tony_touch_logo.jpgLe GIBUS, club incontournable de la capitale, nous accueil ce Jeudi soir pour rencontrer un des DJs légendaires venu de New York City, Tony Touch.

Mais avant d’avoir l’occasion d’écouter son mix, moi et Sidy avons l’opportunité d’interviewer le DJ en tête à tête dans le carré VIP de la boite:

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Salut Tony, peux tu nous dire quels sont tes nouveaux projets?

Tony Touch: Salut; je viens de sortir une mixtape qui s’appelle Hip Hop 83. C’est une mixtape qui reprend tous les sons underground du moment. On y retrouve le Wu-Tang, Pete Rock, Busta mais aussi Lupe Fiasco ou Lil Wayne.

En parlant de mixtape, comment vois-tu l’évolution des tapes aux Us en ce moment?

Tony Touch: L’industrie est vraiment dingue en ce moment, elle est entrain de changer. Tu vois tu vas dans certains magasins qui ne veulent plus vendrent des tapes et pourtant chez les disquaires tu retrouves tout le temps les mêmes mixtapes mixées par les mêmes DJs. Mais plus que jamais l’industrie du disque à besoin des mixtapes.

Tu as travaillé avec tous les plus grands MCs, quels est celui qui t’as le plus impressionné?

Tony Touch: KRS ONE man, ses performances et ses lyrics sont les meilleurs de toutes.

Et, est ce qu’il y’a un rappeur avec lequel tu n’as pas travaillé et tu aimerais?

Tony Touch: Ouais Rakim c’est le seul avec qui je n’ai pas collaboré et j’aimerais beaucoup.

Est-ce que tu connais des MC français?

Tony Touch: Il y en a trop à cité, mais j’aime surtout des DJs comme Cut Killer.

Tu as sorti en 2004 une mixtape avec un DJ suisse; DJ Ace comment c’est faite la connexion?

Tony Touch: DJ Ace faisait des soirées en Suisse auxquels il m’invitait; la connexion c’est faite toute naturellement.

Comment as-tu commencé au sein de la culture Hip Hop?

Tony Touch: J’ai commencé comme B-Boy, je dansais; en 1993 j’ai rencontré le Rock Steady Crew et à partir de la tout a commencé réellement pour moi.

Est-ce que tu es encore impliqué avec le Rocksteady crew?

Tony Touch: Bien sur; on à célébré nos 30 ans l’année dernière c’était terrible.

À tes débuts, quelles étaient tes influences en terme de DJ?

Tony Touch: Mes références sont Red Alert, Marley Marl et Jam Master Jay.

Quelles sont les différences entre la culture Hip Hop en France et aux US?

Tony Touch: À Paris, le son est encore très Hardcore!!

Tu as fait des tournées à travers le monde; quels sont les pays qui t’on vraiment marqués?

Tony Touch: Le Japon est phénoménale, en plus ils ont tous les disques et pour les baskets c’est le paradis.

Qu’est ce que tu préfères, rester à NYC pour enregistrer en Studio ou faire des tournées à travers le monde?

Tony Touch: Franchement être en tournée, rencontrer des gens et partager un moment avec eux.

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Comment c’est fait la connexion avec Tommy Boy à l’époque est ce que c’est eux qui sont venus vers toi ou vice versa?

Tony Touch: Tu sais à l’époque ça c’est fait assez naturellement, ils avaient besoin de DJs. Comme Loud a eu besoin de Funkmaster Flex; Tommy Boy a eu besoin de Tony Touch. Mais le deuxième Piece Maker est sorti chez Koch et pas chez Tommy Boy. D’ailleurs le Piece Maker 3 devrait sortir au courant de l’année.

Est-ce que tu peux nous dire qui sera en featuring sur l’album?

Tony Touch: Pas pour l’instant, mais probablement tous le monde de Krs One à Eminem.

Peux-tu me parler un peu de ce qui t’as poussé il y’a quelques années à sortir des CD de reggaeton?

Tony Touch: C’est la musique de mon île (Puerto Rico), je représente cette culture Latinos. Mais tu sais en tant que DJ je joue aussi du Rock’n roll du R’n’B , de la House. Mais pas de la House européenne, je dirais plus tous ce qui est Soulfull House, ou Garage, de la Chicago House quoi!

Comment vois-tu la scène Latinos au sein du Hip Hop?

