coverAprès son premier essai concluant The Love Experience sorti en 2005 et écoulé à plus de 250 000 exemplaires, Raheem DeVaughn nous revient avec encore plus de Love avec son nouvel album Love Behind The Melody sorti fin Janvier 2008. Raheem DeVaughn est le genre de chanteur de R&B/Nu-Soul que l’on peut avoir de la peine à dater précisément lorsqu’on l’écoute. Son héritage musical hérité d’un père jazzman et ses influences dont les personnages prépondérants sont Marvin Gaye et D’Angelo (avec lequel la ressemblance physique est troublante) en font un artiste qui cède assez peu aux mélodies électroniques qui ont court dans le R&B timbalandisé d’aujourd’hui. Cet état de fait est peut-être aussi une des raisons qui font qu’il est l’un des artistes les plus sous-estimés de sa génération. Love Behind The Melody est là pour changer cette situation et faire revenir le R&B à ses sources. Plongeons dans un monde où le Love est partout…Cet album résume assez bien le cheminement de la vie amoureuse. D’abord il y a les femmes à qui le chanteur rend hommage dans le sublimissime titre « Woman ». Cette chanson, que vous n’avez pas pu éviter si vous êtes branchés sur le 88.2 depuis fin Septembre, est un véritable hommage rendu à la junte féminine dans son ensemble avec une performance vocale exceptionnelle et sincère de Raheem DeVaughn. Cette prestation lui a d’ailleurs valu une nomination aux Grammy Awards dans la catégorie de la meilleure performance vocale masculine 2008. On est en présence du titre phare de l’album dès la deuxième piste. Après il faut faire son choix parmi les femmes et souvent c’est le désir qui nous guide. Justement le désir est le sujet de deux pistes qui se suivent. La première est une déclamation à la manière des Last Poets, signée Malik Yusef étoile montante de Chi-Town qui vient de sortir un très bon titre accompagné de Kanye West, Common et JV s’il vous plaît. La seconde piste simplement intitulée « Desire » est peut-être une des chansons qui ressort le moins de l’album.Une fois qu’on a trouvé LA femme à séduire, on sort en club le vendredi soir jusqu’au matin avec elle. C’est le thème de « Friday (Shut The Club Down) », son qui caractérise parfaitement le « paradoxe DeVaughn » avec un sample du « My Girl » des Temptations et des références dans le texte à T-Pain ou le « Rockstar » des Shop Boyz… et au final on a un très bon morceau.Pendant la soirée on pourrait entendre le funky « Energy » qui est une nouvelle dédicace aux femmes empreinte d’amour où Big Boi de Outkast s’extirpe du Dirty South avec le flow nonchalant qu’on lui connaît. La soirée finie, si on a assuré, on peut passer aux affaires sérieuses et commencer à remué sous les draps avec sa douce. Le « Marathon » peut commencer… Sur ce titre on retrouve les Floetry (seule participation féminine de l’album) qui apportent leur talent et illustrent très bien lyricalement la sensualité d’ébats si doux que les secondes en deviennent des minutes et les minutes des heures. Pour la mettre en ambiance on peut aussi écouter « Mo’ Better », slow langoureux dont l’influence de la soul des années 1960-1970 est indéniable. La chaleur est à son comble.Le matin venu, une fois qu’on a conclu et passé une nuit sensuelle et érotique, on se sent pousser des ailes. On sort sur le pas de sa porte les oiseaux chantent, le soleil brille. C’est le moment idéal pour écouter « Buterflies » chanson plus que joyeuse aux saveurs d’évasion. On pourrait avoir des visions de courses effrénées dans de grands champs du sud des Etats-Unis à l’écoute de ce son. On est heureux et on en veut encore, on se shoote à la « Love Drug » nouvelle chanson qui donne envie de prendre entre ses bras sa douce. Musicalement on ressent fortement l’influence de Marvin Gaye.Mais un jour c’est l’overdose et on arrête tout. On tente de recoller les morceaux sur « Try Again », son refrain puissant et un rythme qui rappelle « Used To Love You » de John Legend mais en plus lent. Finalement on trouve quelqu’un d’autre mais on est loin de ses attentes et on se rend compte qu’on recherche en fait une copie de l’être qu’on vient de perdre. C’est le sujet « She’s not you » superbe chanson poignante qui nous aide à se rappeler de notre meilleure ex. On se met alors à errer puis à voir plusieurs femmes différentes … on devient donc le vendeur du magasin d’amour dont on écoute l’histoire dans « Customer » énorme chanson pour faire l’amour où Raheem DeVaughn exauce les fantasmes de ses clientes et où « Satisfaction Is Garanty ».On a au final un très bon album assez équilibré où règne sans cesse l’atmosphère. Ce disque est rempli du “Four Letter Word” et de chansons pour faire l’amour … d’ailleurs personne ne veut me prêter sa copine ? Allez c’est la St-Valentin faites lui un beau cadeau 🙂 !!!Peace

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Adrien AkA Big Ad, Streetblogger (votre serviteur)

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