quand on fait des morceaux ensemble. Je suis content de pouvoir faire ma musique comme ça. Et je lis beaucoup. Hip-Hop is hip-hop…

Tommy tee, j’ai été impressionné par tes collaborations avec des rappers américains comme M.O.P. peut-tu me parler plus en détails de ces connexions?

Tommy Tee: Tout a commencé à l’époque où je faisais du graffiti, on voulait tous allez à New York peindre sur les trains. On a commencé à se connecter avec des gens dans le milieu et on allait peindre. Plus tard quand j’ai commencé à faire de la musique, je me suis tourné vers ces personnes car ils avaient des amis dans le hip-hop qui connaissait d’autres amis dans le hip-hop et ainsi de suite.C’est là que j’ai commencé à travailler au D&D studio à NYC dans les années 1990. Tout le monde était là-bas de Biggie à M.O.P. en passant par Gangstarr et KRS-One. C’est venu de là et à cette époque il y avait plein de jeunes qui venaient comme Talib Kweli, Punch of Words qui avait faim, on voulait rentrer dans le game. A D&D on avait trois studios qui fonctionnaient la nuit en même temps, on avait Talib qui faisait un verset pour un tel, FT qui faisait pour un notre morceau, M.O.P. eux on les forcait à venir parce qu’il son complétement barges. Donc il y avait tout le monde à cette époque dans le studio D&D et je dois les remercier pour ça parce qu’à cette époque moi aussi j’étais une valeur montante.

Comment ce sont faits les connections pour cette compilation?

Son Of light: En fait Tommy Tee faisait des beats pour Timbuktu et on était en studio avec Lazee quand Georges de Border Blaster les a appelés. Donc ça c’est fait naturellement.

Tommy Tee: En fait je t’avouerais franchement qu’il y a encore 2 mois on ne savait même pas qui était Border Blaster.Dès fois tu te focalises sur les trucs locaux ou les US. Mais ça faisait des années que l’on pensé à faire des choses en Europe. Aux Us les choses change on est en 2008, le hip-hop est partout, pour nous c’était intéressant de pouvoir se connecter avec des gens en Europe. On se focalise plus sur l’Europe maintenant que vers les US, France, Belgique; Allemagne, Royaume-Uni ou le Qatar. On veut créer une unité en Europe. On aimerait voir les gens collaborés plus souvent en Europe, les b-boys et les graffeurs font ça plus facilement. Mais il faut que l’Europe se réunisse pour montrer aux US qu’on existe.

Beaucoup de pays comme l’Allemagne ont une scène underground forte pourquoi elle n’explose pas?

Tommy Tee: Je pense que c’est parce que le hip-hop a commencé comme une sous-culture comme un truc underground, ca vient du cœur des gens. Et a certain moment ça a attiré tellement de gens dont certaines personnes on voulu faire du business, il s’en fiche de la musique mais pas de l’argent. Et les mentalités changent, ils passent 20 fois le même morceau à la radio jusqu’à lobotomiser les gens, qui finissent par ne plus aimer que le hip-hop commercial. Mais les vrais restent toujours et l’underground reste toujours.

Comment évolue la scène reggae en Suède?

Daddy Natural (Père de Junior Natural) : La scène grandit, le futur s’annonce bien mais ça reste underground.

Quand vous travailler ensemble avec Junior, comment ça se passe?

Daddy Natural : C’est facile de travailler ensemble on se connaît, j’écris et produis les textes mais on travaille ensemble. La mélodie il la travaille tout seul. Au niveau de ça je n’ai pas beaucoup de chose a lui apprendre

C’est votre premier show en dehors de Suède, qu’attendez-vous du public français?

Tommy Tee: déjà on est content d’être-là, on nous a dit que les Français n’aiment qu’écouter du rap français et je respecte ça car vous ne vous êtes pas vendus aux Américains. Mais on espère que les gens vont aimer ce que l’on fait, on aimerait créer des connections ici. Son of light: On a fait de la promo la dernière fois et l’on a été super bien accueilli. La beauté de cette culture c’est que quand tu viens avec le cœur, les gens ressentent ton énergie et la réalité. Il faut rester vrai et ils comprendront. Et il faut que l’Europe se réunisse ! On à plein de talent ici ! On devrait tout collecter et se réunir !!!

Interview de Henok

Alors le public était comment?

Paris c’est la meilleure ville au monde, c’est incroyable ! Le hip-hop ici c’est quelque chose d’autre ! C’est historique, on a Promoe avec Looptroop, Timbuktu tout le monde est là !! On est imbattable tu ne peux pas nous tester …scandia_hiphop-1391.jpg

Ça te fait quoi de partager la scène avec tant de mc’s ?

C’est… je ne peux même pas décrire mon sentiment. C’est trop fort d’être ici à Paris avec le crew…

Tu t’attendais à ça, il y a encore deux mois?

Non jamais je n’aurais imaginé ça. Hier un gars m’a appelé en me disant que le public parisien est difficile à convaincre, mais la je suis venu est c’était énorme. Là on fait une interview c’est trop fort

Quand as-tu commencé à rapper?

J’ai grandi avec le hi-hop mes cousins et mes oncles écoutaient ça donc ça fait partie de ma vie. J’écoute tous les types de musique, ça c’est fait naturellement

Quels on était les mc’s qui t’ont influencé?

En hip-hop Run DMC, Rakim, NWA, En Suède Looptroop et Timbuktu.

Quels on était des premiers projets avant Scandinavian Hip Hop Invasion?

J’ai sorti un EP l’année dernière appelé « That Fuckin’ Guy The EP » (une tuerie au passage !) que l’on peut télécharger gratuitement. J’ai aussi rapper sur d’autres projets

Et tes nouveaux projets? J’ai un nouvel album qui va sortir, avec un premier single le mois prochainPour l’album, tu vas travailler avec des gens en particulier

J’avais envie de faire de la musique avec des gens qui sont de bons musiciens avec tout le monde. Des gens qui ont des bons lyrics, des bonnes vibes. Pas d’artistes en particulier je suis ouvert à tout.

Depuis quand la scène hip hop est développée en Suède?

Les premiers groupes sont apparus au début des années 90.

La scène hip-hop Suédoise retient beaucoup l’attention chez vous ?

lI y a pas mal d’attention, on prépare nos albums. Les medias sont obligés de parler de nous car les gens s’intéressent à nous…

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