Tony Touch: Au début il y avait beaucoup de Latinos dans le DJing, dans la danse et le graffiti. Après beaucoup de MC sont apparus comme Fat Joe, Cypress Hill ou Raekwon. Mais pour moi ils ont vraiment eu un rôle très important dans la communauté DJ.

Comment vois-tu l’évolution du HH aux US?

Tony Touch: Pour moi New York City reste la capitale du Hip Hop dans le monde, tu sais la bas tous le monde est un peu Hip Hop quelque part. Mais NYC c’est une ville qui vit à cent à l’heure et ce n’est pas représentatif des Etats Unis. Dans le reste des US le mode de vie est beaucoup plus tranquille, c’est pour ça que beaucoup de gens s’identifient à la Dirty South qui grâce à cela à beaucoup de succès. Et puis les gens aiment de plus en plus les sons basiques. Mais au final quand tu regardes les artistes qui vendent le plus d’albums ce sont: Kanye West, 50 cent et Jay-Z. Ils viennent tous de la cote est (hochement de tête).

Tu as commencé par être un DJ et après tu t’es mis à rapper. Est-ce que c’était quelque chose de naturel?

Tony Touch: Ouais c’était naturel! Tu sais je ne me considère pas vraiment comme un rappeur à part entière. Je fais ça pour m’amuser. J’ai ramené un nouveau style de rap en Spanglish qui a était repris par des groupes comme Beatnuts, les Diaz Brothers ou même Tego Calderon!

Comment vois-tu l’évolution de l’industrie de la musique avec l’arrivé d’Internet?

Tony Touch: Moi je trouve ça bien, ça rapproche les gens quelque part. Regarde mon myspace par exemple, c’est moi qui écrit dessus et c’est vraiment important aujourd’hui de travaillé avec l’outil internet.

Et les mp3?

Tony Touch: Tu sais man, le monde change, les gens doivent s’y habituer; tu ne peux pas revenir en arrière, ce n’est pas possible! Moi j’utilise le Serato et je trouve ça génial. Regarde avant tu étais obliger de ramener plein de Flight case avec tous tes disques aujourd’hui j’ai besoin juste d’un ordinateur, c’est dingue.

Comment voit-tu l’arriver de la Vidéo dans le DJing; aujourd’hui tu peux mixer des vidéos?

Tony Touch: Je pense que les gens ne sont pas encore prêts pour ça. Ils ne sont pas prêts pour le changement. Je me vois mal mixé dans un club ou les gens ne dansent plus parce qu’ils sont fascinés par les vidéos

Dernière question est ce que tu es entrain de produire des morceaux pour certains artistes?

Tony Touch: Ouais je travails beaucoup avec Doo Wop qui est la moitié du groupe Diaz Brothers; et aussi sur le projet d’une chanteuse de R’n’B qui s’appelle Soni.

Merci Tony Touch peux tu nous faire une dédicace pour Streetblogger

Tony Touch: Of course (check)!!!

L’interview se termine vers 1H00 du matin et juste après Tony Touch se met aux platines pour ambiancer la salle du Gibus.Il prend le micro pour une petite intro fracassante avant de mixer quelques classiques de Big L, Snoop & Tupac, Biggie.Sur le morceau de Notorious B.I.G. “Kick in the door” il nous gratifie d’un passe passe sur le “biggie” puis sur le “this goes out to you”. Tony Touch dispose d’une technique vraiment impressionnante tout en restant très musical.tony-touch-3.jpg

Il passe ensuite quelques morceaux de dancehall en passant par le reggae pour finir par du reggaeton; toujours en restant très présent au micro.

La soirée se poursuit en présence de quelques danseurs conquis par le mix du DJ.

Tony Touch a su faire danser le public du Gibus grâce à une culture musical vraiment riche sur des mixes qui sont parfaitement travaillés. Aucun dérapage du DJ, qui s’impose vraiment comme une icône du Hip Hop New Yorkais de part sa passion pour cette culture mais aussi de part son parcours impressionnant qui va de la danse au DJing en passant par le rap et la production.

Tony Touch grâce à ses soirées, ses mixtapes, ses connexions dans le rap game risque bien de rester un DJ de référence pendant encore de nombreuses années et on lui souhaite!!!

Interviewé et chroniqué par K-Lé pour URBAN YOUVOX/ GENERATIONS 88.2

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  • The Golden Years Of Hip Hop – 6 ans déjà…!
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